‹ L'œuvre de l'agriculture dans l'Ontario [microform]Chapitre 15 sur 17 · Partie d'une cour à Toronto, où demeurent plus de 40 per · texte numérisé non relu

Partie d'une cour à Toronto, où demeurent plus de 40 per

sonnes. Vue des latrines.

AR TE a na a ee

Dans ce tableau on n’a pas mis en ligne de compte la superficie des rues, des place: publiques, des pares ou des terrains de jeux. Cependant, à Mcatréal, en cette année-là, la densité de la population par quartier, variait de 8.1 à 111.2 personnes par acre; à Toronto, d’après semblable comparaison, elle était de 9.0 à 349 par acre. Le nombre des maisons par acre s'élevait de 1.2 à 19.8 dans la première ville, et de 1.85 à 6.05 dans la deuxième. Conformément à des statistiques plus récentes, il appert que la superficie de la ville de Toronto comprendrait 17,920 acres, et la population serait de 325,280.*

Nonobstant cette extension notable de la superficie de Toronto, et sans doute de celle de Montréal, ces villes sont, sous ce rapport, dans une condition inférieure à celle des grandes villes des Etats- Unis dont la population est d’environ le même chiffre. Leurs superficies seraient les suivantes:

Buffalo, 26,800 acres: Cincinnati, 27,840 acres; Détroit, 23, 040 acres; Indianapolis, 19,840 acres: Minéapolis, 34,080 acres.

En vue d'établir des comparaisons, les renseignements suivants sur la densité de la population en Angleterre et au Pays de Galles peuvent offrir de l'intérêt.

Les rapports statistiques présentés au Bureau du Gouvernement Local, en mai 1909, par un comité de médecins, donnent les chiffres suivants de cette densité: Dans 1,901 districts, dont 75 urbains (y compris Londres), sur une population de 50,000 et plus, 25.3 par acres. Dans 361 districts, sur une population de moins de 50,000 et de plus de 10,000, 5.5. Dans 686 districts, sur une population de moins de 10,000, 1.7: et dans les districts ruraux, .2 par acre.f

Dans un travail comme celui-ci, il est impossible de traiter au long le sujet de la densité de la population, où de comparer une ville avec une autre. En réalité, ces comparaisons sont très difficiles à établir, parce que les espaces libres et les lots vacants diffèrent d’une municipalité à l’autre.

La densité de la population exerce cependant une grande influence sur la santé et la vie des citoyens; c'est un fait indéniable. Le chiffre de la mortalité est plus élevé dans le centre des villes que dans les quartiers plus éloignés. Le taux des décès varie suivant les âges: il est plus accentué parmi les enfants des villes au-dessous de cinq ans. La densité seule, sur un espace carré donné, n'est pas une donnée suffisante pour produire tous les résultats que l’on constate. L'agglomération des maisons est un facteur qu'il faut mettre en ligne de compte. Il ne faut pas perdre de vue la densité sur une

* Financial Post, Santé Publique et Conditions Sociales, 1909,

superficie donnée, mais c'est sur le volume d'espace que nous devrons travailler, si nous voulons nous assurer de l'effet de l'encombrement sur les taux des décès et des maladies. Le Dr. Newman donne un tableau intéressant sur le chiffre de la mortalité que l'on relève dans les résidences ou les logements de petites dimensions. Dans les logements d'une seule pièce, le taux des décès, provenant des causes de toute nature, était de 40.6 par 1,000, en 1904: dans ecux de deux pièces, 21.9; de trois pièces, 14.7; dans ceux de quatre pièces et plus, au contraire, il n'était que de 7.5; dans toute la municipalité, le taux était de 211% L'effet de l'insalubrité de l'habitation est plus apparent dans le tableau de la mortalité chez les enfants de la même municipalité (Finsbury), car ces chiffres montrent une plus forte proportion de décès dans les logements d'une seule pièce que dans ceux de deux, trois et quatre divisions.

TAUX DE LA MORTALITÉ CHEZ LES ENFANTS DE TOUTES ET CERTAINES PROVENANCES, DANS LES MAISONS OÙ LOGEMENTS DE DIFFÉ- RENTES GRANDEURS, DANS LA VILLE DE FINSBURY, 1905

décès | maisons chez les 1,000 enfants | nais-

= Diarrhée, Z rougeole, ë 2 croupe, Prématurité, 5 5 = fièvre scarla- Immaturité.

= 8 = a tüne, Æ = £ Sa diphtérie.

Dimension 2 A = 59

du & É BE ——

logement. s = < = 2 © © Décès = = = chez £ £ £ & Décès Nombre les : = Z = Nombre, par de enfants ei æ 2 des 1,000 décès | par S .

sances Logement de 1 PIÈCE... 14,516 532 19 dr 219 2S 09 16 30 Logement de 2 pièces. . .. 31,482 1,216 192 197 ol 42 32 26 Logement de 3 pièces. . ...| 21,280 46$ 66 141 16 34 21 44

Logement de 4

pièces et plus

de + pièces. . 33,185 464 46 99 9 19 9 19 Institutions, dé-

cès et naissan-

ces relevés. . 1.009 206 S D LT EE ee STE PA rer Te D

Dans la ville. . 101,163 2,NS6 429 14S 104 37 TS 27

* Mortalité chez les enfants, G. Newman.

