I. «Il \ RE DE hlDKKOT
cntrar de la ciudad je liai con un papo veœrabiie por sus canas : heureusement pour moi ; car il eut compassion de ma jeunesse, et me communiqua un secret, le fruit de soixante années d'expérience, para guardar nie del mal de que merecieron los France se s ser padrinos, por baver sido sus primeros pregodes. Avec cette recette, et le goût de la propreté que je tentai vainement d'introduire en Espagne, je me préservai de tout accident à Madrid, où ma vanité seule fut mortifiée. Ma maîtresse a, comme vous voyez. Le pied fort petit. Esta prenda es el incentivo mas poderoso de una imaginacion castellana. Un petit pied sert de passeport à Madrid à la fille que tiene la mas dilatada sima entre las piernas. Je me déterminai à quitter une contrée où je devais la plupart de mes triomphes à un mérite étranger : y me arrime a un definidor mu y virtuoso que passava a las Indias. Je vis, sous les ailes de sa révérence, la terre de promission, ce pays où l'heureux Frayle porte, sans scandale, de l'or dans sa bourse, un poignard à sa ceinture, et sa maîtresse en croupe. Que la vie que j'y passai fut délicieuse ! quelles nuits ! dieux, quelles nuits ! Hay de mi ! al recordarme de tantos gustos me meo... Algo mas... Ya, va... Pierdo el sentido... Me muero...
u Après un an de séjour à Madrid et aux Indes, je m'embarquai pour Constantinople. Je ne goûtais point les usages d'un peuple chez qui les bijoux sont barricadés; et je sortis promptement d'une contrée où je risquais ma liberté. Je pratiquai pourtant assez les musulmans pour m'apercevoir qu'ils se sont bien policés par le commerce des Européens ; et je leur trouvai la légèreté du Français, l'ardeur de l'Anglais, la force de l'Allemand, la longanimité de l'Espagnol, et d'assez fortes teintures des raffinements italiens : en un mot, un aga vaut, à lui seul, un cardinal, quatre ducs, un lord, trois grands d'Espagnes et deux princes allemands.
« De Constantinople, j'ai passé, messieurs, comme vous savez, à la cour du grand Erguebzed, où j'ai formé nos seigneurs les plus aimables ; et quand je n'ai plus été bon à rien, je me suis jeté sur cette figure-là, dit le bijou, en indiquant, par un geste familier, l'époux de Cypria. La belle chute ! ))
L'auteur africain finit ce chapitre par un avertissement aux dames qui pourraient être tentées de se faire traduire les endroits où le bijou de Cypria s'est exprimé dans des langues étrangères.
« J'aurais manqué, dit-il, au devoir de l'historien, en les supprimant, et au respect que j'ai pour le sexe, en les conservant dans mon ouvrage, sans prévenir les dames vertueuses que le bijou de Cypria s'était excessivement gâté le ton dans ses voyages, et que ses récits sont infiniment plus libres qu'aucune des lectures clandestines qu'elles aient jamais faites. »