MINERVE PROTÉGEANT LA PAIX CONTRE LA GUERRE
d’une table, Bacchus se tient, debout, la tête entourée de lierre, avec un verre de vin dans la main, tandis que Cupidon, qui se trouve sur le devant, enlève au guerrier l’épée qu’il porte à son côté. L’inconstance du bonheur terrestre est indiquée par la figure de l’Envie, s’avançant du fond sombre et tenant en main la torche de la Discorde. Le réalisme des figures détruit le charme poétique du sujet ; sous d’autres rapports le tableau est excellent. Il vaut 5oo guinées. Cochin, dans son Voyage d’Italie, mentionne cette peinture avec les plus vifs éloges. Elle se trouve dans le palais Brignoli à Gênes (i). *
Selon Goeler von Ravensburg, le tableau appartient actuellement à la duchesse de Galbera, à Paris (2).
Contrairement à ce qu’affirme Smith, les traits du soudard ne reproduisent pas ceux de Rubens, et sa belle ne ressemble pas davantage à Hélène Fourment. Rubens, n’ayant épousé sa seconde femme que lorsqu’il avait atteint l’âge de 53 ans, ne pouvait la représenter comme il le fait ici, dix ans auparavant.
Le tableau nous semble dater de l’époque italienne du maître.
Gravure: A. Gismondi.
Photographie : A. Braun. Exposition du palais Bourbon.