lubre d'une ruelle

“Dans les villes, la moyenne d'espace des habitations exerce une influence plus accentuée sur ln ,anté de la population que toute autre cause susceptible de statistiques. C’est pourquoi, je me suis un peu attardé sur la densité de la population. Si nous pouvions obtenir une classification de la population basée sur le montant de pieds eubes des habitations occupées, et sur les causes de la mortalité, nous serions peutêtre à même de tirer des conclusions plus définies et plus justes du nombre de personnes par 1,000 pieds cubes d'espace habité que du nombre d'oceupants par chambre, par maison ou par logement. D'un autre côté, il faut considérer que c'est plus hygiénique de demeurer dans deux petites chambres que dans une grande, le volume d'espace étant le même: en effet, chacune des petites pièces peut être occupée alternativement, tandis qu'il est nécessaire de se servir de l’autre continuellement. Plus une maison est petite et plus chacune des divisions doit être mise à réquisition, Au point de vue de la santé, c’est la chambre à coucher qui occupe le premier rang. Quand une habitation n’a qu’une pièce, même pendant que le père travaille au dehors, la mère et les enfants vivent dans la même pièce qui a servi de chambre à coucher pendant la nuit; l'atmosphère est chargée de la poussière des lits qui ont été préparés: l'air du logis s’alourdit toujours de plus en plus par la respiration, la cuisson des aliments, le lavage, ete. En hiver, et pendant les saisons intermédiaires, quand il est impossible d'ouvrir la fenêtre ou la porte à leur grandeur, les divers usages du jour rendent cette unique pièce impraticable à la vie. Les enfants sont surtout ceux qui souffrent le plus physiquement: et, à mesure qu’ils grandissent, n'ayant qu’une santé très précaire, ils s’affaiblissent de plus en plus par suite de la corruption de la fibre morale. En un mot, quand un logement se compose d'une seule pièc -. doit servir à la fois de chambre à coucher, de garde manger, de cuisine; on s’y réchauffe: on y satisfait aux besoin: de la nature: là se font les ablutions, le lavage du linge, le séchage: cette pièce sert de chambre de bain, de séjour, de salle de lecture, d'écriture, de travail, de boîte à déchets, etc. ’’*

Ce travail n’a pas pour but de traiter au long la mortalité chez les enfants et qui est due à l’insalubrité de l’habitation, bien qu’il y ait beaucoup à dire sur ce sujet. Les mêmes faits se répètent partout: dans les endroits pauvres et populeux, les décès d'enfants représentent, en moyenne, plus du quart du total de la mortalité.

* Santé Publique et Habitation, par le Dr. John F. J. Sykes.

“Le chiffre des décès causés par la phtisie indique qu'ilya rapport intime entre cette maladie et le volume de l'espace occupé par un groupe de personnes: et l'air vicié semble être à la phtisie ce que la malpropreté organique est à la fièvre typhoïide. Les impuretés de l’air agissent sur 1es maladies engendrées par l'intermédiaire des voies respiratoires, phtisie à Part, et y font sentir leurs effets, tout comme les impuretés du sol, fièvre typhoïde exceptée, exercent leurs influences sur les maladies intestinales,

Quel est l'état de l'habitation en ce qui a trait au nombre des pièces, au Canada ? Le recensement de 1901 porte qu'il Y avait alors 46,154 habitations d’une seule Pièce; 74,715 de deux chambres: 97,674 de trois. Celles d’une seule pièce étaient réparties de la manière suivante :

Colombie-Britannique, 9,915: Manitoba, 7,524; Nouveau- Brunswick, 1,479: N: avelle-Ecosse, 1,113: Ontario, 8,484, Ile-du Prince-Edouard, 204; Québec, 8,556: Territoires, 8,879.

Je n'ai pas de données exactes sur l'état actuel de l'habitation, Mais si je me guide sur les observations recueillies dans Ja partie Est du Canada, je crains qu'il y ait rétrogression au lieu d'avancement.

La diminution du chiffre des décès d’une ville marque l'amélioration des conditions de l'habitation. Les Statistiques de la ville d'Offenbach sur le Main, où les citoyens ont beaucoup amélioré los conditions du logement, en Sont une preuve convaincante. Pendant les dix années de 1870 à 1880, le taux des décès par 1,000 était de 23.6. De 1880 à 1890, il était de 20.8. De 1890 à 1900, il était de IS.5. En 1908, il n'était que de 14.1. Pendant chaque année de Ja dernière décade on a redoublé d'activité, et le chiffre des décès a baissé d'année en année * Dans cette ville Allemande, l'application des méthodes modernes à l'habitation et ‘amélioration générale du mode d'existence ont produit un gain « UF à dix existences par mille sur le taux de la mortalité tel que. nné il y a trente ans.

À Birmingham, Angleterre, 351 ex, ts meurent par mille naissances dans '» quartier encombré de $t. Mary’s, au lieu de 65 par mille à Bourneville, qui en est éloignée de près de quatre milles. Ce sont là deux exemples entre pluscurs autres qui pourraient être cites.

Inhabileté Après avoir apnelé votre attention sur quelquesd'administra- ines des conditions insalubres de l'habitation, telles Fe qu'elles existent Maintenant au Canada, je Pourrais, À

mn droit, vous demander ce que font les Bureaux de Santé puisque CO Maux existent? On Peut répondre que même avec les lois et jes

* La santé de la ville, Par Hollis Godirey.

papes

| qu \

Groupe de jeunes Canadiens et leurs maisons d'hal

atation, dans une ruelle à Montréal

règlements en existence, les officiers de la santé publique locale auraient pu réduire les conditions insalubres qui règnent, Cependant, on ne peut jeter tout le blâme sur ces officiers, car, en général, ils sont sous le contrôle des conseils MUNICIPAUX, et trop souvent! on constate que les membres de ces corps sont plutôt di politicien de quartiers que des gens intéressés à l'hygiène publ que. Le médeein de la municipalité, qui s'oceupe un pri de tout. est tenu de &agner sa vie parmi une population à laquelle souvent il donne une partie de son temps sans rétribution. Une telle organisation a pour résultat la négligence de la santé publique. C'est ainsi que le mal prend racine: grâce à cette inertie, il se développe et règne en maître, à la grande joie du propriétaire, soit individu, soit compagnie. C'est pour eux un plaisir profitable, mais c'est la mort lente pour les malheureux locataires.

