L. P. (Louis Peisse). — Le National ; 4 juillet
<r... MM. Corot et Ed. Bertin ont aussi la même pro- « pension à cette manie d'originalité qui gâte tant de vrais * talents. C'est une maladie de l'esprit qui passe bientôt « dans l'œil et dans la main... *
ScHŒLCHER (Victor). — L'Artiste; i" série, t. II, p. 2.
« De nombreux paysages attestent la fécondité de cet 1 artiste ; mais, ce qui vaut mieux, ils sont très empreints 'T. d'un grand mérite. L'imagination de M. Corot a quelque « chose de grave, mais on aimerait qu'il lui demandât une ^ nature moins nue, moins sèche, moins monotone, et qu'il « cherchât sur la palette de plus riantes couleurs, i.
Aucune mention dans le Constitutionnel, ni dans Planche (Gustave), Salon, in-8', réimprimé dans: Etude sur l'Ecole française. T. I, Paris 1855, in-i8.
SALON
Le Constitutionnel, q avril.
« MM. Aligny et Corot... sont très bons aussi ; larges, « simples, en plein soleil, un peu lourds d'exécution, mais «• puissants et forts. >
Delécluze (E.J.).
1" mai.
Journal des Débats,
« Il y a encore un jeune paysagiste plein de bonnes « qualités qui poursuit la naïveté avec trop d'acharnement. « C'est M. Corrot (sic); outre cela, ses compositions se « ressemblent trop et manquent trop souvent d'intérêt. « C'est toujours un ciel plein de fond et de transparence il « est vrai, mais trop habituellement opposé à des terrains r dans le demi-ton. Les ouvrages de M. Corrot, quand je r les vois de loin, me font toujours penser à ceux de *; Wynantz, mais ils en diffèrent en ce que ceux du maître
« sont étudiés dans tous leurs détails avec une minutie « quelquefois excessive, tandis que les tableaux de M. Co- « rot ne sont bien souvent que àes pochades. »
Jal (Auguste). — Les causeries du Louvre. Paris, Gosselin, in-8''; p. 355.
r Les devans, grandement écrits, sont d'un peintre de - style; les eaux sont belles et transparentes; le chemin " que va prendre la charrette qui sort de l'eau, parfait de " contour, de perspective et de profondeur; les arbres res- " semblent plus à la nature que ceux de M. Aligny. Voilà « les qualités ; voici les défauts : M. Corot est gris comme « M. Aligny, mais moins puissant et moins lumineux; il •r. est lourd dans les fonds, les feuilles des arbres et tous les « détails des plantes; son ciel manque d'air; ce n'est pas ' un espace, c'est un corps opaque. Chez M. Aligny, au ' contraire, le ciel est parfaitement vrai de ton, d'aspect,
* et même de légèreté. *
Jan'ix (Jules). — L'Artiste, i" série, t. V, P- 74-
Les compositions de Corot sont citées parmi « ce qu'il y a de meilleur en fait de paysage. »
Journal des Artistes; VII* année, 7 avril ; vol. I, t. XIII, p. 248.
« M. Corot a exposé une fort belle et importante Vue de 'T la Forêt de Foiitaiiichlcau. Le grand paysage est savam- ' ment exécuté ; les arbres y sont faits franchement ; les
* terrains sont d'un ton très fin et très vrai. Il faut vive- " ment applaudir aux progrès remarquables de cet artiste. >
Ch. L. (Charles Lenormant). — Le Temps, 2 avril, réimprimé dans : les Artistes contemporains. Paris, Mesnier, 1833, 2 vol. in-8''; t. II, p. 103.
« M. Corot, cette année, incline au familier. Son horizon
" est bas et sans recherche de lumière ; ses figures sentent
" l'étude des Flamands. Le dessin de ses arbres est plus
" vrai et plus varié que chez son modèle ordinaire ; ses
f. eaux sont transparentes comme dans un Ruysdaël. On
" retrouve le peintre de style dans l'étude large des terrains,
f dans la belle et sévère disposition des premiers plans. Le
r chemin montant à gauche du spectateur produit la plus
« agréable illusion. Si M. Corot empâtait moins ses fonds
•? et cherchait à se débarrasser d'un ton gris qu'il partage
■r avec M. Ed. Bertin, il me semble qu'il arriverait bien
« près du but... Tel qu'il est, le tableau de M. Corot me
T. semble le paysage le plus complet de l'exposition de
<^ cette année. »
Cité dans notre T. I, p. 58.
N . (Nisard ?). — Le National, 28 avril.
•r M. Corot... dont les paysages ont de la vie, dont le « dessin est naturel, quoique un peu lourd, les tons assez « vrai quoique grisâtres. »
Aucune mention dans : Laviron (G.) et Galbaccio ; Le Salon de 1833. Paris, in-8°.
Salon de G. Planche, réimprimé dans :
Etudes sur l'Ecole française, Revue des Deux- Mondes.
F... et F. Châtelain, Prométhéides. Revue du Salon de 1833, in-8°.
Le Protestant, i" avril (art. de Athanase Coquerel).
SALON
Delécluze (E.-J.). — Journal des Débats, 4 mai.
« Les ouvrages de MM. Cabat et Corot manifestent « évidemment le désir qu'ont ces jeunes artistes de repré- « senter la nature sous un aspect qu'ils préfèrent. Mais à « travers les efforts qu'ils font pour arriver à la vérité, on « retrouve trop souvent... l'emploi de pratiques empruntées « à l'Ecole hollandaise... >