ÉLISABETH DE BOURBON (femme de Philippe IV
Munich. Pinacothèque, 788.
Toile. H. 112, L. 84.
a reine Élisabeth est vue de trois quarts, à mi-corps, tête nue, les cheveux frisottés, une plume dans le chignon, s’élevant au-dessus de la tête. Elle porte une fraise de dentelle et une robe noire sur laquelle descend un collier de perles blanches. Dans la main droite, elle tient son éventail ; dans la gauche, son mouchoir. Dans le fond, une draperie rouge qui jette son reflet sur le visage. Le tableau provient de la galerie de Dusseldorf.
Le portrait est de la main de Rubens, mais inférieur à celui de Philippe IV, son pendant. Il doit avoir été fait lors du séjour du peintre à Madrid, en 1628-1629.
Le musée de l’Ermitage à St. Pétersbourg (n° 56o) possède une répétition du présent tableau (Toile. H. 112, L. 83).
La galerie impériale de Vienne (n° 1170) possède une copie du buste de ce portrait (Panneau. H. 48, L. 40).
Smith (Catalogue. II, 23o et 906) dit qu’une autre copie de ce portrait, achetée de lord Bentinck, en Oldenbourg, fut importée en Angleterre par
M. Murch, en 1827 ; présentée en vente, en 1828, et retirée.
La Spécification des tableaux de la mortuaire de Rubens mentionne, sous le n° 116, “ Un pourtrait de la Royne. «
Gravures: V. S. 173, Pontius (sans les mains), i632 ; I73bis, Guil. de Tielt ; 176, P. De Jode ; 177, Anonyme (Franciscus Hoejus exc., i63q) ; 178,
N. Viennot. Non citée : Anonyme (Le Blond exc.). Toutes les estampes
citées après celle de Pontius sont copiées d’après cette dernière.
Il existe de la même princesse une gravure par Louys, sans nom de peintre, visiblement inspirée par le portrait de Rubens. Le buste de la reine, habillée et coiffée de la même manière, est entouré d’un riche encadrement de fleurs et de feuillage (V. S. 182, pendant du portrait de Philippe IV, V. S. 181).
Photographies : (du tableau de St. Pétersbourg) A. Braun ; (du tableau de Vienne) Loewy.
Voir planche 285.