‹ L'œuvre de P. P. Rubens; histoire et description de ses tableaux et dessins (volume 4)Chapitre 19 sur 284 · TOM LS SEX COMPREHENSA · texte numérisé non relu

TOM LS SEX COMPREHENSA

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THEOLOG. ET CONCIONAT.

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Frontispice de BIBLIA SACRA.

Gravé par JEAN COLLAERT.

Pl. 357

à Paris. Tous ces derniers, par leur grandeur, leur situation et les sommes qu’elles ont coûtées excèdent les ressources d’un gentilhomme particulier. Mon but est d’être utile au bien-être général, et je voudrais rendre service à plusieurs plutôt qu’à un petit nombre. En conséquence, voici comment j’établis la distinction. J’appelle palais d’un prince souverain celui qui aura au milieu un espace vide avec des bâtiments tout autour, un édifice dont la capacité soit telle qu’on puisse y loger une cour. D’un autre côté, j’appellerai palais ou maison de particulier, quelque grand et riche qu’il puisse être, un édifice ayant la forme d’un cube solide avec un salon au milieu, ou reparti en appartements contigus, ne prenant pas leur lumière au centre, tels que sont pour la plupart les palais de Gênes. Il est vrai que, parmi les édifices dont je donne le plan, quelques-uns, surtout parmi ceux de la campagne, possèdent de petites cours intérieures, mais ils ne ressemblent pas à ceux dont j’ai parlé plus haut. Dans ce petit travail, je donnerai donc les plans, élévations et façades, avec leurs coupes dans les deux sens, de quelques palais recueillis par moi à Gênes, non sans difficulté et dépenses; ayant eu la bonne chance de pouvoir me servir en partie du travail d’autrui. J’ai marqué les chiffres des mesures dans chaque compartiment, non point partout, mais là du moins où on a su se les procurer. Si quelquefois ces dimensions ne correspondent pas exactement aux mesures du compas, il faudra s’en servir avec discrétion et excuser le dessinateur et le graveur, qui ont été gênés par l’exiguité des plans. Il est bon encore d’avertir que les quatre points de l’horizon ne sont pas placés dans l’ordre accoutumé, en allant du levant vers le couchant, mais en

in contrario sarà detto da noi Palazzo ô casa privata, pur grande e bella ch’eila si sia, quella che havrà la forma di un cubo solido con salone in mezzo, o vero repartito in apartamenti contigui sensa luce fra mezzo, corne sono la maggior parte tutti li Palazzi Genovesi. E ben vero che tra questi edificii ch’io vi rappresento, sono alcuni ch’anno de Cortilotti particolarmente di villa, ma non sono di quella maniera che si è detta di sobra. Se daranno donque in questa mia Operetta le piante alzati e porfili con li loro tagli in croce, d’alcuni Palazzi da me raccolti in Genova, con qualque fatica e spesa & alcun buon ricontro di potermi prevalere in parte delle altrui fatiche. Ho posto li numeri & misure de ciascun membro, non per tutto, mà dove si hanno potuto havere : li quali quando tal volta non correspondessero cosi à punto aile misure del Sesto, bisognarà in cio usar délia discretione, & iscusar il dissegnatore & intagliatore, per esser le figure alquanto minute. Sarà ben ancora d’advertire, che le quattro Reggioni non sono poste dordine consueto, girando di Levante verso Ponente, ansi al roverscio, derivando quest o inconveniente dalla stampa. Egli è pero un scrupolo di poca consequenza. Non habbiamo posti li nomi delli Padroni, perche ogni cosa in questo mondo

contre-partie, inconvénient que donne la gravure. Mais c’est de peu d’importance. Je n’ai pas inscrit les noms des propriétaires de ces édifices, parce que toute chose en ce monde

Permutât dominos , et transit in altéra jura.

En effet, quelques-uns de ces palais ont déjà été aliénés par leurs premiers possesseurs , et j’avoue du reste que les dessins ne portaient point de noms, à l’exception de deux qui ont été mis par hasard, je crois pour être les plus connus de la Strada Nuova. Pour le surplus, je m’en rapporte aux planches ; si, d’aventure, on trouve qu’elles sont en petit nombre, elles n’en auront que plus de mérite, car ce sont les premières que l’on aura recueillies, jusqu’à ce jour pour être publiées. Tout commencement est faible ; ma tentative donnera peut-être à d’autres l’occasion de faire davantage.

Pierre-Paul Rubens.

Dans cette préface, Rubens dit que les palais qu’il a fait graver ne portent point le nom des propriétaires, à l’exception de deux, dont, par hasard, ce nom se trouvait inscrit sur les dessins qu’il avait achetés. Dans sa lettre du ig juin 1622, il annonce à Pierre Van Veen, qu’il a publié un livre d’architecture des plus beaux palais de Gênes, avec les plans contenant, environ 70 feuilles. Il ressort de ces deux témoignages que Rubens ne publia, en 1622, que la partie de l’ouvrage qui se compose de 72 planches, représentant douze palais, dont deux seulement portent le nom du propriétaire. Son livre portait le nom de Palazzi di Genova , sans plus et sans adresse d’imprimeur. La première planche portait le nom du graveur Nicolas Ryckemans.

