‹ L'œuvre de Crébillon de filsChapitre 10 sur 48 · LE MARQUIS, ÏHÉKÈSE, AUGUSTE · texte numérisé non relu

LE MARQUIS, ÏHÉKÈSE, AUGUSTE

Bonjour, mademoiselle Auguste, je viens vous rendre visite.

AUGUSTE

Et comment êtes-vous entré ici, monsieur?

LE MARQUIS

Moi? Par la porte! Y a-t-il du mal à cela?... Qu'est-ce que c'est? vous me paraissez bien sérieuse, et cette demoiselle-là aussi, que je n'ai pas Ihonneur de connaître.

AUGUSTE

Vous avez donc congé aujourd'hui au collège?

LE MARQUIS

Oui; c'est mon valet de chambre qui m'a amené jusqu'à la porte et qui doit venir me prendre pour me ramener.

THÉRÎîSE

Auguste, écoute... un mot... Qu'est-ce donc que lu me faisais accroire d'un neveu de la tourière?

AUGUSTE

A son défaut, ne pourrait-on pas s'accommoder d(> celui-ci? comment le trouves-tu?

TUÉRÈSE

Il est de la plus jolie figure du monde; il est charmant... Mais qui est-ce donc?

AUGUSTE

Nous le retenons. Veux-tu que nous en fassions quelque chose ?

THÉRtlSE

Mais... s'il allait se fâcher?

AUGUSTE

Laisse-moi faire.

LE MARQUIS

Eh bien ! mesdemoiselles, vous êtes-vous tout dit? Puis-je être présentement de la conversation?

AUGUSTE

Monsieur, qui vous a fait si hardi que d'entrer ici?

LE MARQUIS

Mademoiselle, j'ai cru bien faire. La tourière m'a dit que vous étiez seule. Si j'avais su que cette personne était avec vous, je n'aurais pas pris tant de liberté.

AUGUSTE

Vous la trouvez donc belle, cette demoiselle ?

LE MARQUIS

Oui, par ma toi, belle et très belle, et si nous en avions au collège une comme elle et une comme vous, je n'en voudrais jamais sortir.

AUGUSTE

Et que prétendez-vous faire, monsieur, ici, entre elle el moi ?

yS l'œuvre de GUÉBILLON LE FILS

LE MAKQLIS

Je suis à vos ordres. Vous me commanderez ce qu'il vous plaira.

AUGUSTE

Thérèse, je gage que ce petit coquin a de mauvais desseins et qu'il voudrait voir comment nous sommes faites.

LE MARQUIS

Ah! mademoiselle, quel hoiiheur ce serait pour moi!... Quant à vous, Auguste, vous me l'avez promis, j'ose le dire devant votre amie.

AUGUSTE

Quelque jour, cela viendra... Oh! çà ! Thérèse, que ferions-nous bien pour nous divertir?

LE MARQUIS

Voulez-vous, mesdemoiselles, que nous jouions à quelque jeu? Vous n'avez qu'à dire.

AUGUSTE

Je le veux bien ; jouons aux tapes.

THÉRÈSE

Je ne sais pas celui-là. Comment fait-on?

LE MARQUIS

Je le connais... N'est-ce pas celui où l'un se tient la tête appuyée sur l'autre, qui fait la borne, et, le corps courbé en cet état, présente sa main par derrière pendant qu'on lui tient les yeux fermés?^'

THÉRÈSE

Eh bien?

On lui donne des tapes dans la main, et lorsqu'il devine celui qui l'a tapé, il le fait mettre à sa place.

THÉRÈSE

Ah ! j'entends.

LE MARQUIS

Mais, à nous trois , nous ne saurions jouer ce jeu-là.

AUGUSTE

Pourquoi?

LE MARQUIS

Ne voyez-vous pas qu'il faut que l'un de nous fasse la borne, qu'un autre se mette en posture de recevoir les tapes?... Il n'en resterait qu'un pour en donner; il ne serait pas difficile de le deviner.

AUGUSTE

Oh ! quand nous ne sommes que trois, voici comme nous faisons, nous autres : il y en a une qui fait la borne, l'autre qui appuie la tète sur elle et qui tend le derrière pour recevoir les tapes, et la troisième, qui les applique, donne à deviner de quelle main, si c'est la droite ou la gauche, et si on l'a deviné, la tapeuse est mise à la place de celle qu'elle a lapée; et on est assez embarrassé pour deviner, parce que, dans l'intervalle, la tapeuse passe et repasse vite et vile les mains ensemble sur le dos et la croupe de celle qui reçoit et que la tape arrive toujours en surprise.. - Veux-tu en essayer?

LE MARQUIS

Voyons, je ne connais pas cette façon, mais je me mettrai bientôt au fait.

Pour mieux faire, ôtons d'abord nos robes.

