I.E MARQUIS
Ah ! ma cousine, que mademoiselle est grasselte, qu'elle est blanche ! Ah ! quelles fesses ! quelles pommes de fesses I
THÉRÈSE
Mais, monsieur, vous baisez mes fesses à tout moment. Vous me maniez partout. Ce n'est pas là le jeu. Donnez-moi donc une lape, que je devine.
AUGUSTE
Attends, ma fille, que je m'allonge sous toi. Recommençons le petit jeu de tantôt, et laissons-le faire... Passe ton bras droit sous moi... avance celte main... ce doigtlà...
THÉRÈSE
Ah! ma chère amie, que tu me chatouilles! fais, fais !... ah ! que tu me donnes de plaisir !
AUGUSTE
Que lu travailles bien aussi!.., fort!... fort!... Ma mignonne, lu me ravis !
LE MARQUIS
Je suis pâmé d'aise, ma chère cousine.
Auguste, en vérité, il me baise partout... Je crois vraiment qu'il me lèche... Ahi ! le chien ! il me mord ! Ah ! jerny ! où me la mets-tu?... Ne pousse pas tant ; tu me fais un mal horrible,- tu m'ôtes tout le plaisir que me fait ta cousine... Ah! Auguste, continue!... Ah!... fort bien!... Ah!... chien... chien!... que lu me fais mal!,.. Ah!... que mes fesses me cuisent!... Ah! ma cousine... le voilà entré, le
<)?, . L ŒL'VUE DE CHEBILI.ON LE FII.S
voilà dans mon corps!... il est comme un tison ! aii!... que je souffre !
AUGUSTE
Redouble, redouble!... M'y voilà!... Ab ! ah!... baisemoi !... baise-moi ! cela est fini !
TUÉufiSE
Abi !... ma obère amie!... j'ai la fièvre, j'ai le feu dans les reins... Ahi !... abi !... je n'en puis plus !
LE MARQUIS
Ah! je l'ai fait, à la fin !... Les forces me manquent... Je m'évanouis de plaisir !...
AUGUSTE
Eh bien! nous voilà tous trois à nous regarder sans nous rien dire.
THÉRÈ.-E
Ab ! malheureuse que je suis, que m'a-t-il fait?
AUGUSTE
Je crois bien qu'il t'a fait mal : mais avoue que je t'ai fait encore plus de plaisir.
Je suis toute mouillée.
AUGUSTE
Et moi aussi ; qu'est-ce que cela fait ? 11 n'y aura qu'à se laver.
LE MARQUIS
Ma charmante Thérèse, je vous en demande pardon; la beauté de votre corps m'a transporté... Je vous ai forcée, je vous ai violée; mais je n'ai pu faire autrement, et je vous en demande pardon.
THÉRÈSE
Auguste, ma chère Auguste, cela ne me laisse-t-il rien à craindre pour les suites?
AUGUSTE
Sil t'avait forcée par devant, c'était une autre affaire. Mais, par derrière, ce n'est rien.
THÉRÈSE
Tu m'en assures.
LE MARQUIS
Et moi aussi, mademoiselle, je vous en réponds. On n'a jamais fait d'enfants par là.
THÉRÈSE
Tu me consoles... Mais, pourtant, le derrière me cuit et me fait si grand mal !
C'est l'affaire dune heure. Ce soir, il n'y paraîtra plus... Viens, ma Thérèse ; approche, cousin ; donne ta bouche et toi la tienne.,. Baisons-nous... encore!... aimons-nous bien!... Levons-nous. Allons, Thérèse.
THÉRÈSE
Je n'en ai pas la force.
LE MARQUIS
Moi, je ne suis pas pressé.
AUGUSTE
Allons, allons, il se fait tard : levons-nous pour le coup. Habillons-nous vite et nous séparons.