TOT ANTWERPEN
BY HIERONYMVS VERDVSSEN, in de Kameritrate in den Roodin Leeuvr. M. DC. XXIIt!
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Frontispice de DH KERCKELYCKE HISTORIE, door F. Dyonisium Mudzaert.
Gravé par JEAN COLLAERT.
i2jo. Frontispice de Jacobus Biœus , Numismata imperatorum romanorum aurea argentea a C. Julio Cœsare usque ad Valentinianum Aug. Antverpiæ, 1617. In-folio.
Le génie de Rome siège sur un piédestal tenant d’une main le glaive, de l’autre le globe terrestre. La Victoire, debout à ses côtés, tend une couronne au-dessus de sa tête. A gaucjie et à droite, des trophées d’armes. Dans le bas, la Louve romaine avec Romulus et Remus ; à gauche et à droite, un captif enchaîné. Signé M. Asinius Spul. La facture est entièrement rubénienne.
Gravure: V. S. 48, 49, Michel Lasne. La planche fut utilisée trois ans plus tard pour Ludovici Nonnii Commentarius in Numismata lmp. Julii Augusti et Tiberii Huberto Goltzio scalptore. Antverpiæ apud Hieronymum Verdussium. M.DC.XX.
1271. Frontispice de Grœciœ Universæ Asiœqne minons et insularum numismata veterum Huberto Goltzio quondam scalptore mine demum in lucem prolata cum indice geographico . Antverpiæ, apud Jacobum Bieum. M. DC. XVIII.
Le titre se lit sur la face antérieure d’un monument sépulcral ; il est entouré d’une guirlande de fruits. Dans le fronton, un médaillon. Le monument est couronné par un aigle tenant la foudre, symbole de Jupiter, un hibou, attribut de Minerve, et deux pigeons qui se becquètent, attribut de Vénus. A droite, la peau de lion, la massue, le trident, le carquois, attributs d’Hercule, de Neptune et de Diane; à gauche, un autel, un lyre, une thyrse, une trompette et d’autres instruments du culte païen. Dans le bas, tenues par deux griffons, les armoiries de l’archiduc Albert, à qui le livre est dédié.
Gravure: V. S. 24, M. Lasne.
1272. Frontispice général des œuvres de Hubert Goltzius dans l’édition plantinienne : Romance et Grœciœ antiquitatis monumenta e priscis numismatibus eruta per Hubertum Goltzium Herbipolitam V enlonianum , civem Romanum. Antverpiæ, ex ofhcina plantiniana Balthasaris Moreti. M.DC.XLV. In-folio.
Ce frontispice est une des rares compositions de ce genre, dont le peintre ou l’un de ses amis nous a donné une explication. Nous croyons utile de traduire en entier ce document, parce qu’il nous permet de saisir sur le vif combien d’ingéniosité Rubens mettait dans ces compositions, dont parfois certains détails restent pour nous inexplicables.
Voici ce que nous lisons dans les liminaires du premier volume des œuvres de Hubert Goltzius:
Explication de la table préliminaire ou du frontispice.
-> Le frontispice composé et dessiné par le chevalier Pierre-Paul Rubens, l’Apelles de notre siècle, représente la Renaissance de l’Antiquité. Du côté gauche, dans le haut de la planche, se trouve le Temps, sous la forme d’un vieillard ailé, tenant une faux, et, à côté de lui, la Mort qui précipitent dans l’abîme des âges les représentants des monarchies de Rome, de la Macédoine, de la Perse, de la Médie.
» La monarchie romaine est représentée par une déesse casquée et renversée qui, dans la main gauche, tient une statuette de la Victoire, dans la main droite, une lance sans fer. C’est ainsi que Rome est représentée dans les anciennes monnaies.
» La monarchie de la Macédoine ou de la Grèce est représentée par une figure d’Alexandre, casqué et cuirassé, tenant la foudre de la main droite; tel que, selon Pline (lib. XXXV, cap. X), il a été autrefois peint par Apelles.
» Le royaume des Perses est représenté par la tête de Darius, coiffée du diadème. Alexandre assis sur le dos de ce roi, l’écrase.
* Le royaume des Mèdes est rappelé par la figure d’un prince, coiffé d’un turban, tenant l’arc et le carquois renversés, vêtu d’habits amples et lâches, tels que les Mèdes en portaient, et près de disparaître dans le gouffre obscur et ténébreux du temps.
» A droite de la grotte se tient Mercure, coiffé du pétase, qui, d’une main, tient une houe, dont il s’est aidé pour déterrer les bustes en marbre de généraux romains et grecs, qui se trouvent près de lui. De l’autre main, il retire de la grotte la s’tatue presqu’intacte d’un ancien empereur romain, couronné de lauriers et vêtu du manteau militaire. Un peu plus haut, Hercule, vêtu des dépouilles du lion, tend un grand vase rempli de monnaies à un esclave légèrement vêtu.
« Minerve, la déesse des arts, casquée, tient un flambeau, explique et déchiffre les monnaies déterrées des rois et des empereurs.
« Au milieu du frontispice, on voit le buste de l’Antiquité voilée, couronnée de lauriers et ornée d’une chaîne formée de diverses monnaies. Un livre ouvert, posé sur sa poitrine fait allusion à l’histoire et à l’interprétation des monnaies.
« Sur la tête de l’Antiquité est perché le Phénix, symbole de la Renaissance et de l’Éternité (i). «
Le titre est inscrit sur une tablette carrée, autour de laquelle ' ces diverses figures forment un encadrement.
