LÉON X, PAPE
(iq75-i52i.)
Anvers. Musée Plantin. Salle III, n° 17. Panneau. H. 63, L. 48.5.
e pape est représenté en buste, vu de trois quarts. Il calotte et vêtu du camail écarlate, bordé d’un liseré d’élève, sommairement retouché par Rubens dans la tête et dans le liseré blanc.
est coiffé de la blanc. Travail carnation de la
(1) Bulletin Rubens. II, 259.
(2) GACHARD : Histoire politique et diplomatique de Pierre-Paul Rubens. Pp. 65 et 7t.
Peint entre 1612 et 1616 pour Balthasar Moretus, au prix de 14 florins 8 sous (Voir notre n° 882).
Gravure : V. S. 228, Luc Vorsterman (en médaillon).
976. PORTRAIT ÉQUESTRE DU DUC DE LERME (Ministre de Philippe III, mort en iÔ25).
endant son premier séjour en Espagne, Rubens fut chargé par le duc de Lerme, premier ministre de Philippe III, de peindre son portrait équestre. Il y travailla pendant les mois d’octobre et de novembre i6o3. Le 19 octobre, le chargé d’affaires du duc de Mantoue à la cour d’Espagne écrit de Valladolid à son maître : « Le duc de Lerme m’ayant écrit d’envoyer le Flamand à Ventosilla, domaine de Son Excellence, où le Roi se trouve continuellement et qui est situé à quinze lieues d’ici, pour qu’il y achève un portrait équestre que le Duc lui a commandé, et qui, au jugement de tous, est supérieurement réussi dans ce qui est fait jusqu’à présent, je me suis décidé à y aller encore une fois moi-même avec lui, ce qui n’augmentera pas beaucoup la dépense, afin de presser autant que possible une décision relativement à ces charges (1). « Dans ce portrait, le Duc était représenté en cuirasse. Une lettre de Domitio Péroné à Bélisaire Vinta nous apprend ce détail. - Annibal Iberti, dit-il, le vieux agent de Mantoue, se trouve ici, à la cour, depuis vingt jours, non pour des affaires, mais pour accompagner un jeune peintre flamand, envoyé par le Duc pour offrir un carrosse à la Reine. J’apprends que ce jeune homme a été appelé par le Duc pour faire de celui-ci un portrait en armure à cheval (2). « Le duc de Lerme était fort content de son portrait et fut reconnaissant au duc de Mantoue du plaisir qu’il lui avait fait par l’intermédiaire de Rubens (3).
Le portrait du duc de Lerme devint la propriété du roi d’Espagne, probablement par la confiscation des biens du favori, en 1618. Dans l’inventaire des tableaux appartenant à la couronne d’Espagne, dressé en 1621, nous le trouvons mentionné en ces termes : « Un portrait du duc de Lerme à cheval de quatre varas de haut, garni d’un cadre de bois de sapin, or et noir,
(1) Ch. RUELENS : La Correspondance de Rubens. I, 2 1 3 .
(2) Ibid. P. 217.
(3) Ibid. P. 222.
original de Rubens. -> En i635, on le trouve mentionné dans la galerie royale de Valladolid. Cette même année, il fut rendu à la famille du duc de Lerme. On ne sait s’il existe encore dans la famille. Cruzada Villaamil rapporte qu’il a entendu dire que le portrait du ministre de Philippe III se conservait naguère dans le village de Dénia, au château du marquis de ce nom, descendant du duc de Lerme (i).
Suivant jean Rousseau, le portrait se trouve chez le duc de Médina Celi (2).
Le Louvre possède un dessin, représentant un guerrier cuirassé à cheval, qui pourrait bien être une étude pour le portrait équestre du duc de Lerme.