LE MARQUIS

C'est bien dit, et moi mon habit; il est si chargé de réseau qu'il m'étouffe.

THÉRÈSE

Moi, pourquoi ôterais-je la mienne? je ne veux faire que tenir celui ou celle qui tapera.

8o . L'(i:rvnK de cki:bill()N le fils

AUGUSTE

N'importe, ma mignonne, ôte toujours... Bon... Ah! friponne, lu as la taille fine... Oh! çà, Thérèse, il faut t'asseoir sur le pied du lit.

LE MVUQULS

C'est donc sur mademoiselle qu'il faut que je m'appuie la tête.

AUGUSTE

Oui, elle fait la borne, cela l'instruira.

THÉRÈSE

Me voilà toute prête.

LE MARQUIS

Allons ! allons !

AUGUSTE

Thérèse, prends garde qu'il n'y voie : passe les bras par-dessus lui... bon; tiens-le bien embrassé. Là, fort bien !

Il faut avouer, Auguste, que je présente une belle croupe. Allons, voyons donc si ce sera la main gauche ou la main droite qui me donnera la première tape : je gage que je la devine... Eh bien! où mets-tu donc ta main? que fais-tu donc? Ma cousine, ma cousine, tu me déculottes!

AUGUSTE

C'est que j'avais oublié de te dire qu'on ne joue ce jeu-là qu'à cul nu, et qu'au lieu de taper sur la main, c'est sur la

fesse.

THÉRJiSE

Comment, Auguste, c'est là ce joli cousin dont tu m'as tant parle ?

AUGUSTE

Oui, vraiment, c'est lui.

TABLEAUX DES MŒURS DU TEMPS Si

LE MARQUIS

Me voilà tout de bon déculotté : tant mieux, tant mieux, puisque c'est à cul nu! Chacun aura son tour... Ah! ma cousine, comme tu me trousses!

AUGUSTE

Thérèse, tire à toi sa chemise et la retiens bien.

LE MARQUIS

Tu conviendras, ma cousine, qu'on ne peut pas le donner plus beau. Me voilà bien à ta discrétion; tu n'as qu'à taper.

AUGUSTE

Tiens, Thérèse, regarde! Vois comme il a de jolies fesses.

LE MARQUIS

Ma chère Auguste, tu les manies à ton aise, fort bien ! tu me les brosses à merveille. Mais tape donc d'une main, si tu l'oses !

THÉRÈSE

Auguste, je suis tout étonnée; je croyais les garçons autrement faits que nous : c'est tout à fait la même chose.

AUGUSTE

Tâte comme il a la peau douce !

THÉRÈSE

Ma chère amie, fais-moi un plaisir.

AUGUSTE

Quoi?

THÉRÈSE

Découvre-moi ton derrière, là, auprès de lui, trousse- toi.

AUGUSTE

Veux-tu nous comparer?... Tiens!

82 l'œuvue de crébillon le fils

le mauqi'is Mais moi, qui reste là, je veux voir aussi.

THÉRf:SE

Non, monsieur, non... Auguste!... Ma foi, il est aussi beau que nous !

Oui, mais attends... Tiens, vois-moi un peu plus haut... la chute des reins...

THÉuiiSE

Oh ! tu l'as plus Ijclle que lui !

AUGUSTE

Allons, allons, voyons ce derrière... Frottons, frottons!

LE ALVRQUIS

Fort bien!... fort bien!... tape donc... Ahi!... C'est la main droite.

THÉRÈSE

Non, c'est la gauche.

LE M.\RQUIS

Bon, bon.,, coutiuue... Alii!... c'est la droite pour le coup.

THÉRiisE

Non, encore la gauche.

LE MARQUIS

Mademoiselle Thérèse, je compte an moins que vous ne trichez pas : je m'en fie à vous.

AUGUSTE

Ne remue donc pas tant... Tu gigotes comme quand on te donne le fouel.

LE :\LVRQUIS

Oui, c'est xme habitude que j'ai prise; mais lu me frottes toujours les fesses et tu n'oses taper... Ahi !...

AIGISTE

Quelle main ?

LE MARorrs

Ma foi, je ne m'y connais plus... Allons, allons... Mais, je sens bien des mains sur mes fesses... Esl-ce qu'il y en a plus de deux?

THÉRÈSE

Monsieur, me croyez-vous capable?

LE ^LiRQUS

A toi donc, Auguste! tiens... je ne puis pas mieux me présenter... Ahi !... c'est la main de mademoiselle, et je la tiens.

AUGUSTE

Quoi, tu te relèves !

LE MARQUIS

C'est la main de M"' Thérèse qui me tapait cl 'que- j'ai surprise, car la voilà !

THÉRÈSE

Ah ! que je suis malheureuse !

