LES MIRACLES DE SAINT FRANÇOIS DE PAULE
Dresde. Muse'e, 967.
Esquisse. Panneau. H. 64,5, L. 73.
int François de Paule plane dans les airs, les regards dirigés vers le ciel, une main levée à la hauteur de l’épaule, l’autre à la hauteur de la ceinture. A gauche s’élève un bâtiment, dont on voit la porte d’entrée, flanquée de deux colonnes. Un escalier, montant de la droite, y conduit. Devant la porte de l’édifice se trouvent un roi et une reine de France, avec différents hommes de leur suite. A droite, sur les degrés de l’escalier, se tiennent plusieurs personnages implorant le saint. A gauche, des soldats, des femmes et des hommes ; l’un de ces derniers est monté sur la base d’une colonne et se retient au fût. En contre-bas de l’escalier, on voit plusieurs malades et possédés qui viennent implorer leur guérison par l’intervention du saint. Un possédé, les jambes levées, les bras étendus, tenant dans les mains des cordes rompues, s’agite convulsivement, il est maintenu par un jeune homme, penché au-dessus de lui ; à côté de lui,
à droite, une femme démoniaque s’arrache les cheveux et se démène terriblement ; à gauche, un malade, étendu sur une civière, est entouré de ses proches, un homme et deux femmes ; l’une de celles-ci enlève le drap qui le recouvrait.
La composition rappelle de la manière la plus frappante celle des Miracles de St. Benoît. Le malade étendu sur la civière a la plus grande analogie avec le Christ de la Trinité du musée d’Anvers. A gauche et à droite, on a ajouté au panneau primitif une bande de n centimètres de largeur.
L’esquisse est peu avancée, elle est ébauchée au bistre avec quelques taches de couleur dans les draperies. Elle est de la main de Rubens et date probablement de i632 environ. Elle fut acquise en 1741 dans la collection Wallenstein à Dux.
Photographie : A. Braun.
43iBISb LES MIRACLES DE SAINT FRANÇOIS DE PAULE.
Vienne. Muse'e de l'académie des Beaux-Arts, 776.
Esquisse. Panneau. H. 118, L. 82. (Copie.)
existe une copie d’une seconde esquisse de cette composition notablement différente de la première. L’attitude du saint est la même ; dans le groupe, devant l’entrée du palais, une dame se tient à côté de la reine. L’escalier aboutit à une voûte, sur laquelle on passe pour atteindre l’entrée du palais. Les personnages sur les degrés diffèrent de ceux qu’on voit dans l’esquisse de Dresde. On y distingue une femme qui se penche par dessus le barreau garnissant le palier formé par la voûte, une mère portant un nourrisson et tenant un second enfant par la main, une autre qui lève son enfant sur les bras étendus, un aveugle reproduisant l’Élymas de Raphaël, d’autres personnages encore. Les groupes des malades au premier plan diffèrent également, surtout celui de la possédée : celle-ci étend les bras en croix, au lieu de s’arracher les cheveux d’une main. La peinture est cintrée dans le haut.
Waagen décrit un tableau (Panneau. H. 108, L. 76), faisant- partie de la collection Morrison et représentant la même composition. Il dit que le dessin est soigné et le coloris extraordinairement puissant (1).
Photographie : Victor Angerer.
(1) WAAGEN : Treasures. IV, 106.
43iter. LES MIRACLES DE SAINT FRANÇOIS DE PAULE.
Vienne. Académie des Beaux-Arts, 647.
Panneau. H. 64, L. 49. (Copie.)
l existe, en copie, une troisième composition de cette esquisse, à l’Académie des Beaux-Arts, à Vienne. La voûte au milieu de la composition manque. Un peu en arrière du couple royal, deux femmes se tiennent sur un balcon, comme dans le St. Bavon. La pose du démoniaque couché par terre est en sens inverse de celle qu’il a dans l’esquisse du musée de Dresde et dans le n° 776 de l’académie de Vienne. Celle de la possédée est également différente ; elle ne s’arrache pas les cheveux et n’étend pas les bras en croix, mais semble vouloir s’enfuir. Les personnages sur l’escalier sont également tout autres ; sur le degré inférieur, un Franciscain est agenouillé.
La pinacothèque de Munich, n° 763, possède une seconde copie de cette esquisse (Panneau. H. 64, L. 49).
Gravure: V. S. 44, A. Lommelin.
Photographie : Victor Angerer.
Voorhelm Schneevoogt mentionne encore (n° 46) un St. François de Paule à genoux. Une tiare papale environnée d’anges, qui forment un cercle en se tenant par la main, parait suspendue au-dessus de la tête du saint, à côté duquel sont deux bêches à remuer la terre. Il cite une seconde estampe (n° 46), gravée par Richard Collin, où le saint tient un bâton des deux mains. Aucune des deux gravures anciennes ne porte le nom de Rubens : l’attribution est donc fort hasardée. La dernière représentation du saint cependant a été gravée par Spitz, à Liège, avec le nom de Rubens (V. S. Portraits, 3oo).