L'existence bien apparente du même mal dans les villes, où | médecin de la population est payé grassement pour ses services, est une preuve de plus de l'indifférence et de la paresse de ces gardiens de la vie des citoyens. Le médecin publie et le bureau local d'hygiène sont très puissants dans presque toutes les provinces du Canada; cependant, où est la preuve de leur activité ?

En règle générale, nos lois concernant l'hygiène sont model sur celles de l'Angleterre et de l'Eco “e, et elles revêtent d'un grand pouvoir les officiers de santé. Sauf une ou deux provinces, le Bureau provincial de santé n'agit qu'à titre de conseil et trop souvent il arrive que ses avis ne sont même pas suivis.

Ce sont les gouvernements qui sont coupables, en général, pour n'avoir pas excreé un contrôle direct sur l'administration. Dans l'Ontario, par exemple, le gouvernement assume la responsabilité de mettre en vigueur la loi touchant les manufactures, et il entn tient un personne d'inspecteurs qui augmente chaque année en nombre. L'homme et la femme qui travaillent sont mieux logés durant leurs huit heures de travail à la manufacture jue durant les autres seize heures; ou, s’il s’agit d’un père de famille, que sa femme et ses enfants durant les vingt-quatre heures. L'Etat a un devoir à remplir en ce qui regarde ! ipplication des lois des manufactures, Mais combien plus grande est cette responsabilité, lorsqu'il s'agit de l'habitation de l'ouvrier et de sa famille et celle de nous tous qui ne faisons pas partie de cette classe Particulière, mais qui travaillons autant et qui rendons autant de services à l'Etat? Mais ce n’est par la seule anomalie. Le ministère de l’Instruction Publique exige que l'enfant soit bien logé à l’école, mais que fait-il Pour son entourage, le reste du jour? L'instituteur s'use le pare t pâlt d

CL puit Quris

° n eforf pour instruire les enfants du taudion: mais le bien qu'il (ui fait en quatre heures d'école est empoisonné par l'infection du

foyer. Logez convenablement l'enfant, donnez-lui soleil, air et maison propre, et vous constaterez que ses facultés physiques et intellectuelles auront acquis un développement beaucoup plus notable,

Voiei deux exemples de l'action de l'Etat. Dans le premier il met en vigueur ses lois par ses propres fonctionnaires: dais le dernier, il retient sa subvention si les règlements ne sont pas suivis, Et pourquoi l'Etat s'oceupe-t-il tout d'abord de la santé des deux classes susdites? Nous avons vu de quelle manière agissent les autorités locales lorsque les lois de l'hygiène leur sont laissées entre les mains.

Au point de vue de l'hygiène, on semblerait croire que la charrette est avant le cheval, pendant la journée de huit heures de travail: car la plupart des ouvriers, travaillant dans les ateliers modernes, sont dans un meilleur ensemble de conditions hygiéniques que pendant le reste des vingt-quatre heures. Sous le rapport du physique, l'ouvrier est mieux à l'atelier que chez lui. La question du logement sain, à loyer modéré, mérite l'attention immédiate de l'Etat. Les provinces peuvent, si elles le veulent, améliorer autant les conditions hygiéniques du foyer qu'elles ont amélioré celles de la manufacture: elles arriveront même à des résultats plus profitables, non seulement aux hommes, mais à leurs malheureuses femmes et à leurs familles qui sont tenues, par les circonstances, de passer les jours à la maison.

Lois Il est assez difficile qu’un état refuse d'accepter une Sanitaires responsabilité quelconque, financière ou autre, pour Inadéquates diminuer, sinon enrayer le erime et la maladie, en améliorant les conditions relatives au logement. Cependant, ce même état adopte les plans et devis des logements du mode le plus récent et le mieux reconnu pour ses avantages sanitaires, afin de loger un homme, après qu’il s’est fait criminel. [le perd d’abord, et ensuite cherche à le sauver, Combien plus rationnel, plus sage et plus politique il serait d'aider À prévenir sa chute, ear il est certain que le criminel aujourd'hui est mieux logé et mieux nourri en prison que dans son taudis ou, sous ce rapport, que l'artisan où le cultivateur industrieux et honnête qui s'établit avec sa famille au Canada.

En vue d'effectuer un changement, les mesures préventives qui doivent être adoptées sont évidemment censées différer de celles que nous trouvons dans les lois et les règlements de nos villes et villages, lesquelles, au lieu d'obtenir des résultats pratiques, ont Jusqu'à ce jour prouvé leur ineffi "acité.

Les lois actuellement en vigueur au Canada sont les lois provineiales où les règlements Municipaux, Ces lois se composent

principalement soit (a) des mesures sanitaires relèvant de la Loi relative à la santé publique ou des règlements qui s'y rattachent : ou (b) des dispositions du Code Municipal. Les premières s'oceupent principalement de ce que l'on appelle les ordures, et l'on n'accorde guère aux officiers de la santé publique aueune autorité pour éliminer les dangers provenant de cette cause et d'autres. En somme, les lois actuelles ne s'appliquent pas à la question de manière à produire des résultats eflicaces, et en outre du sujet susmentionné, les lois ne pourvoient pas À un système de construction tel qu'il en existe en Angleterre et en Allemagne pour l'extension des limites des villes et des villages.