Il existe des Palazzi di Genova six éditions différentes. Nous décrivons les trois premières d’après les exemplaires que nous possédons.

i° Palazzi di Genova , sans nom d’imprimeur-éditeur et sans date, avec une dédicace « A Carlo Grimaldi « datée du 29 mai 1622, la préface « Al benigno lettore » et l’approbation du censeur Laurent Beyerlinck. Ce livre

Permutât dominos & transit in altéra jura

Si corne alcuni de questi Palazzi si sono già alienati dalli primi loro possessori, & à dire il vero, appresso li dissegni non c’erano i nomi, eccetto di due che si sono posti, corne io credo à caso, per esser notissimi in strada nova. Del resto vi rimetto aile figure; le quali si torse pareranno poche, saranno perp lodevoli, per esser le prime che siano fin adesso comparse nella luce publica: è si corne ogni principio è debbole, daranno forse animo ad altri di far cose maggiori.

Pietro Paolo Rubens.

Frontispice de LUDOVICI BLOSII OPERA.

Gravé par CORNEILLE GALLE, le père.

Pl. 358

comprend 72 planches, représentant les plans et façades de dix palais désigné s par les lettres A — K et de deux palais, portant le nom de Carlo Doria et Augustino Pallavicino. C’est celui que Rubens publia en 1622.

2° Palazzi di Genova. Rubens, lui-même, ou un éditeur anonyme, fit paraitre ensuite, probablement peu après l’apparition du volume primitif, 67 planches représentant les plans et les façades de dix-neuf palais et de quatre églises de Gênes. Tous les palais portent le nom de leur propriétaire, les églises celui de leur saint patron. Cette seconde partie fut jointe à celle que Rubens publia en 1622, le tout forme ensemble une deuxième édition. On ne rencontre guère ces deux parties isolément. Les 67 planches nouvelles sont ajoutées aux 72 planches primitives avec un second titre : Palazzi di Genova. Elles sont montées sur onglets. On rencontre des exemplaires de cette édition, contenant les i3g planches, sous le titre: « Palazzi di Genova con le loro plante ed alzati da P. Paolo Rubens delineati.

3° Palazzi Moderni di Genova raccolti e designati da Pietro Paolo Rubens. In Anversa, Appresso Giacomo Meursio. Anno MDCLII. La préface « Al benigno lettore * et l’approbation du censeur Laurent Beyerlinck composent les liminaires. La première partie de cette édition, publiée par l’imprimeur Jacques Van Meurs, sous le titre que nous venons de transcrire, comprend d’abord les 67 planches de la seconde partie des palais, imprimées sur papier de grandeurs différentes et en partie emmargées ; puis, sous le titre: « Palazzi Antichi a: Genova raccolti e designati da Pietro Paolo Rubens. In Anversa. Appresso Giacomo Meursio. Anno MDCLII, » les 72 planches de l’édition primitive imprimées sur papier conforme. Il est à remarquer que la désignation de Palazzi moderni , appliquée à l’une, et de Palazzi antichi , appliquée à l’autre série, est absolument arbitraire, les palais n’étant pas plus anciens dans l’une série que dans l’autre.

40 Palazzi Antichi di Genova raccolti e designati da Pietro Paolo Rubens. In Anversa. Appresso Giacomo Meursio Anno MDCLXIII . Sans préface, sans approbation du censeur; les 72 planches primitives sous le titre que nous venons de transcrire. Ensuite, sous le titre: « Palazzi Moderni di Genova raccolti e designati da Pietro Paolo Rubens. In Anversa , Appresso Giacomo Meursio. Anno MDCLXIII , « les 67 planches postérieures, imprimées sur papier de grandeurs différentes; les petites planches montées.

5° Une édition, avec les mêmes titres, parut chez Elenri et Corneille Verdussen, à Anvers, en 1708.

6° Une dernière édition parut, en 1755, à Amsterdam et Leipzig, chez Arkstée et Merkus, sous le titre : « Architecture italienne contenant les plans et

élévations des plus beaux palais et édifices de la ville de Gênes , levé et dessiné par le célèbre P. P. Rubens , troisième édition , augmentée d’un abrégé de la vie de l’auteur.

Les différentes parties des exemplaires des éditions de i652 et i663 sont parfois reliées dans un autre ordre que celui que nous avons indiqué (i).

Gravure : V. S. Suites, 29, Nicolas Ryckemans.

(1) Voir BRUNET: Manuel du libraire (Article Rubens); CH. Ruf.LENS: Pierre Paul Rubens, Lettres et Documents, p. 101; HERMAN RlEGEL: Beitràge \ur niederlàndischen Kunstgescliichte . I, 294.

Vignette employée sur le titre de Balth. Corderius, Catena Patrum græcorum in Sanction Joannem. Dessinée par P. P. Rubens, gravée par Corn. Galle, le père.

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