‹ L'œuvre de P. P. Rubens; histoire et description de ses tableaux et dessins (volume 3)Chapitre 109 sur 249 · L’ASCENSION DE JÉSUS-CHRIST · texte numérisé non relu

L’ASCENSION DE JÉSUS-CHRIST

ans un faisceau de rayons qui descendent obliquement du ciel, en perçant de gros nuages, le Christ vu de face s’élève, les bras étendus, la jambe gauche pliée. Une grande draperie recouvre une bonne partie de son corps et flotte en larges pans à sa gauche. Du même côté planent deux anges dont l’un montre le Christ du doigt.

Onze apôtres, la Vierge et une jeune femme se trouvent sur la colline d’où le Christ s’est élevé et le suivent des yeux. Un groupe de cinq de ces personnages se tient à gauche. Un d’entre eux est vu de dos et lève la main, un autre est accroupi. La Vierge, ayant St. Jean d’un côté et une jeune femme de l’autre, se trouve au milieu. Plus à droite est un autre groupe de trois apôtres, dont le plus en vue lève les deux mains au-dessus de la tête. A l’extrême droite, deux apôtres que l’on ne voit qu’en partie se trouvent plus bas, sur la pente de la colline. A gauche, celle-ci s’élève au-dessus des apôtres et les troncs de deux arbres y sont visibles.

Suivant Smith, ce tableau se serait trouvé dans l’église St. Jean de Malines (2). Nous ne connaissons aucun témoignage qui confirme cette assertion.

Gravure : V. S. 436, S\ a Bolswert. Une Ascension, composition indigne de Rubens, a été gravée par Bierweiler et attribuée au maître.

Dans la vente Tersmitten (Amsterdam, 1754) se trouvait, sous le n° 433 du catalogue, un dessin à la plume de l 'Ascension de Rubens.

Voir planche 120.

(1) Waagen : Treasures. II. 157.

(2) SMITH : Catalogue raisonné. IX, 5o.

L’ Ascension de Jésus-Christ.

Sujet d’un des plafonds de l’église des Jésuites, à Anvers (Voir notre n° 14). 353. LA DESCENTE DU SAINT ESPRIT.

Munich. Pinacothèque, 741.

Tableau cintré. Toile H. 470, L. 273.

ans le haut du tableau, on voit planer le St. Esprit qui darde des rayons de lumière à travers le cercle de nuages dont il est entouré. Vingt langues de feu flottent au-dessus de la tête des dix-huit personnes réunies. Elles se trouvent dans une espèce de temple dont on voit l’architecture à gauche ; à droite, on aperçoit un bout du ciel. Le groupe est placé en amphithéâtre sur trois degrés. La Vierge est au milieu du cercle des disciples. Huit sont derrière, un devant elle, un à sa droite et sept à sa gauche. Elle tient les mains jointes sur la poitrine. St. Pierre est à sa droite; St. Jean, vêtu d’un ample manteau blanc, est agenouillé devant elle; à gauche, un des assistants à moitié renversé étend les bras avec étonnement ; un autre les croise sur la poitrine, avec une expression d’adoration ; un troisième lève les mains jointes au ciel. Tous, excepté St. Pierre, dirigent les yeux vers le ciel pour voir le miracle et sont en admiration et en adoration à sa vue. Leur expression est pleine de piété et de naturel. Le groupe de gauche est largement et solidement composé ; celui du second plan est moins réussi. Les chairs mates, molles de contour, sans fraîcheur ni énergie, sont probablement noircies par des retouches. La lumière est chaude.

Le tableau fut fait, en 1619, pour le duc palatin Wolfgang-Guillaume de Neubourg qui le donna à l’église des Jésuites à Neubourg sur le Danube. Il formait le pendant de Y Adoration des Bergers , que possède également la Pinacothèque de Munich (Voir notre n° 149). Comme ce dernier, c’est un travail d’élève sommairement retouché par le maître.

Gravures : V. S. 438, P. Pontius, 1627 ; 439, Franc. Ragot ; 440, Anonyme; 441 (même sujet dans un hexagone), Anonyme (Huberti exc.). Le tableau est gravé dans le Catalogue raisonné et figuré de la galerie de Dusseldorf par Pigage et Mechel.

La gravure de Pontius, dont celle de Ragot n’est qu’une copie, diffère

du tableau ; elle est rectangulaire dans le haut et ne renferme que seize personnages ; certains détails dans les accessoires ont subi des modifications. „

La National Gallery de Londres possède le dessin fait pour la gravure de Pontius, probablement par le graveur lui-même.

Voir planche 121.

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