‹ L'œuvre de P. P. Rubens; histoire et description de ses tableaux et dessins (volume 3)Chapitre 131 sur 249 · SAINT AMBROISE ET L’EMPEREUR THÉODOSE · texte numérisé non relu

SAINT AMBROISE ET L’EMPEREUR THÉODOSE

Gravé par J. SCHMUTZER.

Pl. i33

appartenir à ce maître. Les têtes des personnages pas plus que le groupement ne rappellent sa manière.

Gravure: V. S. 44. J. B. Michel, d’après un tableau appartenant à Sir Edward Swinburne.

La Charité chrétienne.

Anvers. Musée des Hospices civils, 55.

Esquisse. Panneau. H. 28, L. 42.

Dans cette esquisse, on voit le Christ ressuscité, entièrement nu, à l’exception d’une bande de toile sur le milieu du corps. Il tient la croix d’une main et tend l’autre vers un groupe de trois enfants nus qui lui sont amenés par leur mère. Celle-ci est debout, derrière eux, portant deux nourrissons. C’est une robuste femme aux cheveux blonds dénoués qui dirige ses regards vers le Sauveur. Dans le fond, on voit encore deux enfants vaguement peints. A gauche, six administateurs d’hospice, habillés de leur toge noire, les uns à genoux, les autres debout, rendent hommage au Christ en adoptant les enfants pauvres qu’il leur recommande. Le fond est composé d’un bâtiment.

C’est un travail rapidement fait ; les chairs sont traitées dans des tons très clairs, d’une peinture mince. Il n’est pas impossible que la pièce soit de Rubens, mais bien plus probablement, c’est le travail d’un de ses élèves, de Van Diepenbeeck peut-être. Rubens n’a jamais exécuté cette composition ni aucune autre, où les administrateurs d’une fondation ou d’un établissement quelconque sont représentés en corps. Le groupement ni la peinture n’ont d’ailleurs pas assez de mérite pour devoir être attribués au maître.

L’esquisse provient de l’orphelinat pour garçons établi jadis au Marché aux Chevaux, à Anvers.

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