‹ L'œuvre de P. P. Rubens; histoire et description de ses tableaux et dessins (volume 2)Chapitre 270 sur 302 · QUI SCIENT UN ARBRE · texte numérisé non relu

QUI SCIENT UN ARBRE

Paris. Louvre, 464.

Panneau. H. 45, L. 84.

r un chemin, près d’une petite rivière, d’où s’élèvent des vapeurs, deux hommes scient un arbre. A gauche, deux femmes et un homme sont assis par terre, près d’un grand filet, suspendu à des branches en travers de la route, et tendu par un oiseleur qui tire à une corde. Sur une hauteur, à droite, un moulin et, dans le fond, le clocher d’un village. On

aperçoit dans le ciel le disque du soleil, éclairant tout d’une chaude lumière: la terre, l’eau écumante, les vapeurs et les rochers. Le paysage est légèrement peint ou plutôt frotté. Il nous montre les premiers rayonnements de la lumière, toute fraîche et riante dans les buées du matin et pourrait ainsi servir de pendant au Tournoi , du Louvre (notre n° 845), où le soleil couchant rougit de ses feux toute la nature.

Comme ce dernier tableau, il date de la fin de la carrière de Rubens, de i63g environ. Il est de la main du maître.

Lorsque Schelte a Bolswert le grava, il appartenait à Michel Blond, prolégat du roi de Suède en Angleterre.

En 1781, Joshua Reynolds le vit dans la galerie du prince d’Orange à La Haye.

Gravures.: V. S. 533, Schelte a Bolswert (Dédicace: Illustri viro Michaeli Blondo sacræ regiæ Suecorum majestatis ad serenissimum Magnæ Britanniæ regem prolegato, artis sculptoriæ omnisque artificiosæ elegantiæ amatori, archetypum possidenti hujus imaginis quam illi Ægidius Hendrickx L. M. D. C. Q.); M. A. Duparc dans le Musée français.

Voir planche 334.

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