HÉLÈNE FOURMENT SUIVIE D’UN PAGE
Gravé par R. EARLOM.
Pl. 290
châtain très clair ; ramenés sur le front, ils pendent dénoués et bouclés le long
des joues. Au cou, un collier de grosses perles blanches ; aux oreilles, des
pendants de perles semblables d’une grosseur exceptionnelle. Elle est vêtue d’une robe de velours noir sur laquelle passe un fichu de gaze blanche. Sur le devant, la x'obe ouverte est taillée en carré, avec un noeud rouge au fond de l’échancrure.
La peinture est extrêmement légère ; elle couvre à peine la couleur jaune clair du fond. Les chairs, plus soignées, manquent quelque peu de modelé et de relief dans les traits du visage. Le fond est formé d’un frottis noir sur jaune clair qui perce. Les yeux sont très grands, le nez régulier, le bout un peu saillant. Elle n’est pas trop grosse, les chairs sont transparentes.
Peinte entièrement de la main du maître, peu de temps après le mariage.
D’après Smith (Catalogue. II, 6ig; IX, 3g3), le tableau a appartenu aux collections Pasquier, Praslin, Robit et S. Clarke. Dans la vente de ce
dernier (Londres, 1840), il fut adjugé à Brown pour 2g5 livres sterling.
Le musée d’Anvers possède une répétition de ce portrait à mi-corps, les deux mains visibles, la droite tenant la robe, la gauche une branche de
muguet. Dans le fond, on aperçoit une colonne et le ciel gris, légèrement nuageux. Cette œuvre est attribuée à Daniel Mytens ; elle tient beaucoup de Van Diepenbeeck, dont elle a les pâles couleurs.
g43. HÉLÈNE FOURMENT