LA PUCELLE D'ORLÉANS
Cologne
e catalogue des tableaux délaissés par Rubens mentionne sous le n° i5g comme peinte par lui : « La Pucelle d’Orléans, sur toile. »
Le tableau appartenait naguère au banquier Schaaffhausen de . Johanna Schopenhauer le décrit ainsi :
« Pour terminer, je dois mentionner un tableau d’un grand effet, un portrait de grandeur presque naturelle de la Pucelle d'Orléans peint par Rubens. Ce tableau est venu à Cologne, il y a longtemps, donné en présent par le roi de France à l’archevêque. Un tapis rouge étendu, peut-être la paroi d’une tente, forme l’arrière-plan ; la vierge héroïque, une figure noble, svelte et ressemblant à un jouvenceau, couverte d’une armure de fer et d’une cotte de mailles courte, est agenouillée en prières devant un crucifix. A côté d’elle, un gantelet de fer. Les cheveux blonds descendent hors du casque sur le dos. Une .expression indescriptible, d’une souffrance cachée et muette, se reflète sur les traits doux, simples et presque rustiques de sa charmante tête. Il parait que le buste qui a été réfugié à Paris pendant la révolution et qui probablement est retourné à Orléans a servi de modèle au peintre, tant la ressemblance entre le tableau et cette œuvre est frappante (i). «