‹ L'œuvre de P. P. Rubens; histoire et description de ses tableaux et dessins (volume 2)Chapitre 34 sur 302 · L’ABONDANCE · texte numérisé non relu

L’ABONDANCE

Paris. Collection du baron Edmond de Rothschild.

Toile. H. 228, L. 224.

rois femmes se tiennent auprès d’un gros pommier. Celle du milieu saisit des deux mains une branche de l’arbre ; elle a la poitrine nue et porte une draperie bleue; celle de gauche tient dans sa robe rouge relevée quelques pommes et poires ; la troisième est vue de dos, elle est agenouillée et arrache une branche chargée de fruits qu’un petit génie ploie pour la mettre à sa portée ; elle tient d’une main une corne d’abondance appuyée sur le sol. Sur le devant, il y a des fruits par terre ; il y en a aussi dans deux paniers placés à gauche et à droite. Dans le fond, on voit le pommier, un second gros arbre et deux autres plus minces. La peinture est chaude de ton ; sur les draperies de nombreux reflets se jouent.

C’est un travail d’élève, retouché par le maitre dans les chairs des femmes et dans les parties claires des vêtements. Le paysage est de Wildens ; les fruits sont de Snyders.

Le tableau date d’après i63o. Il fit longtemps partie de la galerie des ducs de Marlborough à Blenheim et avait été acheté à Paris par sir James Thornhill après la mort du premier duc. Il fut acquis de gré à gré, du duc acteul, par le baron Edmond de Rothschild, en 1884, pour la somme de 5oo,ooo francs. La même année, dans un rapport aux administrateurs de la National Gallery, sir Frédéric Burton, le directeur de la galerie, l’avait évalué à quarante mille guinées (i,o5o,ooo francs).

Gravure : V. S. 83, Jean Baptiste Michel, 1783.

Voir planche 261.

L'Abondance.

Il existe une gravure anonyme portant l’inscription : « P. Paulus Rubbens pinxit « et le n° 6, représentant trois anges volant et portant une corne d’abondance. L’un des anges lève les yeux au ciel. Au-dessous d’eux, un groupe de nuages. Cette feuille fait partie d’un livre gravé contenant 24 dessins académiques et publié par Pierre De Jode en 1629 (1). Toutes les planches

(1) Varie figure academiche. Novamente raccolte dal naturale con grandissima fatica, e spesa molto commode per la gioventu la quaele si diletta dal arte dal DlSEGNO messe in

du recueil ont le caractère rubénien; mais, dans l’exemplaire que nous avons sous les yeux, aucune ne porte le nom du maître. Il doit cependant avoir existé une édition antérieure où le nom de Rubens était mentionné et dans laquelle se rencontrait l’état de la planche Y Abondance, que nous décrivons.

Gravure : V. S. 81, Anonyme (P. De Jode).

L’Abondance et des Nymphes (Voir nos 65 1 et 652.)

La Paix et la Félicité d’un Etat.

La Paix, sous la figure d’une femme au buste nu, est assise au milieu de la composition; le bas du corps est couvert d’une draperie rouge. Quatre enfants jouent autour d’elle, deux sont assis par terre, le troisième est debout,

le quatrième couché sur les genoux de la mère ; tous recueillent les fruits

et les objets précieux tombant de l’urne que l’Abondance, debout à côté de la Paix, le buste nu, le bas du corps couvert d’une draperie jaune, répand de sa corne. De l’autre côté, à droite de la Paix, se tient la Justice, vêtue de noir, une épaule nue, une balance à la main, et l’Union, tenant un faisceau de baguettes et passant un bras autour du cou de la Paix. Au-dessus de celle-ci, un ange tient une couronne. A côté de la Paix, Mercure, le pétase sur la tête, le milieu du corps couvert d’une draperie rouge, joue de la guitare. Dans un pommier, derrière lui, folâtrent deux petits génies. Du côté opposé, à l’extrême gauche, la Guerre hideuse, aux ailes de chauve-souris, brandit une torche allumée. La Paix étend vers elle le caducée et la met en fuite. Sur le devant, du même côté, deux captifs enchaînés sont couchés par terre; derrière eux, des instruments de guerre et des drapeaux.

Le tableau trahit beaucoup de souvenirs d’œuvres rubéniennes. La Justice rappelle l’enfant Marie de Y Education de la Vierge-, les captifs, ceux des Funérailles de Décius-, le Mercure, celui de Y Education de Marie de Médicis. Mais l’œuvre n’est pas de la main du maître ; celui-ci n’y a pas touché. On pourrait l’attribuer avec quelque probabilité à Érasme Quellin.

luce da Pietro de Jode d’Anversa. Diversche figurer» wt de academia. Nu eei’st by een vei'gadert naei't lever», met groote moyte en oncost, seer bequaem voor aile jongelingen die hen oefenen in de Teeken-const. Int licht gebrocht • door Peeter de Jode plaetsnyder van Antwerpen. 162g.

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