SOUFFRANCE
même grand frisson d'émotion productrice par sa forme antique si expressive de notre humanité présente. .1 aime Degas et Monet, Fantin, et tous ceux qui ont sincèrement cru à leur art. Je les aime dans toutes les écoles, sans parti-pris, faisant de la reconnaissance de la liberté de leur esprit, la garantie de la mienne. » Cet hommage rendu à ses aînés vivants, sous cette forme rapide, ne donne pas toute la pensée de Carrière. Il aurait pu nommer quelques autres artistes modernes.
Et s il avait eu à nommer des disparus, il aurait exprimé son admiration pour toute
la suite d’artistes que sous-entend le’ mot musée. Il est fervent des Égyptiens et des Crées, el nul ne sait mieux trouver, dans les salles du Couvre, la moindre pierre, le magnifique fragment, où se marque l'ampleur de la beauté. Du musée et de la ruine de I Antiquité, il va vers ce monde expressif que rassemble la cathédrale gothique. Il est resté fanatique de Rubens, de son torrent de vie. Il adore la force émouvante de Rembrandt, la gravité sensible d’Holbein et de Durer, la grâce finement musclée des Italiens, le génie énigmatique de Velasquez. Il suit, dans I école française, le mouvement de peinture qui part de nos primitifs, qui s’imprègne de l'élégance païenne de la Renaissance, qui revendique la nature, en pleine pompe du xvn" siècle, avec les toiles du Poussin, de Claude Lorrain, des Lenain, qui multiplie ses manifestations diverses de vérité
au \x 1 1 r siècle, avec tant d’artistes charde la ville, qui grande mêlée de David prétendit chaîna, magnifique affirmant leur droit Ingres, Delacroix, Rousseau, Corot, Millet, Edouard suivis par ceux qui présents parmi nous, telligence éprise, de de Corot, et de Gustave Courbet qui rectement I histoire