LE COMTE-DUC D’OLIVARÈS
Gravé par PAUL PONTIUS. \
Pl. 3o5
En 1640, Érasme Quellin dessina pour l’édition des œuvres de Luitprand, publiées par l’officine plantinienne d’Anvers, un portrait d’Olivarez, semblable au précédent. Les deux anges sur le rebord du socle disparurent, ainsi que les guirlandes de fruits dans le fond. Les attributs portés par les anges sont posés contre le socle. La copie est en sens contraire de l’original.
Le musée Plantin-Moretus, à Anvers, possède le dessin de cette gravure (V. S. 264) qui fut exécutée par Corneille Galle, le jeune. Elle porte la mention : « Pet. Paul Rubenius pinxit. «
Il existe encore une vignette d’illustration, représentant le comte-duc jeune, à longs cheveux, fortes moustaches et barbiche, un manteau sur l’épaule, portant un pourpoint sur lequel passent un baudrier et la Toison d’Or. Signée : * Rubens pinxit. Fortier sculp. - Voir planche 3o5.
1012. LE COMTE D’OPALINSKI.
|^|IS|j|oRTRAiT attribué à Rubens et connu seulement par la gravure. Le w personnage est vu de trois quarts ; la figure est raide et mesquinement
rendue. Il porte un manteau ouvert bordé de fourrure et une écharpe en ceinture. Il est placé dans un encadrement bien rubénien: en haut, deux génies tenant une couronne et une torche; sur les côtés, deux cariatides; en bas, dans le coin gauche, des instruments de guerre d’aspect barbare; dans le coin à droite, des symboles des Sciences et des x\rts.
Le cadre est probablement dessiné par Rubens ; le portrait semble fait d’après un autre maître. Titre : « Christophorus Cornes de Bnin de Opalenski palatinus Posnaniensis regnique Poloniæ primi ordinis senator Tremensis Osecensis Medilesensis gubernator ad contrahendum nomine sacræ regiæ majestatis Poloniæ et Sueciæ matrimonium suprema cum potestate in Galliis legatus. "
Gravure: V. S. 265, Luc. Vorsterman. Sans nom de peintre.
ioi3. MICHEL OPHOVIUS
(Évêque de Bois-le-Duc, dominicain, +1637).
La Haye. Musée, 21 5.
Toile. H. ni, 5 L. 82,5.
ichel Ophovius, de l’ordre des Dominicains, fut sacré évêque de Bois-le-Duc, en 1626 ; après la prise de cette ville, en 1629, il vint habiter Anvers, d’où il passa à Lierre. Il mourut dans cette dernière ville en 1637. On dit qu’il était le confesseur de Rubens.
Dans son portrait, il est vu de face à mi-corps, portant le costume des Dominicains : froc blanc, manteau noir, le capuchon doublé de blanc et de rouge. Il peut avoir cinquante ans, sa barbe est courte et grisonnante, ses cheveux incultes. De la main gauche, il tient son manteau ; la droite est ouverte comme pour accompagner la parole. Le fond est clair. C’est un homme solide et une peinture solide. Sa tête brune et chaude est faite avec une larsfeur et une aisance extraordinaires. La lumière sur son vêtement blanc est
pleine de force. Dans les petits yeux, on voit pétiller la vie et l’esprit. C’est un lutteur taillé pour le combat, un missionnaire, un évêque comme il en fallait alors, songeant plus à l’offensive qu’à la défensive. La peinture, pleine de franchise et d’harmonie, avec un amour illimité de la vérité, est vivante, parlante, admirable.
Elle est de la main du maître et date de i63o environ.
Le portrait provient du couvent des Dominicains, à Anvers. Il portait l’inscription :