Précis des Lois Sanitaires au Canada.

L'Oficier de Santé est revêtu de l'autorité d'inspecter les terrains et les bâtiments en vue d'empêcher l'accumulation de la saleté et des rebuts, il a les pouvoirs d'adopter les mesures nécessaires pour les faire enlever.

Lorsqu'il est fait des piaintes au sujet d'une cause de contamination, soit à l'officier de santé où au bureau de Santé local, la loi veut qu'une enquête soit,en général, tenue par l'un ou l’autre de ces derniers, où par le maire où un conseiller, et S'il existe de la malpropreté, on ordonne de la faire enlever ou de la faire disparaître, si ect ordre n’est pas exécuté, les saletés sont enlevées par ordre des autorités locales, et en ce cas les frais retombent sur les personnes qui sont cause de l'enibarras.

Dans certains cas, la loi principale revêt les officiers de santé ou deux d’entre eux de l'autorité de visiter tous les lieux, le jour, autant que la chose est jugée nécessaire. Dans ces circonstances, la loi pourvoit à ce que le bureau local de santé soit composé d'officiers de santé.

Il est évident que les lois relatives à la Santé publique comportent des dispositions relatives aux objets qui peuvent être cause de la malpropreté, vu que l'on y trouve fréquemment cette clause ou une autre semblable: “Que, lorsque la saleté provient de l'absence de cabinets d'aisance ou des défectuosités de leur construction, ete.”

ën plus des dispositions sanitaires susmentionnées, communes à la plupart des provinces, les articles qui suivent demandent une attention partieuliere, vu qu'ils sont spécialement applicables à la malpropreté,

ART. 43.—$i la saleté ou l'état antihygiénique provient d'un défaut de conformation ou de disposition de terrain où de bâtiments, ou si ces derniers sont inoccupés, l'avis eontenu dans l’article 42 doit être transmis au propriétaire.

Alberta

ART. 36.—Aucune personne ne louera, n’occupera, ou ne tolérera l'occupation, en qualité d'habitation ou de logement, de toute pièce qui (a) ne contiendra pas, en tout temps, au moins trois

cent quatre-vingt-quatre pieds cubes d'espace pour fournir de l'air à chaque personne y logée, ou (b) qui n'aura pas une fenêtre qui s'ouvre de la .1anière approuvée par le Conseil local, ou (ce) qui n'aura pas à sa convenance l'usage d’un watercloset ou d’une fosse d’aisance construite en conformité avec ces règlements.

Colombie- Britannique

Et l’on considérera comme demeure ou logement toute pièce dans laquelle une personne passe la nuit ou est trouvée entre minuit et cinq heures de l'après-midi, suivant la teneur de ce règlement.

(12) Si le Bureau Local ou ses officiers, après examen des lieux, trouve que dans sa division une cave, une pièce, un logement ou un bâtiment, occupé en qualité de demeure, est devenu, en raison du nombre d’occupants ou du manque de propreté, impropre à cet usage parce qu’il y existe des maladies contagieuses ou qui se communiquent ou pour autre cause, ou s’il est devenu malpropre, ou, en quelque sorte, dangereux pour la santé de celui qui l’habite ou le public, il peut donner avis par écrit à celui ou à quiconque habite cet immeuble de faire en sorte que ce local soit sanifié; ou, s’il le juge à propos, ‘eur enjoindre de quitter cet immeuble dans le laps de temps que le Bureau juge raisonnable. Si les personnes qui ont reçu cet avis négligent ou refusent d’en observer les termes, elles subiront la peine attachée à cette offense, conformément à la loi, et le Bureau peut faire nettoyer l'immeuble aux dépens du propriétaire ou des occupants, ou il peut forcer ces derniers de quitter le local qu'il fermera, afin qu'on ne l’habite pas avant qu'il ait été sanil.i; ou, si, conformément aux dispositions de l’article 97 de la loi sanitaire de 1893, le Bureau, s’il le juge à propos, peut faire démolir l'immeuble avec le consentement «de deux juges de paix.

ART. 54.— Lorsque, d'après les dispositions de cette loi, ou d’un règlement municipal, un membre du bureau fait enlever la saleté, les ordures, les rebuts, les déchets ou autres choses qui peuvent nuire à la santé publique ou la mettre en danger, on devra disposer de ces saletés, ordures, rebti. ou autres matières en la manière prescrite par l'officier ou les officiers qui ont ordonné ces travaux et le propriétaire n'aura aucun droit de -éclamation à ce sujet.

Manitoba

Maisons des ruelles de Toronto.

Dans une publication intitulée “Renseignements généraux relatifs à la Santé publique,” le Bureau de santé provincial, sur le sujet des habitations, s'exprime en ces termes:

“Les habitations ne devraient jamais être construites sur un terrain humide, On peut toujours au moyen de drainage assécher un terrain, Un emplacement humide est très dangereux car il occasionne le développement de diverses maladies, telles que la pneumonie et le rhumatisme, Une maison ne devrait jamais être construite sur un terrain qui a été exhaussé au moyen de fumier ou d’autres rebuts. Un terrain formé à l’aide de ces matières, et où s'introduisent les microbes des maladies qui se communiquent, devient une couche chaude qui se prête à leur Propagation. Les jeunes enfants qui habitent ces maisons souffrent, durant la saison d'été, du choléra infantile.

