‹ L'œuvre de P. P. Rubens; histoire et description de ses tableaux et dessins (volume 4)Chapitre 18 sur 284 · Un homme nu, ayant les deux bras noués derrière le dos · texte numérisé non relu

Un homme nu, ayant les deux bras noués derrière le dos

11. Un homme nu, couché sur le genou gauche et tenant des deux mains un bâton derrière le dos.

12. Un homme vu par derrière, ayant un manteau sur l’épaule droite et tenant un bâton de la main gauche.

13. Un homme nu, assis sur une pierre, se soutient sur le bras droit.

14. Une femme nue voltige avec un voile qui lui couvre les hanches. P. de Jode fec.

15. Un homme assis sur une élévation, couvert d’un drap, et vu par le dos, se soutient sur un bâton.

16. Un guerrier coiffé d’un casque, et vu par le dos, tire son glaive du fourreau.

17. Un homme nu, couché sur le côté gauche, et vu par le dos, tient un bâton de la main droite.

18. Une femme toute nue, couchée sur le dos, sur un matelas, et ayant la main droite sur son sein. N. Lauwers fec. et exc.

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Frontispice de IMPERATORUM ROMANORUM Numismata Aurea.

Gravé par J AC. DE BIE

Pl. 356.

ig. Un homme couché sur le dos, et ayant les pieds liés par une corde qui les soulève en l’air, tient les deux mains sur sa tête.

Aucune de ces planches ne rappelle des figures rubéniennes et, malgré l’inscription de la première, rien ne prouve que l’attribution de ce livre de dessin soit mieux fondée que celle des deux précédents.

Gravure: V. S. Suites 68, Nie. Lauwers, Corneille Galle et Pierre De Jode.

i23o. Les Palais de Gênes.

Rubens fit paraître, en 1622, un recueil d’architecture contenant la façade, les plans et les coupes de douze demeures de riches Génois. Les planches étaient gravées par Nicolas Ryckemans, dont la première porte le nom. Rubens avait recueilli, c’est-à-dire acheté, les dessins à Gênes; peut-être les avait-il retouchés quelque peu, pour en rehausser l’effet. Dans la préface, imprimée en tête du volume, il fait connaître son intention de contribuer par cette publication à faire remplacer l’architecture gothique, qu’il qualifie de barbare, par le style classique, dont il voit les plus dignes modèles dans les églises des jésuites, élevées au commencement du 17e siècle, à Bruxelles et à Anvers, ainsi que dans les palais ou hôtels de Gênes, élevés, au siècle précédent, dans le même style, celui de Vignole. C’est donc l’architecture des jésuites, ou ce que l’on a appelé le style de Rubens qu’il préconise et qu’il veut faire adopter par ses compatriotes en leur faisant connaître les modèles italiens. Il cherchait également à faire pénétrer chez les particuliers le goût de se construire des demeures plus artistiques et plus somptueuses. Lui-même, comme on sait, donna l’exemple d’une construction de ce genre. Son hôtel seigneurial, et celui que Gérard Seghers se fit bâtir à la place de Meir, sont peut-être les seuls bâtiments élevés de son vivant qui montrent des traces de l’influence exercée par les conseils de Rubens. En général, il ne réussit pas à faire pénétrer l’architecture pseudo-classique dans sa patrie, il n’aboutit qu’à alourdir le style de la renaissance flamande, qui avait doté les Pays-Bas de tant de chefs-d’œuvre d’élégance. Ce résultat peu louable se constate dans les parties décoratives de mainte façade anversoise datant du 17e siècle.

Voici la préface que Rubens fit imprimer en tête de sa publication (1) : Au bienveillant lecteur,

Nous voyons, dans nos contrées, vieillir et disparaître peu à peu le style (1) Al benigno lettore,

Vediamo che in queste parti, si và poco à poco invecchiando & abolendo la maniera

d’architecture que l’on nomme barbare ou gothique; nous voyons certains beaux esprits introduire, au grand honneur et embellissement de la patrie, la vraie symétrie, celle qui se conforme aux règles établies par les anciens Grecs et Romains. Nous en voyons l’exemple dans les églises magnifiques que la vénérable compagnie de Jésus vient d’élever dans les villes de Bruxelles et d’Anvers. Si la dignité de l’office divin méritait que l’on construisît d’abord les temples en un style meilleur, il ne faut pas, cependant, que l’on néglige les édifices privés, qui, dans leur ensemble, forment le corps de la cité. D’ailleurs, la commodité de l’emménagement dans un édifice concorde presque toujours avec la régularité et la beauté de la forme. Je crois donc faire une œuvre méritoire pour le bien public dans toutes les provinces en-deçà des monts, en publiant les dessins de quelques palais de la superbe ville de Gênes, dessins que j’ai recueillis pendant mon voyage en Italie. Et comme cette république est gouvernée par la noblesse, les habitations y sont très belles et très commodes, mais plus propres à loger les familles, quelque nombreuses qu’elles soient, de simples gentilshommes que des cours de princes souverains, tels que sont, par exemple, le palais Pitti de Florence, le palais Farnèse à Rome, la chancellerie à Caprarola et une foule d’autres, en Italie, ou encore le fameux palais bâti par la Reine- Mère au faubourg de St. Germain,

d’Architettura, che si chiama Barbara, 6 Gothica ; & che alcuni bellissimi ingegni introducono la vera simmetria di quella, conforme le regole de gli antichi, Græci e Romani, con grandissimo splendore & ornamento délia Patria; corne appare nelli Tempii famosi fatti di fresco dalla venerabil Società di Jesu, nelle città di Brusselles & Anversa. Li quali se per la dignità del Ufficio divino meritamente doveano essere i primi à cangiarse in meglio ; non perô perciô si devono negligere li edificii privati, poi che nella quantità loro subsiste il corpo di tutta la città. Oltra che la commodità delli edificii quasi sempre concorre colla bellezza e meglior forma di quelli. Mi è parso donque di fare una opéra meritoria verso il ben publico di tutte le Provincie Oltramontane, producendo in luce li dissegni da me raccolti nella mia peregrinatione Italica, d’alcuni Palazzi délia superba città di Genova. Perche si corne quella Republica è propria de Gentilhuomini, cosi le loro fabriche sono bellissime e commodissime, à proportione più tosto de famigle benchè numerose di Gentilhuomini particolari, che di una Corte d’un Principe assoluto. Corne si vede per essempio nel Palazzo de Pitti in Fiorenza, & il Farnesiano in Roma, la Cancellaria, Caprorola, & infiniti altri per tutta l’Italia, si corne ancora la famosissima fabrica délia Regina Madré nel borgo di S. Germano à Parigi. Li quali tutti eccedono di grandezza, di sito e spesa, le facultà di Gentilhuomini privati. Mà io vorrei servire al uso commune, e più tosto giovare à molti ch a pochi. Et perciô faremo la distintione di questa maniera, che chiamaremo Palazzo di un Principe assoluto, quello che haverà il Cortile in mezzo, & la fabrica tutta attorno, di capacità competente ad allogiar una Corte : &

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