‹ L'œuvre de P. P. Rubens; histoire et description de ses tableaux et dessins (volume 4)Chapitre 23 sur 284 · V M. DC. XXVIII · texte numérisé non relu

V M. DC. XXVIII

ESTOTE PRVDENTES.ET | VIGILATE IN ORATIONIBVS.

ORATIONI INSTATE .VIGILANTES IN EA IN GRATIARVM ACTIONE.

Frontispice du BREVIARIUM ROMANUM.

Gravé par THÉODORE GALLE.

Dans le haut de la planche, deux grands génies, dont l’un porte une corne d’abondance et l’autre une branche d’olivier, tiennent les armoiries d’Urbain VIII, tandis que quatre petits génies relèvent la draperie sur laquelle toute cette composition est dessinée. Dans la feuille inférieure, on voit sept médaillons allégoriques, se rapportant à la vie d’Urbain VIII. Le médaillon du milieu est tenue par deux anges. La pièce est signée P. P. Rubens C. (concepit ?) Abr. a Diepenbeke delin. Paulus Pontius sculpsit. La pièce est dédiée « à Urbain VIII, auteur et arbitre de la paix générale. »

La gravure a servi à encadrer plusieurs thèses philosophiques. Nous connaissons celle soutenue, à Douai, par Robert de Vitry, de la société de Jésus, en i636, et celle défendue par Charles de la Vieuville, abbé du monastère de Ste. Marie de Savignies, la même année, dans la même ville.

Comme l’indiquent les inscriptions, Rubens en a donné l’idée, Van Diepenbeke l’a exécutée. Certains exemplaires portent sur la feuille supérieure : P. P. Rubens delin. Paulus Pontius sculp ., inscriptions ajoutées postérieurement.

Gravure: V. S. Allégories 64, P. Pontius et 71 S. a Bolswert (La mention de cette seconde planche constitue un double emploi; il faut lire P. Pontius au lieu de S. a Bolswert).

Voorhelm Schneevoogt mentionne encore dans l’œuvre de Rubens :

Une thèse sur le sujet de la Guerre et de la Paix. Au milieu, Ferdinand III, dans ses ajustements impériaux, debout sur un monument dont la base offre les figures de la Guerre et de la Paix. Titre : Bello et Pace. Pièce ornée d’une infinité de petits génies, avec des écriteaux et des attributs. Sans nom de peintre ni de graveur.

Gravure: V. S. 72, Anonyme.

Un sujet de thèse en l’honneur de Ferdinand d’Autriche, orné de plusieurs figures allégoriques et de quelques personnages dans le costume du temps, ainsi que de nombre de petits génies avec des accessoires. Titre: Augusto principe Fernando — Claudius Cornes de Colladts et S. Salvat. Abr. a Diepenbeeck delin. Paulus Pontius sculp.

Gravure: V. S. 7 3, Paul Pontius.

Une thèse de théologie, dédiée à Louis XIII, roi de France ; sans nom de peintre ni de graveur.

Gravure: V. S. 74, Anonyme.

Une thèse, dédiée à Sigismond III, roi de Pologne et de Suède, composée de deux feuilles. Dans la feuille supérieure, Sigismond III est assis sur le

trône qui porte la devise More Majorum. La Russie lui offre la couronne, la Turquie montre ses armes brisées par lui. Dans la feuille inférieure, l’encadrement contient sur les côtés, huit compartiments renfermant des épisodes de l’histoire de Pologne ; dans le bas, une composition, où l’on voit le candidat offrant sa thèse à son roi. Cette thèse a été défendue à Douai, en 1628, par Gabriel Kilianus de Bobrek Lizega.

Gravure: V. S. yS, Schelte a Bolswert.

L’une de ces thèses porte le nom d’ Abraham Van Diepenbeeck comme dessinateur; les autres 11e portent pas de nom de peintre. Aucune' ne peut faire valoir des titres pour justifier l’attribution à Rubens.

L’Assomption de la Vierge , gravée par Schelte a Bolswert (notre n° 355), a été copiée pour servir d’en-tête à une thèse défendue à Douai, en 1748, par François Van Saceghem, de Gand.

Le Combat de l’Esprit contre la Chair.

Basan et Voorhelm Schneevoogt rangent dans l’œuvre de Rubens une planche gravée par un anonyme, avec le titre Bellum intestinum hominis interioris et exterioris. On y voit un homme tiré, en sens contraire, au moyen de cordes par un ange vers le ciel, où Dieu le père lui ouvre les bras, et par des démons vers l’enfer, qui lui ouvre sa gueule de dragon.

Des deux côtés de la planche figure une colonne de vers latins, imprimés dans l’officine plantinienne, en 1628. La planche est dédiée à Brunon d’Affringues, prieur de la grande Chartreuse, par Heribertus Rosweydus. Mariette attribue cette pitoyable composition à Rubens. Elle n’a aucun droit à cet honneur.

Gravure: V. S. Histoire et Allégories sacrées, 3i, P. Pontius. L’attribution à Pontius est également sans fondement. Il faudrait plutôt songer à Corneille Galle.

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