‹ L'œuvre de P. P. Rubens; histoire et description de ses tableaux et dessins (volume 4)Chapitre 49 sur 284 · LE CHRIST ET LES APOTRES · texte numérisé non relu

LE CHRIST ET LES APOTRES

Vienne. Albertine, 396 à 402.

Dessins à la craie noire et rouge, rehaussés de blanc et de gris. H. 17.7, L. 1 3 . 3 .

Rubens peignit la suite du Christ et des Apôtres en Espagne pour le duc de Lerme, dans la seconde moitié de i6o3 ou au commencement de 1604. Il dut en emporter une copie, car, revenu à Anvers, il fit exécuter la gravure de cette série et une copie peinte, semblables aux originaux (Voir nos nos 56 à 67 et 68 à 80).

Il est probable que les dessins appartenant à la collection Albertine furent faits en Espagne et servirent de modèles aux élèves pour peindre le second exemplaire de la suite. On les retrouve également, avec de légères modifications dans les gravures de Ryckemans. Dans ces dernières, la plupart des figures sont posées en sens inverse du modèle dessiné ; les Apôtres ont une nimbe au-dessus de la tête, qu’on ne trouve pas ici. De tous les dessins, une étroite bande a été coupée sur les quatre côtés.

Voici les autres différences que présentent certains dessins avec les gravures :

i32Ô. Le Christ. Les doigts de la main droite, dans le dessin (main gauche de la gravure), dépassent le bois de la croix, tandis que dans l’estampe ils n’en atteignent pas le bord.

i32Ô. Le St. Pierre a les cheveux plus ébouriffés dans le dessin que dans la gravure.

1327. Pour le St. André, la calvitie est plus prononcée et la barbe affecte davantage la forme de l’éventail dans la gravure que dans le dessin.

1328. Dans le dessin, le St. Jacques Majeur a les cheveux un peu différemment disposés sur le front que dans la gravure.

St. Jacques Mineur manque dans les dessins, comme dans les tableaux du musée de Madrid. Il a donc été ajouté pour compléter la suite des gravures.

i32g. Le St. Jean est entièrement semblable dans la gravure et dans le dessin.

1330. Même remarque pour le St. Thomas.

1331. Dans la gravure, St. Philippe est très âgé, son crâne est dénudé, tandis que, dans le dessin, la chevelure est bien fournie et les traits conservent toute leur vigueur.

1332. La même observation s’applique à St. Barthélemi.

1333. Le St. Mathieu est semblable dans le dessin et dans la gravure. La figure est posée dans le même sens dans l’une et dans l’autre pièce.

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