ART. 16.—]e Bureau provincial peut aussi, par tels règlements, autoriser et obliger les Bureaux de santé locaux, lorsque l'on découvre des eas de maladies dangereuses et fatales par nature, dans quelque maison ou dépendance servant temporairement d'habitation, située dans une localité malsaine où encombrée, où dont l'état est négligé ou malpropre, aux dépens et soins de tels Bureaux de santé locaux, à exiger que les habitants de la maison ou dépendance, temporairement occupée comme lieu de séjour, à en sortir et à se loger dans des granges, tentes où autre bon abri, dans quelque autre endroit plus salubre, et cela jusqu'à ce que les Bureaux de santé locaux aient ordonné et surveillé l'emploi des mesures voulues pour le nettoyage, la ventilation, la purification et la désinfection de la dite maison ou «lépendance,

Nouveau- Brunswick

ART. 25.—Quand le bureau local à découvert que

Era quelque bâtiment servant de maison d'habitation est

impropre à cette fin, et que la santé } lique pourrait en souffrire, il pett ordonner. par écrit, l’évacuatior + ce logis dans Un temps raisonnable, spécifié dans l'avis; cet ais devant être servi aux occupants de cette Maison, et, en cas de refus où de réoccu-

pation de l'habitation sans permission, le bureau local peut demander au shérif, au constable où à l'inspecteur de santé de faire exécuter les obligations d’un tel ordre,

ART. 26. Quand le bureau local apprend que quelque maison, édifice ou cave, lot ou terrain vacant, est devenu une menace pur Ja santé publique, il peut donner avis au possesseur ou à l'occupan. si aucun, les obligeant à faire disparaître la cause de Ja plainte décrite

£ ts

en cet avis ets'il ya négligence, ce bureau local peut alors faire dis-

paraitre ce danger. S'il n'y a pas d’occupant, et si le propriétaire ou les propriétaires ne résident pas dans le territoire sur lequel s’étend la juridiction du bureau local, un tel avis peut être inséré, sous forme d'annonce, dans un ou plusieurs journaux de l'endroit, ou publié par voie d'affiche publique, si aucun journal n'existe en cette localité.

72a.—Personne ne doit garder où emmagasiner des chiffons, des os, ou d’autres déchets dans aucun bâtiment servant d'habitation, ou sur aucun immeuble dans les limites de la municipalité, à moins que ces objets ne soient déposés dans un local convenable, approuvé par le médecin de la municipalité. 76a.—L'officier de santé, ou tout inspecteur d'hygiène, agissant par ordre de l'officier de santé de la municipalité, peut, en aueun temps du jour ou de la nuit, aussi souvent qu'il le juge nécessaire, entrer dans une maison d'habitation, maison de rapport où des chambres sont louées, où dans une buanderie, si le propriétaire ou les employés résident dans l'immeuble, ou dans tout autre maison que le dit fonctionnaire a raison de croire encombrée ou occupée par plus de personnes que ne le permettent les lois de l'hygiène. Si, après inspection, il est trouvé que ces immeubles sont occupés par plus de personnes que ne le comportent les conditions du local, au point aw’il ÿ aurait danger pour la santé des occupants, et que les chambres à coucher de cette maison de rapport contiennent moins «le 400 pieds cubes d'air par adulte, ce local sera jugé encombré, et l'officier de santé peut prendre les mesures qu'il jugera nécessaire pour remédier au mal. Si les pièces ou les immeubles qu’ils oceupent sont dans un état de malpropreté, ou si quelque matière ou chose s’y trouve qui, de l'opinion de ce médecin peut devenir dangereuse à la santé publique, ou à celle des occupants de cette pièce ou de ces pièces, l'officier de santé peut obliger le propriétaire ou le locataire de l'immeuble à faire sortir les logeurs, ou à enlever ce qui cause la malpropreté, et à rendre par là ces pièces habitables pour des êtres humains. Si le propriétaire ou le locataire d'aucune telle maison d'habitation, de maison de rapport ou de buanderie, néglige ou refuse d’obéir aux ordres de l'officier de santé dans les vingt-quatre heures qui suivent l'avis, il sera passible de l'amende imposée par cette loi: et le médeein où l'inspecteur d'hygiène peut réclamer laide des constables et des agents de la paix, et de telles autres personnes qu'il croira utiles, et entrer dans telle maison d'habitation, maison de rapport ou buanderie, et en ordonner le nettoyage, et en éloigner les logeurs et toutes matières ou choses qui les rendent insalubres, et détruire tout ce qui est nécessaire à faire disparaître ou à enlever pour la conservation de la santé publique.

Ontario

Taudis dans les districts ruraux de l Mtario.

Cuébec ART. 40.—Quand on s'est assuré qu'une maison ou une autre habitation est malsaine, l'autorité de santé municipale peut obliger les habitants à s’en aller, et les empêcher d'y revenir avant qu'elle n'ait été rendue habitable en la manière prescrite par la loi

ART. 507.—En vertu du Code Municipal, le conseil municipal a le pouvoir d'autoriser les fonctionnaires du conseil à visiter et à inspecter toute propriété mobilière ou immobilière, ainsi que l'intérieur et l'extérieur de chaque maison, bâtiment ou autre édifice, pour s'assurer si, oui ou non, les règlements du conseil, sont exécutés: d’obliger les propriétaires ou les locataires de telles propriétés, bâtiments ou édifices à recevoir les fonctionnaires du conseil, et à répondre, suivant la vérité, à toutes les questions qui leur sont posées, sur l’observation de ces règlements municipaux.

