‹ L'œuvre de P. P. Rubens; histoire et description de ses tableaux et dessins (volume 2)Chapitre 177 sur 302 · MARIE DE MÉDICIS · texte numérisé non relu

MARIE DE MÉDICIS

e catalogue de la galerie du duc de Buckingham mentionne : « La peinture de la reine de France assise sous un baldaquin. H. 1 pied g pouces, L. 2 pieds. «

Dans la vente Quiryn van Biesum (Rotterdam, 171g, n° go), on adjugea un portrait de la Reine-Mère à 46 florins.

Dans la vente Guillaume II (La Haye, i85o et i85i), un portrait d’Anne d’Autriche fut vendu sous le nom de Marie de Médicis. C’est le portrait qui a passé au musée d’Amsterdam avec la collection Van der Hoop (Voir plus haut p. 124).

Le Louvre, le British Muséum et l’Albertine de Vienne possèdent des portraits de Marie de Médicis, dessinés par Rubens.

Le n° 164 de Voorhelm Schneevoogt mentionne une gravure de Paul Chenay cl’après le dessin que possède le Louvre. Le n° i63 est une estampe gravée par André Pauwels d’après Nicolas Van der Horst pour le livre de de la Serre : Histoire curieuse de tout ce qui c’est passé à l’ Entrée de la Reyne Mère du Roy très chrestien dans les villes des Pays-Bas.

iooi . MARIE DE MÉDICIS.

Louvre. Salle Lacaze, 100. ') »jl *t(- :!//l 7, j

Toile. H. 1 8 1 , L. 126. Forme ovale.

a reine est représentée assise, vue de face. Dans la main droite, elle tient le sceptre ; dans la main gauche, une corne d’abondance et des balances. Ses cheveux flottent sur les épaules, elle porte sur la tète une couronne civique et dirige le regard au ciel ; deux génies la couronnent. Elle pose le pied sur la pointe d’une lance et sur un casque. Sur une tunique bleue, bordée d’hermine, elle porte un vêtement amaranthe et un manteau jaune d’or, doublé d’écarlate. C’est une femme puissante, mais vulgaire et à tout prendre assez déplaisante. Le tableau est largement brossé, la couleur est riche, mais la figure est trop surchargée d’attributs, trop peu naturelle de pose et d’expression.

Peinture d’atelier, largement retouchée par le maître. Les carnations de la reine, les draperies, les génies, le fond ; tout montre les retouches de sa main. C’est en somme un morceau grossier, sans grande valeur. La ressemblance avec la reine est tellement imparfaite qu’il y a lieu de mettre en doute que le tableau soit bien dénommé.

L’époque de son exécution est douteuse, elle tombe probablement entre 1620 et 1625.

Elle appartenait en 1827 à Henry, de Paris, et provient de la collection Galitzin.

Gravures : L. Elameng, 1875 ; E. Yon (Gazette des Beaux-Arts, 1870. I, 399).

Photographie : A. Braun.

Marie de Médicis.

Voir encore l'Histoire de Marie de Médicis nos 730 à 754 et le Mariage de Henri IV et de Marie de Médicis n° 762.

ioo2. PIC DE LA MIRANDOLE

Anvers. Musée Plantin, salle III, n° a8.

Panneau. H. 63, L. 49.

e savant est vu de profil. Un bonnet rouge couvre ses cheveux longs retombant sur les épaules. Il est vêtu d’un habit rose sur lequel passe une tunique bleu clair. Portrait sommairement retouché par Rubens dans les carnations du visage.

Fait d’après le portrait de YElogia Virorum Doctorum de Paul Jove. Peint entre 1612 et 1616, pour Balthasar Moretus, au prix de 14 florins 8 sous (Voir n° 882).

ioo3. JACQUES MOERENTORF

(Père de Jean Moretus, + i558).

Anvers. Musée Plantin-Moretus, salle II, n° 1.

Panneau. H. 62,5, L. 48,5.

l est représenté en buste, vu de trois quarts. Il est âgé de soixante ans environ. Ses cheveux sont rares et ramenés sur le front, sa barbe est grisonnante. Il porte un étroit col tuyauté, un habit noir bordé de fourrure. Dans la main droite, il tient un papier. La tète, le col, la main et le papier qu’elle tient sont peints par Rubens, le reste par un collaborateur.

Portrait exécuté vers i633 pour Balthasar Moretus, au prix de 24 florins, d’après un tableau original, contemporain du modèle, que possède le musée Plantin-Moretus (Voir n° 882).

Photographie : Jos. Maes.

Phototypie : Jos. Maes (dans Max Rooses : Plantin imprimeur Anversois).

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