JÉSUS-CHRIST ET LES QUATRE PÉNITENTS
Gravé par VICTOR GREEN.
Pc. >3l.
chœur, du côté cle l’Évangile, sur le monument funèbre de Jérémie Cock et de sa famille. Il disparut du temps de la première république française.
Il reparut dans la vente de Vinck de Wesel (Anvers, 16 août 1814) où il fut adjugé, au prix de i65 florins, à Wolschot. En i832, il se trouvait, au dire de Smith (Catalogue. IX, 4), dans la collection de George VVatson Taylor. Actuellement (1887), il appartient à M. Charles Sedelmeyer, marchand de tableaux à Paris.
Selon Descamps, il était presque perdu au milieu du siècle dernier, par la négligence des fabriciens de l’église Ste. Walburge (1).
Le tableau a effectivement beaucoup souffert, les glacis en ont disparu. Mais le ravage des temps n’a rien pu enlever aux grandes allures de la composition. La figure du Christ a un air réellement triomphant. Pour autant qu’on peut en juger, la figure principale est de la main de Rubens, les anges sont retouchés par lui, les accessoires sont l’œuvre d’un collaborateur. Le tableau semble dater de i6i5 à 1620.
Malheureusement, l’inscription du tombeau de Jérémie Cock ne nous a pas été conservée. Les Liggeren de la gilde de St. Luc mentionnent deux confrères de ce nom, un négociant qui entra dans la confrérie, en 1643-1644, et un peintre qui fut admis, comme fils de maître, en i656-i657, tous deux par conséquent après la mort de Rubens. Ce n’est donc pas pour le tombeau de l’un de ces deux Anversois que fut fait le tableau.
Gravures: V. S. Nouveau Testament. 408, Remondus Eynhouedts ; 40g, Anonyme (J. C. Visscher exc.) ; 410, S. a Bolswert (même sujet, sans nom de peintre) ; 41 1, J. Witdoeck (même sujet, en petit, dans un ovale, sans les anges).
Une étude pour ce tableau fut adjugée dans la vente Hamilton (Londres, 1882), au prix de i5o guinées, à M. Winckworth. Elle mesurait 3o centimètres de haut sur 38 de large.
Dans les comptes de la succession de Rubens, nous voyons que deux copies, l’une du « Christ Triomphant, « l’autre d’une « Vénus avec Jupiter changé en Satyre, » furent données à Jean Colaes, maçon à Steen, à qui Rubens les avait promises, lors de l’entreprise des travaux exécutés à sa propriété dans cette commune.
Jadis, un tableau (Toile ; 5 pieds 4 pouces, sur 4 pieds 3 pouces) de la même composition se trouvait au palais Pitti, à Llorence (2).
(1) DESCAMPS: Vies des peintres, I. 32 1.
(2) SMITH: Catalogue. II, 5 1 5 .