LE CHRIST AU JARDIN DES OLIVES
Gravé par PIERRE DE BAILLI U.
Pl. 92
C’est assurément l’exemple le plus caractéristique de la grande liberté que prenait Rubens avec ses propres compositions, lorsqu’il les faisait interpréter par la gravure. Il se souciait toujours moins de leur reproduction exacte que de la manière dont le burin pouvait faire valoir ses créations. Il sacrifiait ou ajoutait des détails et des personnages lorsque ces changements contribuaient à la beauté de l’estampe.
Voir planches 4 et 5.
263bis. LA RÉSURRECTION DE LAZARE.
Paris. Musée du Louvre, 692.
Panneau. H. 35, L. 28.
uisse de la composition précédente. Outre de légères variantes dans :s accessoires, on y voit un apôtre derrière le Christ, à l’extrême roite, qui a été omis dans le tableau.
L’esquisse est de la main du maitre. Elle a été léguée au Louvre, en 1876, par M. le vicomte de Ségur Lamoignon.
Il existe une esquisse en grisaille de ce tableau (H. 68, L. 52) qui a paru dans plusieurs ventes, ayant toujours pour pendant une grisaille de la Cène de Rubens. Les deux pièces ont été vendues ensemble dans les collections suivantes :
Jacques de Wit (Anvers, i5 mai 1741), 6i5 florins, à Bostraeten.
Tonneman (Amsterdam, 1754), i35o florins, à Braamcamp.
Braamcamp (Amsterdam, 1771), 1700 florins, à de Bruyn.
Jacob de Bruyn (Amsterdam, 1798), g55 florins, à Beekman.
Chez Christie (Londres, 1826), 100 guinées.
Ces deux esquisses sont probablement les modèles d’après lesquels Boëce a Bolswert exécuta ses gravures.
Jésus chez Marie et Marthe.
Panneau. H. 64, L. 60.
Le Christ est assis entre Marie tenant un livre et Marthe debout parlant au Sauveur. Le fond est formé par un joli paysage, soigneusement exécuté
et représentant un parc peuplé de différents animaux. A droite, on voit, à travers une porte ouverte, la cuisine de la maison. Les figures, délicatement faites, forment la seule partie qui offre de la ressemblance avec un travail de Rubens ; mais l’attribution au maître ne nous paraît point justifiée. Le tableau a passé dans les ventes suivantes :
de Calonne (Paris, 1788), retiré à 4800 francs.
Bryants (Londres, 1795), 33o livres sterling.
Bryants (Londres, 1798), 25o livres sterling.
Rynders (Bruxelles, 1821), i35o florins.
Pourtalès (Londres, 1826), i5i livres sterling.
J. Smith (Londres, 1828), 170 livres sterling.
Munro (Londres, 1 juin 1878).
Il appartient actuellement à Sir Henry Barron, ancien secrétaire de la légation anglaise, à Bruxelles. Il a figuré à l’exposition Néerlandaise des Beaux-Arts, Bruxelles, 1882.
Photographie : C. Neyt, à Bruxelles.