‹ L'œuvre de P. P. Rubens; histoire et description de ses tableaux et dessins (volume 2)Chapitre 181 sur 302 · NICOLAS V, PAPE · texte numérisé non relu

NICOLAS V, PAPE

Anvers. Muse'e Plantin-Moretus, salle III, n° 32.

Panneau. H. 63, L. 48.5.

u presque de profil et en buste. Il est coiffé de la tiare et porte un manteau jaune d’or sur un vêtement blanc. Travail d’élève, sommairement retouché par le maître.

(1) HERMAN Hugo: Le Siège de la ville de Breda. PP. 1 3 1 et 1 58

Le portrait n’est pas mentionné parmi ceux que Rubens peignit pour Balthasar Moretus, mais il est fort probable qu’il fut exécuté entre 1612 et 1616 (Voir n° 882).

ion. LE COMTE-DUC D’OLIVAREZ (Homme d’Etat Espagnol, 1587-1645).

Anvers, Collection Kums.

Grisaille. Panneau. H. 60, L. 43.

l est vu de trois quarts tel que Velasquez le peignit; il porte l’armure et au-dessus de celle-ci une large écharpe qui passe sur l’épaule.

Le portrait est encadré dans un médaillon entouré de feuilles de palmier, de deux torches allumées et de deux trompettes, symboles de la gloire. Au dessus du médaillon, un globe sur lequel sont posés un bâton de commandement, entouré d’un serpent, et un gouvernail, symboles de la politique prudente et habile. Au-dessus, une couronne d’oliviers garnie de deux ailes, symbole de la paix, et une étoile à six rayons, enfermées dans un cercle formé par un serpent qui se mord la queue, emblème de la gloire immortelle. L’inscription : Hespere , quis cœlo lucet felicior ignis ? traverse le cercle formé par le serpent. Au-dessous du portrait, les armoiries du comte-duc. A droite, un génie ailé, tenant la lance avec l’égide de Mercure et un hibou volant ; à gauche, un autre génie tenant la dépouille du lion de Némée et la massue d’Hercule, symboles de la Sagesse et de la Force. Dans le fond, en haut, une draperie et deux guirlandes de fruits.

Dans la grisaille, le portrait d’Olivarez est fait par à peu près ; le Comte y porte un pourpoint et une houppelande à fourrures, au lieu de la cuirasse. La gravure donne le portrait authentique, tel que Velasquez le peignit.

L’encadrement forme une superbe composition, datant de 1626 environ, entièrement de la main de Rubens.

La grisaille parut dans la vente Horion (Bruxelles, 1788), où elle fut adjugée à De Roy pour 124 florins. Dans la vente de la galerie Hamilton (Londres, 1882), elle fut achetée à 450 guinées par M. Winckworth qui la céda à MM. Bourgeois de Cologne ; ceux-ci la vendirent au propriétaire actuel.

Gravures: V. S. 263, Pontius (Inscription: * Ex Archetypo Velasquez. P. P. Rubenius ornavit et dedicavit L. M.) »

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