ART. 543.—Ouvrir, clôturer, embellir, améliorer et entretenir, au dépens de la corporation, des squares, parcs ou lieux publies, destinés à favoriser la santé et le bien-être des habitants de la municipalité.

La loi de la santé publique de la Saskatchewan comporte, avec beaucoup de sagesse, que lorsque les règlements du Bureau de Santé publique sont en vigueur, ils priment tous les règlements municipaux. C'est pourquoi, les règlements concernant les dispositions hygiéniques à observer dans le contrôle et l’arrangement des maisons de rapport, en date du 29 janvier 1910, sont en vigueur en cette province. Ils devancent les règlements de quelques-unes des autres provinces en ce qu'ils comportent que les maisons de rapport qui se construisent actuellement, ne doivent pas occuper plus de quatre-vingts pour cent de la superficie totale du terrain sur lequel elles reposent. Mais si de telles maisons sont bornées de trois côtés par des rues ou des sentiers, il est permis de bâtir sur quatre-vingt-dix pour cent du lot. C'est là certainement un grand pas dans la bonne direction, mais ce n'est pas encore assez

Saskatchewan

Le minimum de hauteur d’une chambre à coucher est de 8 pieds, et 500 pieds cubes d’espace d’air par logeur. Les fenêtres doivent ouvrir sur l'extérieur, et leur superficie ne doit pas être inférieure à 12 pieds carrés.

Un autre clause excellente des règlements établis sous l'empire de la Loi de la Santé Publique comporte ce qui suit:

Toute maison ou partie de maison servant de lieu d'habitation qui, par raison de son état, dû, soit au manque de place suffisante, au besoin de réparations, à sa tenue malpropre, à l’humidité de sa situation, au renvoi d’eau défectueux, ou à l’absence de conduites d'eau hygiéniques, est, d'après l'opinion de

l'officier de santé ou du commissaire, impropre à servir d'habi-

tation humaine, doit être déclarée et placardée comme ‘“ inss-

lubre et impropre à l'habitation.”

Un tel placard ne devra pas être enlevé sans la permission de l'officier de santé ou du Commissaire, et pas avant qu’une telle maison d'habitation n'ait été remodelée, nettoyée ou réparée de façon à la rendre propre à être habitée, et acceptable aux fonctionnaires susmentionnés.

Toute cave, sous-sol ou partie de sous-sol, ou toute maison ou bâtiment servant d'habitation à des êtres humains qui sera reconnue humide par suite d'infiltration par les murs, des conduites d’eau en mauvais état, des tuyaux de renvoi deseaux, de citernes, puits, gouttières, canaux pour eau de pluie, ou de toute autre cause quelconque, sera considérée comme un danger.

À ce sujet, le Dr. M. M. Seymour, commissaire de l'hygiène publique dit: “ Le placardage des immeubles a eu pour effet de faire exécuter les améliorations propres à rendre les logements habitables.

En ce qui concerne le tracé d’un emplacement de ville, la province de la Colombie-Britannique a, dans son code municipal, une disposition qui n'a pas encore été adoptée, si je ne me trompe, par aucune autre province. Elle comporte ce qui suit :

249.—Tous les arpentages ultérieurs des lots à bâtir compris dans les limites d’une ville, ou des propriétés voisines de cette ville, par les propriétaires ou autres, seront soumis à l’approbation de l'ingénieur de la ville et au maire, quand la ville à son ingénieur, ou à l'approbation du maire, quand la ville n’a pas d'ingénieur à son service: et aucun plan de tels arpentages ne sera enregistré, s’il ne porte pas un tel certificat d'approbation; mais une telle approbation ne devra pas être refusée sans raison.

250.—L'ingénieur de la ville, quand celle-ci a un tel employé, ou le maire, si la ville n’a pas d'ingénieur à son service, peut approuver la subdivision d'aucune propriété déjà subdivisée en lots à bâtir, et chaque plan de subdivision de ces lots doit être certifié par l'ingénieur de la ville, ou par le maire, quand la ville n’a pas d'ingénieur à son service, comme ayant été approuvé, avant qu’il puisse être enregistré.

La Loi Municipale de l'Ontario comporte que les conseils des cités, villes et villages ont le pouvoir de faire des règlements concernant les habitations situées sur les rues étroites:

1. Pour régulariser l'érection ou l'occupation des habitations sur les rues étroites, sentiers ou allées, ou dans les quartiers encombrés ou insalubres, et pour empêcher, dans le cas

HABITATIONS INSALUB\ 8 51

des villes dont la population excède 100,000 âmes, la construc-

tion d'habitations ou le remodelage d’autres maisons pour

telle fin, si ces bâtiments donnent sur une ruc de moins de 40

pieds de largeur, à moins que cette rue n'ait été dûment pré-

parée et acceptée par la municipalité pour servir de chemin public.

On pourra se faire une idée de l'activité du Bureau de Santé de Winnipeg par un extrait du rapport du Dr. A. J. Douglas, médecin de la ville,* qui, au sujet des nouvelles lois, écrit ee qui suit :

“La législature a modifié la Charte de la ville en conférant à celle-ci le pouvoir d'établir des règlements pour définir, régulariser, gouverner et contrôler tout ce qui touche au volume d'air, à la ventilation, aux constructions à l'épreuve du feu, à la salubrité, à la dimension des salles, À la disposition des corridors de service publie, à la position; au nombre et au genre des urinoirs, bassins de toilette ou cabinets d’aisance, des appartements ordinaires, ou des maisons de location; la partie de tout lot que devront occuper tels appartements ou maisons de location; et le droit de faire toute chose et de prescrire de temps à autre tous les règlements nécessaires et relatifs À a santé et au bien-être des occupants de tout appartement ou de toute maison de location.’

