SALONS ET EXPOSITIONS
SALON
Crapelet. — Examen du Salon. — Paris, Rozet, in-8°; 2' partie, p. 5.
« Le peintre s'est ti-ompé sans doute en datant son pay- « sage de Rome, nous croyons qu'il a été fait à Sèvres, et il « pourrait figurer, comme ceux de M. Malbranche, parmi « les produits de la manufacture... »
Delécluze. — Journal des Débats ; 4 avril.
« Une Vue prise de Narni et une Campagne de Rome « par M. Corot rappellent bien ce mélange de grâce et de « sévérité dont la terre d'Italie offre tant d'exemples ».
Explication des ouvrages exposés au Musée Royal des Arts. Paris, 1827, in-i8 ; p. 50.
Simple indication de nom et de titre.
Journal des Artistes, 2 mars 1828. — Exposition de 1827 (15" article) ; p. 138 et 139.
« M. Corot... a un bon ton de couleur, des effets pi- « quants, de la fraîcheur et de la transparence. Nous l'invi- « tons à mieux soigner le dessin et la variété de ses « arbres... »
Cité par nous, T. I, p. 46.
Visite au Musée du Louvre, ou Guide de l'amateur à l'Exposition de 1827-1828, par une Société de gens de lettres et d'artistes. — Paris, 1828, in-i8 ; p. 103.
« Il n'est pas possible que l'auteur ait peint d'après <f- nature... ; rien d'arrêté dans sa composition, des tons « hachés, des teintes qui tombent dans le violet. Il nous ^. semble qu'on aurait pu mieux choisir pour nous donner « une idée de la campagne de Rome. M. Corot est cepen- <: dant un peintre de mérite... *
Aucune mention dans Jal (A). — Esquisses, croquis, pochades... sur le Salon de 1827.
183 I SALON
Delécluze. — Journal des Débats, 14 mai.
« M. Corot aime et cherche dans la nature les sites, les « aspects qui peuvent produire une impression vive, forte et « durable sur l'âme des spectateurs. Cet artiste, qui colore •r le paysage avec finesse et originalité, s'étudie aussi à faire «■ des maladresses... Sans que leurs compositions se res- « semblent, il y a une analogie entre celles de MM. Aligny, « Corot et Edouard Bertin, qui donne à cette confraternité « de talent toutes les apparences d'une fondation d'école de « paysagistes... »
(i) Cette bibliographie, commencée par M. Alfred Robaut avec le concours de M. A. Dubuisson, a été complétée par d'importants emprunts à la riche bibliothèque artistique de notre ami, M. Maurice Tourneux et grâce à la collaboration spéciale de M. Paul Cornu.
Jal (Auguste). — Salon de 1S31. Ebauches critiques. Paris, in-8° ; p. 153.
« Messieurs Aligny, Corot et Edouard Bertin emploient « de beaux tons, ils ont de belles lignes dans leurs paysages ; « tnais, autant par l'uniformité de leur couleur que par celle « de leur touche, ils font de la peinture plate et sans « ressort... *•
Lenoemant (Ch.). — Artistes contemporains : Salons de 183 1 et de 1833. Paris, in-8° ; t. I, p. 83.
« Un sentiment profond de la lumière, de l'originalité « dans l'ajustement des lignes, des terrains modelés avec « fermeté décèlent dans cet artiste une organisation heu- <?: reuse soutenue par des études persévérantes : ce qu'on «r. voudrait seulement, c'est que M. Corot, en achevant de « débrouiller son talent, apprit un peu à sacrifier aux grâces, " comme on disait en l'an VIII. L'aspect de ses paysages " est d'une tristesse qui contraste avec la nature toute calme f. et lumineuse des sites représentés; la couleur des terrains « est aussi d'un gris moitié rouge, moitié ardoise, dont « l'uniformité est fatigante. *