‹ L'œuvre de P. P. Rubens; histoire et description de ses tableaux et dessins (volume 2)Chapitre 71 sur 302 · UN FAUCONNIER REVENANT DE LA CHASSE · texte numérisé non relu

UN FAUCONNIER REVENANT DE LA CHASSE

remarque M. Henri Hymans, la mention de l’infante Isabelle sans l’archiduc Albert prouve que le privilège fut accordé après la mort de ce dernier, c’est-à-dire après 1621. Il existe de la planche anonyme attribuée à Corneille Visscher un premier état, sans inscription, et un second état postérieur, avec les mots « P. P. Rubens invenit. P. Soutman excudit. »

Voir planche 275.

Une Vieille femme tenant une chandelle.

Guillaume Panneels a gravé une vieille femme, présentant beaucoup d’analogie avec celle qui se rencontre dans le tableau précédent. Elle porte d’une main un couvet semblable à celui que nous voyons figurer dans le tableau de Dresde (notre n° 861) ; de l’autre main, un chandelier. Un enfant vient allumer sa chandelle à celle de la vieille femme. Derrière l’enfant, la Mort, sous forme de squelette. Cette gravure dit expressément que Panneels a peint le tableau qu’elle reproduit. C’est donc à tort qu’on a l’habitude de la faire figurer dans l’œuvre gravé de Rubens, quoiqu’il soit évident que Panneels s’est inspiré de la composition de son maitre.

Gravure : V. S. i33, G. Panneels. Inscription : « In Aula Reverendissimi ac Illustrissimi Principis ac Domini Dni Anshelmi Casimiri Archiepiscopi Moguntini, Electoris, etc. Roman: Imperii per Germaniam Archiconcellarii etc. Principis ac Dni sui Clement. haec pinxit Guillielmus Panneels Antverpiensis quondam Discip : Excellentissimi pictoris P. P. Rubenii i63i. 51 Au second état, l’éditeur Franc, van Wyngaerde, voulant faire croire que l’eau-forte fut faite d’après une composition de Rubens, ajouta le mot inv. (invenit) après les mots P. P. Rubenii.

La Rêveuse.

Dans le cabinet du duc de Richelieu se trouvait un tableau de Rubens que de Piles appelle La Rêveuse et décrit en ces termes : « C’est une jeune fille dont l’attitude est d’une personne fort occupée intérieurement : elle est assise, les genoux croisés, les mains sans action, dont l’une est posée négligemment sur la cuisse, et l’autre à moitié fermée semble soutenir sa tête qui est un peu baissée, et qui regarde en bas sans rien regarder, à la manière de ceux qui rêvent. Cette figure est la plus belle, la plus noble

et la plus gracieuse qu’on puisse voir, d’un dessein correct, d’un coloris admirable et d’un pinceau libre et vigoureux. Ce tableau a 5 pieds et demi de haut, et trois pieds et demi de large ; la figure en est grande comme nature, (i). «

Une Laitière.

Descamps mentionne dans la collection du comte de Vence, en 1753, un tableau piquant, représentant une Laitière (2).

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