‹ L'œuvre de E. Carrière;Chapitre 7 sur 26 · PORTRAIT DE E. CARRIÈRE · texte numérisé non relu

PORTRAIT DE E. CARRIÈRE

puis à Bruxelles, Libre Esthétique; Paris, dans la Nouveau, rue de catalogue de cette était accompagné écrite par le peinai e parait utile ces lignes. C’est source, s il en fut, sable de faire recueil :

espace qui sépare mort, I homme son choix sur la et à peine a-t-il lui -même que la apparaît.

« Dans ce temps si limité, nous avons nos joies, nos douleurs; que du moins elles nous appartiennent ; que nos manifestations en soient les témoignages et 11e ressemblent qu'à nous-mêmes.

« C’est dans ce désir que je présente mes œuvres à ceux dont la pensée est proche île la mienne.

« Je leur dois compte de mes efforts et je les leur soumets.

« Je vois les autres hommes en moi et je me retrouve en eux, ce qui me passionne leur est cher.

« E amour des Formes extérieures de la nature esl le moyen de compréhension que la nature m impose.

« Je ne sais pas si 1a réalité se soustrait à l’esprit, un geste étant une volonté

« L’émouvante surprise de la nature aux veux qui s’ouvrent sous l’empire d une pensée enfin voyante, I instant et le passé confondus dans nos souvenirs et notre présence... tout cela est ma joie et mon inquiétude.

« Sa mystérieuse logique s'impose à mon esprit, une sensation résume tant de forces concentrées !

« Les formes qui ne sont pas par elles-mêmes, mais par leurs multiples

peintes sur le plat des livres reliés en parchemin : I Eloge de la Folie, d’Erasme; I Adolphe, de Benjamin Constant; les Notes d’un jouis xaliste, de Gustave Geffroy; les portraits des Goncourt, d'Alphonse Daudet, de Jean Ajalhert, de Gustave Geffroy, sur des volumes appartenant à Edmond de Goncourt; des lithographies pour la revue F Artiste, les œuvres posthumes d’Albert Aurier, les Sensations d Art, de G. Denoinville ; des couvertures pour Celles qui passent, de Jean Ajalbert; la Clairière, de Maurice Donnay et Lucien Descaves; la maquette d’alfiches pour le journal I Aurore, lors de son apparition en

visible! Je les ai toujours sentis unis.

rapports, tout, dans rejoint par de subtils confidence qui répond travail est de foi et

un lointain recul, nous passages; tout est une à mes aveux et mon d’admiration.

« Que les œuvres témoignent de ce que

ici présentées un peu j’aime tant. »

Lue troisième I année 1901, à la

exposition eut lieu, galerie Bernheim.

Si nous ajoutons.

Ions et aux séries de particulières, les douze qui décorent une salle Paris; une suite de pliiés qui comprend,

aux tableaux des Saces trois expositions peintures décoinçons

de I H ôtel de \ il le de

portraits lithograavee ceux de Daudet,

i(S<)j, pour I exposition Rodin ouverte dans le pavillon du Cours-la-Reine pendant l’Exposition de 1900, pour la section des Mines au Champ-de- Mars, pendant la même Exposition universelle. Si l'on ajoute encore deux sculptures : un mascpie de femme, et le monument de Paul \erlaine pour la ville de Nancv, on aura une idée exacte des divers ordres de production oit sesl exercé I esprit île Carrière. Il ne s’agit pas, bien entendu, d établir un catalogue complet de son œuvre.

Je ne sais si quelque érudit, patient et foui Heur, se chargera un jour de ce soin, mais je sais bien que la tâche sera difficile, pour ne pas dire impossible. On trouvera toutefois, à la fin de ce livre, une liste dressée avec soin par MM. Piazza et Masson, au cours de leurs recherches dans les musées et les collections, qui facilitera le travail des écrivains d’art de I avenir.

Page 1