‹ L'œuvre de LimogesChapitre 42 sur 118 · MASSACRE DES INNOCENTS · texte numérisé non relu

MASSACRE DES INNOCENTS

« Alors Hérode, voyant qu’il avait été joué par les Mages, entra dans une extrême colère, et il envoya tuer tous les enfants qui étaient dans Bethléem, et dans tout le pays

(1) « Refert Cassiodorus, in Historia tripartita, quod in Hermopoli Thebaïde dicatur esse arbor quæ vocatur Persidis, valens in salutem multorum, si fructus aut folium, aut pars corticis collo ægrotantium alligetur. Cum ijitur beata Maria cum filio in Egyptum fugeret, hæc arbor usque ad terram inclinata est, et Christum suppliciter adoravit ». Legenda aurea , de Innocentibus.

D’après Y Évangile de la Nalivité el de l'enfance du Sauveur , cet arbre serait un palmier dont une branche

L’ÉMAILLERIE LIMOUSINE

d’alentour, de deux ans et au-dessous, selon le temps dont il s’était soigneusement enquis des Mages ». (S. Matth., c. 11, v. 16.)

Cette scène est représentée sur l’un des panneaux de la châsse de Cluny (voir planche XXXIV, figure 409). A la voix d’Hérode, assis sur un trône et poussé par le diable qui apparaît derrière lui sous la forme d’un chien, deux soldats enlèvent deux pauvres enfants tout nus, un troisième en arrache un autre des mains d’une mère pour l’égorger à son tour. Dans le fond, une jeune femme lève ses bras en signe de douleur.

On remarquera le costume des soldats : la cotte d’armes, d’une seule couleur, ne couvrant pas les bras, dégageant le cou et fendue latéralement, ne dépasse pas les genoux ; elle est posée sur le haubert de mailles ; les épées sont courtes et à pointes arrondies.

La même scène se retrouve sur la châsse de M. de Boissière-Lagravère, à Montauban. Hérode est assis sur un trône, un sceptre à la main; deux serviteurs, mais qui ne portent point le costume de soldats, tiennent chacun un enfant qu’ils vont massacrer ; un autre en soulève un troisième en l’air, il va le jeter à terre et l’écraser aux pieds d’Hérode.

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