“Règlement No. 5850, concernant les maisons de location. Le réglement, bien que n'étant pas aussi étendu que nous l'eussions désiré, sera, sans doute, d'une grande utilité lorsqu'il s'agira de construire de nouvelles maisons de location (dont il fait le plus mention) et améliorera de beaucoup les conditions hygiéniques de pareilles maisons. ”

“La clause relative à l'occupation des sous-sols dans ces maisons de iocation, comme lieux d'habitation, rendra service à ce Département, ainsi que ces parties du règlement qui traitent de la commodité ou des changements à apporter à ces maisons pour les transformer en logements de rapport. ”

“La clause qui defend de construire des maisons de location en bois à plus de deux étages de haut, est également digne de remarque.”

En terminant ce travail imparfait et incomplet st qui n’est qu'une ébauche d’un autre plus élaboré et plus étendu, renferinant un rapport des conditions telles qu’elle. : xistent aujourd’hui au Canada, je puis attirer l'attention sur le fait que, sauf quelques cas, les bureaux de santé ont fait peu de chose, n’ont même rien fait pour empêcher l'existence des maux actueis, Ils n’ont pas, en

*Rapport Annuel du Bureau de Santé de la ville de Winnipeg, 1909.

général, mis en acte les pouvoirs dont ils sont maintenant revêtus, mais, lor-qu'ils les ont mis en exercice, je suis heureux de dire qu’il y a eu de bons résultats.

En ce qui concerne le sujet de l'habitation, le Dr. Fremantle, médecin du comté de Hertford a dit récemment ce qui suit :

“Nul bureau de santé ne peut justifier de son existence, j'entends un bureau de ville, s'il n’a pas à sa disposition des règlements définis pour empêcher le développement de ces défectuosités qui seront si coûteuses plus tard, tant à l'individu qu'aux autorités établies, C’est un fait avéré que de l'état sanitaire des maisons particulières, surtout de celles des classes pauvres qui sont moins à même de s'occuper elles-mêmes des réparations de leurs logements, dépend la santé de l'individu, et, en conséquence, celle de la nation.

C'est un principe, admis dans notre existence nationale, que le logement de la classe ouvrière est un des besoins les plus urgents dont nous devions tenir compte dans notre législation domestique; et, comme on le reconnait, à l'heure actuelle, nous n'avons pas fait un pas dans la voie du progrès en cette matière, nonobstant l'expérience acquise de cinquante années, el qui nous a fait voir l'énorme perte d'argent et de vies, pour avoir laissé s'implanter dans nos grandes villes l’établissement d'habitations malsaines. Remontant, en conséquence, à l'origine de cet état de logement insalubre, nous arrivons à conclure qu'en établissant certains principes, ayant trait non seulement à l'économie interne de la construction des maisons, mais à la corrélation des différentes habitations entre elles, nous pourrons empêcher, d’une manière notable, le développement de ces conditions morbides du logement, à l'avenir.”

Tracé d’un Plan de Ville

Je me permets d'aller un peu plus loin et je déclare qu'aucun gouvernement ne saurait justifier son existence, À moins qu'il ne donne à cette importante question un soin tout particulier, en plaant dans le livre des statuts une loi, conférant pleins pouvoirs aux municipalités des villes, pourétablir des règlements à l'effet de traiter la question des habitations insalubres de toutes les classes de la population, et le droit non seulement de contrôler, mais même de diriger le tracé du plan de la ville et des faubourgs; car, à cette période de notre croissance, le village d'aujourd'hui sera la ville de demain, et le faubourg d’une ville se trouve incorporé dans celle-ci avant que nous aÿons eu je temps de nous en apercevoir. Les péchés d’omis-

sion des autorités m inicipales rurales, aussi bien que eeux cle comi sion du prévoyant spéculateur sur immeubles, deviennent un fardeau pour la grande ville, Si les autorités urbaines ont été forcées— l'avis ne sert de rien—de construire et d'établir un plan suivant les données fournies par l'expérience, leur action est wlors une valeur, [ne s'agit pas de bâtir et de tracer des plans d'une manière extra- Vagante, mais de procéder conformément à la « igesse,

On trouvera ci-après un exposé succinet du travail qui s'effectue dans l'intérêt de la salubrité des habitations, et du trasé des plans de villes en pays étrangers et en Grande-Bretagne, où, par suite des conditions locale: les fautes du passé ont été constamment ruppelées au publie et 4x autorités.

Ce qui suit est une sorte d'esquisse du procédé que poursuit l'Allemagne :

(a) Tracé du plan de ville ‘b} Construction de maisons de location modèles: (e) Encouragement aux constructions particulières et &uUX sociétés coopératives de construction :

Démolition des habitations ins ilubres, soit par ja déstruetior des vieilles maisons de rapport et leur ren:placement par d'autres, nouveau modèle, soit par des édifices pour bureaux d'affaires ou des parcs. Réparations des habitations en ‘xistence pour les rendre salubres.

