L’ARCHIDUC ALBERT D’AUTRICHE
Toile. H. 1 1 7, L. 94.
est debout, vu de trois quarts et jusqu’aux genoux, la tête nue ; une main sur la garde de son épée, l’autre tenant les pans de son manteau court jeté sur les épaules. Il porte une riche fraise et un superbe costume de gala en soie blanche brodée d’or, avec l’ordre de la Toison d’or. Son chapeau, orné d’une plume et d’une aigrette, est déposé à côté de lui sur
(1) CRIVELLI : Giovanni Brueghel. P. 241.
(2) CRUZADA VlLLAAMIL : Op. cit. P. 38 r .
une table couverte d’un tapis rouge ; le fond est formé d’une draperie écarlate. Nous décrivons le portrait d’après la copie conservée à la confrérie de St. Michel, à Gand.
L’original, dit Smith, appartenait, en i83o, au comité Spencer. Selon le même auteur, il paraissait peint vers 1610. La date de la gravure et celle du paiement présumé nous font croire que c’est en 1614 que les portraits furent exécutés (1).
Le i3 octobre i6i5, Rubens reçut des archiducs 3oo florins pour deux portraits, l’un de l’archiduchesse Isabelle, l’autre de l’archiduc Albert, envoyés en Espagne au marquis de Siete-Yglesias, et 3oo autres pour une peinture de Notre-Dame avec l’enfant Jésus (2). Sont-ce les portraits gravés par Jean Muller ?
La confrérie d’escrime de St. Michel à Gand possède une copie des portraits d’Albert et Isabelle, gravés par J. Muller. Ces copies sont faites peu d’années après l’original.
M. Alexandre Robert de Bruxelles possède également des copies anciennes de ces portraits (3).
Gravure: V. S. igo, Joannes Muller (Dédicacé: Serenissimo et potentissimo Alberto Austriæ Archiduci, Burgundiæ duci, principi et domino Belgarum Joannes Muller sculptor devotionis ergo D. D. Ex archetypo Pétri Pauli Rubenii Serenitatis Suæ Pictoris. MDCXV).
Le buste de ce portrait a été copié par un graveur anonyme pour illustrer la Chronycke van de gantsche Werelt (Anvers. H. Verdussen, 1620) ; par un autre dans les Ne derlandsche Historien de Pieter Bor ; par J. Houbraken (V. S. ig3) ; par un Anonyme (V. S. 194).
Voir planche 279.
(1) SMITH: Catalogue. II, 1 1 2 5 .
(2) A Pietro-Paulo Rubens, pintor, 3oo florines, par dos retratos que a hecho, uno de la infante, mi Seiïora, y otro mio, los quales mande ynbiar à Espana al marques de Siete-Yglesias, y otros 3oo florines por una pintura de Nuestra-Senora con el nino Jésus. Brusselas, à i3 de ottobre de 1 6 1 5 . PlNCHART : Archives des Arts. II, J72.
(3) H. HYMANS : Histoire de la gravure dans l'école de Rubens. P. 72.