‹ L'œuvre de Crébillon de filsChapitre 11 sur 48 · I.E MARQUIS · texte numérisé non relu

I.E MARQUIS

Ah ! ma cousine, que mademoiselle est grasselte, qu'elle est blanche ! Ah ! quelles fesses ! quelles pommes de fesses I

THÉRÈSE

Mais, monsieur, vous baisez mes fesses à tout moment. Vous me maniez partout. Ce n'est pas là le jeu. Donnez-moi donc une lape, que je devine.

AUGUSTE

Attends, ma fille, que je m'allonge sous toi. Recommençons le petit jeu de tantôt, et laissons-le faire... Passe ton bras droit sous moi... avance celte main... ce doigtlà...

THÉRÈSE

Ah! ma chère amie, que tu me chatouilles! fais, fais !... ah ! que tu me donnes de plaisir !

AUGUSTE

Que lu travailles bien aussi!.., fort!... fort!... Ma mignonne, lu me ravis !

LE MARQUIS

Je suis pâmé d'aise, ma chère cousine.

Auguste, en vérité, il me baise partout... Je crois vraiment qu'il me lèche... Ahi ! le chien ! il me mord ! Ah ! jerny ! où me la mets-tu?... Ne pousse pas tant ; tu me fais un mal horrible,- tu m'ôtes tout le plaisir que me fait ta cousine... Ah! Auguste, continue!... Ah!... fort bien!... Ah!... chien... chien!... que lu me fais mal!,.. Ah!... que mes fesses me cuisent!... Ah! ma cousine... le voilà entré, le

<)?, . L ŒL'VUE DE CHEBILI.ON LE FII.S

voilà dans mon corps!... il est comme un tison ! aii!... que je souffre !

AUGUSTE

Redouble, redouble!... M'y voilà!... Ab ! ah!... baisemoi !... baise-moi ! cela est fini !

TUÉufiSE

Abi !... ma obère amie!... j'ai la fièvre, j'ai le feu dans les reins... Ahi !... abi !... je n'en puis plus !

LE MARQUIS

Ah! je l'ai fait, à la fin !... Les forces me manquent... Je m'évanouis de plaisir !...

AUGUSTE

Eh bien! nous voilà tous trois à nous regarder sans nous rien dire.

THÉRÈ.-E

Ab ! malheureuse que je suis, que m'a-t-il fait?

AUGUSTE

Je crois bien qu'il t'a fait mal : mais avoue que je t'ai fait encore plus de plaisir.

Je suis toute mouillée.

AUGUSTE

Et moi aussi ; qu'est-ce que cela fait ? 11 n'y aura qu'à se laver.

LE MARQUIS

Ma charmante Thérèse, je vous en demande pardon; la beauté de votre corps m'a transporté... Je vous ai forcée, je vous ai violée; mais je n'ai pu faire autrement, et je vous en demande pardon.

THÉRÈSE

Auguste, ma chère Auguste, cela ne me laisse-t-il rien à craindre pour les suites?

AUGUSTE

Sil t'avait forcée par devant, c'était une autre affaire. Mais, par derrière, ce n'est rien.

THÉRÈSE

Tu m'en assures.

LE MARQUIS

Et moi aussi, mademoiselle, je vous en réponds. On n'a jamais fait d'enfants par là.

THÉRÈSE

Tu me consoles... Mais, pourtant, le derrière me cuit et me fait si grand mal !

C'est l'affaire dune heure. Ce soir, il n'y paraîtra plus... Viens, ma Thérèse ; approche, cousin ; donne ta bouche et toi la tienne.,. Baisons-nous... encore!... aimons-nous bien!... Levons-nous. Allons, Thérèse.

THÉRÈSE

Je n'en ai pas la force.

LE MARQUIS

Moi, je ne suis pas pressé.

AUGUSTE

Allons, allons, il se fait tard : levons-nous pour le coup. Habillons-nous vite et nous séparons.

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