Du même coup, les grandes villes allemandes 'efoscst da débarrasser leurs résidences du pêle-mêle des bois se. :: 3 masures, hôtels de famille, casernes, et de les relés er bourgs, pour grouper dans le centre les édifi travail de réforme est appelé quelquefois le “ Zo. "At ment dit “classification Par zones.” Plus une si4 Hors centre, moins il y a de maisons par acre, et moins eile: &: La zone ne suit pas une ligne nettement définie, elle pou ir gnée à une étendue quelconque.

lemagne

Certains conseils municipaux pourraient prendre modèles sur Cologne. En cette ville, les maisons du centre ne doivent pas dépasser cinq étages, plus une mansarde: à l'extrémité de la ville aucune habitation ne peut avoir plus de trois étages de haut, ni occuper plus de quarante pour cent du lot sur lequelelle s'élève, En Saxe, en 1900, tous les règlements tels qu'établis à Cologne, ont été rendus obligatoires pour toutes les villes. Que nos villes canadiennes seraient dans des conditions supérieures À celles d’aujourd’hui, dans cinquante ans d'ici, si elles adoptaient, dès maintenant, et mettaient en vigueur, des règlements si pleins de sagesse !

Lf

——————— RE PP Pomme

NME 27

Les municipalités allemandes cherchent à placer leurs maisons de façon à y obtenir le plus de soleil possible; elles ont soin de réserver assez d'espace pour établir des pares, des terrains de jeux et des jardins. Ces règlements mettent un frein à la spéculation; ils ont la haute main sur la maison du constructeur, tandis qu'ils laissent la plus grande liberté possible à l'individu qui veut construire pour lui-même; par ce procédé on encourage l’habileté individuelle.

Les intérêts de la population sont sauvegardés, quand il y a construction de maisons en masse: la municipalité ne prélève qu’un revenu modéré sur l’argent qu’elle a prêté; les terrains ne sont loués que pendant un certain nombre d'années, avec entente que les bâtiments y construits seront la propriété de la ville à l'expiration du bail; la ville a, de plus, la faculté d'acheter la propriété ou d’annuler le bail en cas de nécessité.

Avant de quitter cette partie de mon sujet, je dirai un mot des méthodes adoptées en Belgique. Grâce au développement d’un service complet d. trains rapides à bon marché pour le transport de l’ouvrier, les campagnes voisines d’une ville sont converties en villages, et le travailleur de la ville devient ainsi un habitant du faubourg. En ce pays, le billet d'aller et retour de l'ouvrier (douze parcours) de six milles chacun, coûte moins de vingt-cinq cents par semaine; le psreours de douze milles coûte trente cents. Moyennant cinqua:te cents par semaine, il peut se faire transporter à tentre milles de la ville. La réduction du prix de ces billets a eu pour effet d'élever la vente annuelle de 1,200,000 à 4,100,000 dans l’espace de dix années,

Le professeur Emile Vander-elder, ecrit ce qui suit sur le travail:

Belgique

“Entrez dans Hesbaye ou la Flancre, par n'importe quel côté, vous apercevrez le pays parsemé de maisons blanches à toitures rouges, quelques-unes sont détachées, d’autres sont rassemblées et forment des villages populeux. Si vous passez une journée au village—j'entends un de ces villages où il n'existe pas d'industries locales—vous y verrez à peine un ouvrier adulte, et vous serez tenté de croire que la population se compose seulement de vieillards et d'enfants. Mais, le soir, le tableau change. Imaginez-vous que vous êtes, par exemple, à douze ou treize milles de Bruxelles, dans une petite gare du Brabant, disons Bixensast, Genval, ou LaHulpe. Un train d'une longueur au-dessus de l'ordinaire, composé presque tout entier de voitures de troisième classe, arrive. Par les portières prestement ouvertes, un essaim d'ouvriers poussiéreux. les vêtements tarhés, couvrent tout le quai de la gare et se préci-

pitent vers les sorties, chacun cherchant à passer des premiers,

pour courir à son foyer où l'attend un bon souper. De quart

d’heure en quart d'heure, depuis le coucher du soleil jusqu’à une heure avancée de la nuit, les trains se succèdent, se soula-

geant d’une partie de leur humaine marchandise à tous les vil-

lages échelonnés sur le parcours de la voie; à chacune de ces

localités descendent des maçons, des plâtriers, des paveurs, des charpentiers, leurs sacs d'outils sur le dos.

Le jour où les chemins de fer canadiens de toute description auront suivi l'exemple de la Belgique, et établi un service de trains rapides à prix réduits et fourni un siège à chaque voyageur, nous ne serons pas loin de la solution du problème des maux qu’engendrent les habitations insalubres, et nous Pourrons constater que le rapide développement du plan des maisons suburbaines pour la classe ouvrière aura fait disparaître les conditions insalubres actuelles.

Aux Etats-Unis, les villes de Washington, Denver, Cincinnati, Cleveland, ont commencé le travail de l’amélioration. La récente ordonnance du conseil municipal de la ville de Saint-Louis peut denner une leçon profitable aux autorités municipales du Canada.

Cette ordonnance ce lit ainsi:

Etats-Unis

“UNE ORDONNANCE CONSTITUANT UNE COMMISSION AYANT POUR OBJET IE TRACÉ D'UN PLAN DE LA VILLE ET LUI CONSACRANT VINGT-CINQ MILLE DOLLARS POUR DÉFRAYER $ES DÉPENSES."

“L'Assemblée Municipale de la ville de Saint-Louis arrête

ce qui suit:

ARTICLE 1.—Il est, par les présentes, créé une Commission dénommée La Commission du Plan de la Ville; elle sera composée de vingt-et-un citoyens, y compris le président du conseil de ville ex-officio, le président de la Chambre des Délégués e xofficio, le président du Bureau des améliorations publiques exofficio, le Commissaire de la voirie ex-officio, et le Commissaire des pares ex-officio, qui seront nommés par le maire et qui agiront sans indemnité de services.

ARTICLE 2.—La Commission a pour attributions de:

1. Faire investigation sur les conditions physiques actuelles de Saint-Louis

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