LE MARQUIS

Oh! ma foi, mademoiselle, avec tout le respect que je vous dois, vous vous êtes mise du jeu, je vous y ai attrapée et c'est à vous, s'il vous plaît, à vous mettre à ma place, et Auguste fera la borne.

Moi, monsieur, je n'en ferai rien.

LE MARQUIS

Mademoiselle, c'est la règle. Allons, ma cousine, assiedstoi sur le pied du lit et fais bien la borne, pour y appuyer la tète de M"'' Thérèse.

THÉRÈSE

Non pas, s'il vous plait !

84 l(i:t:vre de crébillon le fils

AUGUSTE

Allons, me voilà... qui veut venir?... approche-loi donc, petit vaurien, que je lève un peu cette chemise-là.

LE MARQUIS

Ah ! voilà le beau coté, cela.

THÉRÈSE

Fi donc! Auguste, tu regardes le devant d'un garçon! c'est un crime au moins, et aussi grand que de montrer le sien.

AUGUSTE

Petit cousin, écoutes-tu Thérèse, qui fait la peureuse et qui doit coucher avec un homme dans six jours.

LE MARQUIS

Avec un homme?

AUGUSTE

Elle se marie.

Elle en verra bien d'autres.

AUGUSTE

Thérèse, de quoi as-tu peur? tiens, vois comme c'est drôle

THÉRÈSE

Faites toutes les sottises que vous voudrez sur le pied du lit. Moi, je vais monter sur le chevet et m'y coucher et vous tourner le dos pour ne pas voir seulement ces vilaines choses-là.

AUGUSTE

Petit cousin, petit cousin... qu'est-ce donc que cela?

LE MARQUIS

C'est une guigui, mademoiselle. Prenez, prenez.

AUGUSTE

Et ceci, mon ami?

TABLEAUX DES MŒUllS DU TEMPS 85

LE MARQUIS

Les guignes... ma petite reine... Tàte pour voir si elles sont mûres !...

AUGUSTE

Comme cela plie sous mes doigts!... On dirait... On m'avait toujours dit que les garçons avaient là un os.

LE MARQUIS

Tu le croyais donc?

Oui, mais il y a une belle différence...

LE MARQUIS

Ma cousine, remue-le toujours...

AUGUSTE

Ail ! ah ! Thérèse !

THÉRÈSE

Laisse-moi, vilaine.

.lUGUSTE

Thérèse !... tourne la tête ; regarde-le donc !

THÉRÈSE

Je ne veux pas.

AUGUSTE

Oh! qu'il est joli, de cette façon-là...

THÉRÈSE

Ah! Auguste!... comment te mets-tii? Effrontée! tu découvres ton ventre! que vas-tu faire?

LE MARQUIS

Mademoiselle, vous nous regardez donc?

AUGUSTE

Approche, morveux... Couche-toi là...

LE MARQUIS

Tu as raison... m'v voilà !

LCKUVHK DE C.RKBII.I.ON LE FILS

AIGUSTE

Atlonds. i]iu\io rolèvo loule in>i oheiuiso. que j(- io linuio piosquo nu... là... mon miiinon I

TUKHKSK

J'ai onvio do mon allor. Eu \énli\ ce que vous i'aitos est un Tort grand mal.

viGi srr

Tu as bion loit : si lu no lo mois pas au ("ait. Ion mari te prendra pour une bote. Tiens, vois connue cela est ilrôlo.

> ilaino .Vugusie !

.VVGrSTE

Pousse dono. poli! oliion!.., junisse donc !... ionollo-le donc. Thérèse. aNoc noire veriio ; cela le fera poul-èlre avancer.

THÉRÈSE

Non. vous faites là de trop grandes infamies; je uc veux pas m'en mêler.

AIGISTF

Mon polit ami. nu^ voilà si bien I Je lo lo ilonne si beau.'... 11 no lient qu'à loi... Pousse doncl... rousse donc!

1 E MATxQl IS

Je fais ce que je peux : il n'y a pas moyen... Al lU sn:

Ah! potil coquin! lu t'en vas... lu mo quilles!... la pauvre gviigui n'a ni force ni \erlu: nous n'en pouvons rien l'aire. La \oilà doNonue comme un luiut do lacet... Tu n'es qu'mi franc morveux... A"a... tu n'es bou qu'à déculotter cl tpi'à foueller. J'avais bien meilleure opinion de toi.

TABLEAr;X DES MŒLR.S UiJ TEMPS 87

LE MVRQI IS

Je. le demande pardon, ma cousine; je n'ai jamais vu de fille ni ne m'étais encore essayé de celle façon-là. On pardonne une première fois; je réussirai mieux à une seconde. Si, par exemple, à celte heure, M"' Thérèse voulait se mettre là, je t'assure que ma guigui reviendrait Ijion vile.

ALGCSTE

Ah ! Thérèse, j'entends, c'est qu'il l'en veut.

'IHKhhSE

Que me veut-il faire, à moi?

