‹ L'œuvre de P. P. Rubens; histoire et description de ses tableaux et dessins (volume 2)Chapitre 179 sur 302 · MAXIMILIEN ARCHIDUC D’AUTRICHE · texte numérisé non relu

MAXIMILIEN ARCHIDUC D’AUTRICHE

Gravé par J. SUYDERHOEF.

Pl. 304

ioo6. JEAN MORETUS I

(Imprimeur anversois, Gendre de Plantin, 1543-1610).

Anvers. Musée Plantin-Moretus. Salle II, n° i5.

Panneau. H. 64,8, L. 5o,5.

e célèbre imprimeur est vu en buste, de trois quarts : cheveux grisonnants, coupés ras, barbe courte sur les joues, allongée au menton ; col plissé, habit en riche étoffe noire. La tête est faite par Rubens, le reste par des collaborateurs. Belle peinture, de couleur chaude et vigoureuse.

Peint entre 1612 et 1616 pour Balthasar Moretus, au prix de 14 florins 8 sous (Voir n° 882).

Photographie : J os. Maes.

Phototypie : Jos. Maes (dans Max Rooses, Christophe Plantin , imprimeur Anversois).

Jean Moretus I

Anvers. Cathédrale.

Panneau ovale. H. 47, L. 37.

ortrait qui surmonte le triptyque la Résurrection du Christ , ornant le monument funéraire de Jean Moretus à la Cathédrale d’Anvers (Voir notre n° 33g). En décrivant ce triptyque, nous avons déjà fait remarquer l’erreur de la tradition qui rapporte que le présent portrait fut copié par Guillaume Herreyns d’après celui du n° précédent, pour remplacer l’original transporté en France et perdu. Les volets du triptyque furent conservés par la famille Moretus de 1797 jusqu’en 1819 (1). Lorsque, en cette

(1) 14 januari 1797 zyn door ordonantie van de kerkmeesters de zydeuren van het stuk van den heer Moretus (hetgeen door de Fransen 00k uit dese kerk is weggenomen) door de werklieden afgedaen en geplaetst in de camer der voorschreven heeren tôt voorder orders.

19 dito. Is door de kerkmeesters goed gevonden volgens verzoek van jufvrouwen Moretus de voornoemde zydeuren ten hunnen huize in bewaernis te stellen (Memorieboek van O. L. V. Kerk. Copie fournie par M. Louis Theunissens).

dernière année, elle fit replacer ces deux pièces dans la cathédrale, elle fit sans doute remettre également en place le portrait qui doit lui avoir été confié en même temps que les volets.

Photographie : Jos. Maes.

1007. THOMAS MORUS (Homme d’Etat Anglais, 1480-1535).

Madrid. Musée, 1609.

Toile. H. io5, L. 73.

’est la copie d’un tableau de l’ancienne école, probablement de Holbein. La figure a encore la ligne dure du vieux maître et a conservé quelque chose de la sécheresse de sa couleur; mais, sous le pinceau de Rubens, la chair, sans perdre sa fermeté, s’est ramollie et réchauffée, l’œil s’est allumé, la figure est devenue plus vivante, plus mobile qu’elle ne l’était dans la peinture de Holbein. Sur la pelisse brune et sur les manches écarlates, les chauds reflets du maître flamand sont venus adoucir les tons unis du modèle. Thomas Morus, vu jusque près des genoux, la tète tournée de trois quarts, est appuyé contre un bahut sur lequel repose son coude droit. Les mains sont jointes ; dans l’une d’elles, il tient un papier. Il est coiffé du bonnet carré et enveloppé dans une large houppelande bordée de fourrure. Il a une bague à l’annulaire gauche.

La peinture ferme et chaude date du dernier temps du maître, de i63o à i635.

Le tableau provient de la collection d’Isabelle Larnèse.

Photographie : J. Laurent.

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