‹ L'œuvre de P. P. Rubens; histoire et description de ses tableaux et dessins (volume 2)Chapitre 25 sur 302 · LA PRISE DE TUNIS PAR CHARLES-QUINT · texte numérisé non relu

LA PRISE DE TUNIS PAR CHARLES-QUINT

Berlin. Musée, 798 G.

Panneau. H. 78, L. 120.

e tableau est à l’état de travail interrompu. Le côté droit est une simple ébauche, le côté gauche est plus avancé ; de sorte que l’on y voit comment Rubens ébauchait et continuait ses peintures. Sur un fond clair, il trace au pinceau de simples contours bruns, puis il pose quelques figures principales auxquelles il donne le ton voulu. Ici, l’on voit à gauche un homme en rouge qui hardiment enjambe des cadavres, un cavalier blanc sur un coursier de même couleur, un cavalier rouge qui tombe de cheval, un combat singulier entre un chrétien cuirassé qui tire son pistolet et un musulman qui tombe de cheval, comme l’Arabe de la Chasse aux Lions. Plus loin, il y a un guerrier qui frappe, un autre qui fuit, un troisième qui est percé. A droite, l’on voit des cavaliers et des piétons, tous coiffés de casques ; parmi eux, un guerrier gigantesque qui a saisi un Turc par la barbe et va le tuer. Vers le milieu, les troupes de l’empereur chargent les infidèles qui prennent la fuite. Dans la mêlée, on distingue Charles-Quint tel que Rubens le dessina d’après le Titien, dans une attitude calme, et le général des chrétiens, don

(1) JOHANNA SCHOPENHAUER : Ausflug an den Niederrhein ur.d Belgien, Leipzig, 1 83 1 . I. 221. Cité par J. J. MERLO: Kunst und Künstler in Kvln. Nachrichten, P. 383.

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