ALOLSlf:

La même chose.

Dieu m'en i/.-irdf; ! Je ne suis pas si résolue que toi.

LE MARQUrS

Mademoiselle Thérèse, laissez-moi lever cela. Otez vos mains.

AUGLSTE

Allons, mademoiselle, puisque j'y ai passé, vous y passerez... Marquis... elle a le plus joli ventre et les plus jolies cuisses du monde... Tu vas voir... Allons, mademoiselle... Je crois que vous vous défendez!... A moi, petit cousin !

THÉKÈSE

De ce coté-là, je ne le veux pas, non, je ne le veux pas!... Tiens ! je me fâcherai tout de bon !

LE MABQLfS

Eh bienl à la bonne heure ! nous n'avons qu'à reprendre le jeu des tapes, qui nous divertira tout autant... Allons... allons... mademoiselle Thérèse, c'est à vous à recevoir à présent.

88 i,"(i;rvRi: de chkhillon le fii.s

THÉRÈSE

A moi ? Jo n'étais pas du jeu.

LE MARQUIS

Mais vous vous en êtes mise ; et la preuve, c'est que vous m'avez brossé et tapé comme Auguste, et que je vous ai attrapé la main.

AUGUSTE

Il a, ma foi, raison. Belle Thérèse, c'est à ton tour.

THÉRÈSE

Moi?... Je ne lui ai donné que deux ou trois tapes, parce que tu m'as fait signe de le faire pour l'embarrasser.

LE MARQUIS

Eh bien ! oui. voilà le jeu.

THÉRÈSE

Je ne pensais pas que cela pût m'exposer à rien.

Tu y as été prise, ma chère Thérèse, il faut que tu t'y mettes.

THÉRÈSE

Je ne saurais m'y résoudre : songes-tu que je me marie incessamment? Si ton cousin allait dire cela quelque part, je serais perdue...

LE MARQUIS

Comment donc, mademoiselle, est-ce que vous me prenez pour un coquin?

THÉRÈSE

Non pas, monsieur.

LE MARQUIS

Jouez donc le jeu.

THÉRÈSE

Auguste, si ton cousin voulait faire la borne, tu pourrais, toi, me donner des tapes. J'y consentirais plutôt.

LE MARQUIS

Non pas, non pas, mademoiselle, c'est mon droit

THÉRliSE

Cela me désespère... Monsieur, si vous vouliez bien, au moins, que ce fût par dessous la jupe et sans trousser.

LE MARQUIS

Ce n'est pas le jeu, mademoiselle.

Allons, il y a de la justice; il faut que tu te mettes comme il était.

THÉRÈSE

Comme il était?

LE MARQUIS

Oui, mademoiselle, s'il vous plaît.

THÉRÈSE

Ah ! que vous me voulez de mal tous deux !... Il faut donc nous ôter de dessus ce lit, pour que je me mette comme il s'est mis.

AUGUSTE

Oh! que non! Nous sommes sur ce lit encore mieux qu'à terre. Tiens, tu vas voir. Je vais m'asseoir, moi, sur le traversin, i'u vois bien que cela me donne assez d'élévation.

LE MARQUIS

Elle a raison, elle est bien là.

AUGUSTE

Ma belle mariée, tiens-toi sur tes genoux, et viens à moi, entre mes jambes.

go L ŒUVRE DE GHEBIIXON LE FILS

THÉRÈSE

Eh! voilà déjà lou cousin derrière moi, entre les miennes !... Ah!... il me trousse !

LE MARQUIS

Vous n'êtes pas bien, mademoiselle ; baissez donc la tête et l'appuyez sur Auguste.

AUGUSTE

Cela est vrai ; penche-toi, appuie, là, ton joli visage sur mes cuisses.

THÉRïlSE

Tu me mets la tête plus bas que je n'ai le derrière.

LE MARQUIS

Sans doute, et le voilà comme il faut pour jouer... Elle se dérange!... Ma cousine, tiens-là donc bien ; je ne puis parvenir à la trousser comme il faut.

AUGUSTE

C'est que tu n'entends pas cela. Tu es grossier, et c'est là une demoiselle délicate qu'il faut trousser proprement.

THÉRÈSE

Tu te moques encore de moi. Trousse donc, trousse donc, puisqu'il le faut; voilà mon parti pris.

AUGUSTE

Cousin, est-elle bien à cette heure? Qu'en dis-tu?

LE MARQUIS

Ah ! ma cousine, je n'ai jamais rien vu de si beau !

AUGUSTE

Ah ! mon drôle, voilà ta guigui qui se dresse toute seule.

THÉRÈSE

Elle a beau se dresser, monsieur, vous ne me toucherez pas par devant.

AUGUSTE

Vraiment, dans cette posture-là, je le crois bien!... Mais pou r ton derrière ! . . .

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