Les motifs de cette composition prodigieusement compliquée ont sans nul doute été fournis à Rubens par son ami Gaspar Gevartius et c’est le même savant qui nous a fourni l’explication que nous venons de transcrire et sans laquelle nous craindrions bien n’avoir pu déchiffrer cet amalgame allégorique. La planche est signée : Pet. Paul Rubenius invenit. Corn. Galleus sculpsit.
Le dessin fut payé à Rubens 20 florins. Bien qu’il ne fût utilisé qu’en i6q5, le frontispice a été dessiné et gravé avant i632. Le 28 juin de cette
(1) Tabules Prœliminaris sive Frontispicii Explicatio.
Tabella Præliminaris, a Petro-Paullo Rubenio, Equité, Ævi nostri Apelle, designata & delineata, Antiquitatis Reviviscentis Typum exhibet
Ad sinistrum Tabulæ latus, in superiori parte, Tempus est, Senis alati habitu, Falcem tenens, unaque Mors adstans, qui prisca Romanæ, Macedonicæ, Persicæ & Medicæ, Monarchiarum Simulacra in profundum Ævi Specum præcipitant.
Romanam Monarchiam désignât Deæ Galeatæ inversæ Effigies, quæ Victoriolæ signum læva, hastam puram dextra gestat. Qua forma in priscis Nummis Roma spectatur.
Macedonicam, sive Græcam, dénotât Alexandri galeati & thoracati Figura, dextra Fulmen tenentis: quo habitu ipsum ab Apelle olim depictum esse refert Plinius lib. XXXV. cap. X.
Persicam repræsentat Diadematum Caput Darii, cujus dorso insidens incumbensque Alexander Regem eumdem opprimit.
Medicam refert Imago Principis Vittati, Arcum & pharetram inversam gestantis, laxaque & fluida veste (qualis erat Medorum) amicti, atque in obscurum caligantemque Ævi Specum jam prope immersi.
Dextro Specus lateri adstat Mercurius more suo Petasatus, altéra manu ligonem tenens, cui eruderata Græcorum, Romanorumque Ducum marmorea Capita adjacent. Altéra manu Mercurius prope integram prisci Imperatoris Statuam Laureatam & Paludatam e specu educit.
Paullo supra Hercules, Leonis exuviis amictus, Vas ingens Numismatibus plénum servo succincto tradit.
Pallas Galeata, Artium Præses Dea, Facem admovens, effossa priscorum Regum Cæsarumque Numismata illustrât & interpretatur.
Media Tabulæ parte, ipsa Antiquitatis Velatæ & Laureatæ, variisque Numismatibus concatenatis circumdatæ spectatur Effigies. Liber apertus, pectori ejus appositus, Historiam & Interpretationem Numismatum désignât.
Antiquitatis vertici Pbœnix insidet, Tlaldyyevealaç, id est, Reviviscentiæ & Perennitatis Symbolum.
année, Balthasar Moretus paya la gravure ioo florins à Théodore Galle (i).
Le dessin original se trouvait dans la collection Mariette ( Catalogue , n° 1010). Il est exécuté à la pierre noire, mêlée d’encre de Chine et de blanc, et fut vendu i3i livres.
Gravure : V. S. 60, Corneille Galle, le père. Les figures de ce frontispice ont été copiées par Gaspar Bouttats pour servir d’encadrements à plusieurs des portraits qui se rencontrent dans Historia de la Vida y Hechos del emperador Carlos V por el maestro don Fray Prudencio de Sandoval. Amberes, Geronymo Verdussen, 1681. In-folio. Le cuivre se conserve au musée Plantin-Moretus.
Voir planche 365.
1273. Frontispice de Icônes Imper atorum Romanorum, ex priscis numismatibus ad
vivuïn delineatæ et brevi Narratione historica ilmstratæ per Hubertum Goltzium.
Antverpiæ, ex officina plantiniana Balthasaris Moreti. M.DC.XLV. In-folio.
Le titre est inscrit sur un piédestal circulaire, qui se trouve devant une niche et sur lequel est assis Jules César, tenant une statuette de la Victoire dans l’une main et un globe terrestre dans l’autre. A côté du piédestal sont debout l’empereur Constantin, tenant le labarum, et l’empereur Rodolphe I, tenant le glaive. Dans les coins supérieurs, le soleil et la lune, symboles de l’or et de l’argent ; dans le bas, les emblèmes de l’Autorité, du Gouvernement et de l’Éternité.
La planche est signée: Pet. Paul Rubenius invenit. Corn. Galle sen. sculpsit. Elle fut dessinée par Érasme Quellin. Le dessin original, appartenant au musée Plantin-Moretus (Salle II, n° 3g), est signé: « E. Quellinius invent. » (Dessin à la plume, rehaussé de blanc et de noir. H. 29, 5, L. 20). Après l’année 1637, Rubens ne dessina plus lui-même les frontispices ; il abandonna ce travail à son élève Érasme Quellin qu’il assista d’ordinaire de ses conseils. La mention de son nom sur la planche gravée semble indiquer que pour ce frontispice encore il en a agi ainsi.
La gravure fut faite en i638. Le g septembre de cette année, Corneille Galle l’envoya de Bruxelles à Balthasar Moretus (2).
(1) i632. Den 28 Juni Cornelis gesneden den tytel in folio voor de Medalien Rubbens. fl. 100 (Archives du musée Plantin-Moretus. Comptes de Théodore Galle).
(2) Ick sende UL. nu desen titel gedaen, die wat langhe onderhanden heeft geweest door myn sieckte want ick 5 ofte 6 weken met een tertiaire ofte derdendaegsche coortse gequelt ben geweest (Archives du musée Plantin-Moretus. Lettre du g septembre 1 638 de Corneille Galle à Balthasar Moretus).
sallÜSnJv!
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