‹ L'œuvre de P. P. Rubens; histoire et description de ses tableaux et dessins (volume 3)Chapitre 101 sur 249 · L’INCRÉDULITÉ DE ST. THOMAS · texte numérisé non relu

L’INCRÉDULITÉ DE ST. THOMAS

Gravé par JAC. SCHMUTZER.

Pl. 119

est agenouillée devant le Sauveur, étendant les deux mains et le regardant avec affection et inquiétude. Devant elle se trouve un vase à parfum ; dans le fond s’étend un paysage où l’on distingue un gros arbre, des habitations, un lac et des montagnes.

La composition est gravée par François Van den Wyngaerde qui a inscrit sur sa planche P. P. Rubens invent. Cette inscription qui s’écarte de la formule ordinaire P. P. Rubens pinxit confirme le doute sur l’exactitude de l’attribution que fait naître la pauvreté de la composition.

Nous avons rencontré mainte peinture de ce sujet attribuée à Rubens ; pas une seule ne porte le cachet dü maître.

Dans la collection Six van Hillegom d’Amsterdam, il y en a une (Toile. H. 204, L. 180) qui, dans la vente Smith van Alphen (Amsterdam, 1810), fut vendue 2700 florins.

La galerie Liechtenstein (n° 704) possède un tableau (Panneau. H. 61, L. 85) et le musée d’Oldenbourg (n° ii5) en possède un autre (Panneau. H. 63, L. 122) où la même composition est placée dans un paysage attribué à Breughel de Velours.

Le 21 octobre 1718, on soumit au jugement des doyens de St. Luc à Anvers un tableau représentant le même sujet. Ils exprimèrent l’avis que l’œuvre n’était ni de Rubens, ni de Breughel, mais qu’elle était bien peinte (1).

La chapelle des Jésuites à Bruxelles possède un grand tableau représentant a même composition, seulement on y voit par terre le chapeau de paille du Christ.

Gravures : V. S. 415, Fr. Van den Wyngaerde ; 416, la même planche dans un passe-partout ; 417, A. Lommelin, 1673.

Le tableau du musée d’Oldenbourg a été photographié.

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