Jacob ebbe la visione délia scala dormiendo
Toutes ces inscriptions sont tracées de la main de Rubens.
Le dessin, soigneusement fait, pourrait être, aussi bien l’idée première d’une gravure que d’un tableau. Seulement, une note sur le pendant de la présente pièce, le Roi David (notre n° 1423), prouve que c’est une première idée d’un tableau que Rubens a probablement soumise à quelqu’un, mais qui n’a pas été exécutée. Une certaine maigreur dans la facture a probablement fait naître chez Mariette, à juste titre, croyons nous, l’idée que le dessin date du temps du séjour de Rubens en Italie.
Le catalogue de la vente Mariette (Paris, iyy5) le décrit sous le n°ioo4:
« Deux autres petits sujets faisant pendants, à l’encre de Chine et à la plume, représentant l’Échelle de Jacob, et David jouant de la harpe; ils ont été aussi exécutés à Rome. » Ces deux dessins avec quatre petits sujets de la Vie de St. Ignace furent adjugés à 40 livres 1 sou (Voir notre n° 455bis).
Photographie: A. Braun.
1421. La Réconciliation d’Ésau et de Jacob.
Berlin. Musée, 3241.
A la plume. H. 31.7, L. 21.5.
Composition différant sensiblement du tableau connu (notre n° 10g).
Au milieu, à droite, on voit Ésaü, tendant les mains vers son frère;
deux hommes casqués et un page tenant un cheval sont derrière lui. A gauche, Jacob, un genou plié, les mains croisées sur la poitrine; sa femme avec deux enfants, quatre autres personnes, un chameau et un bœuf le suivent. Au second plan, des bœufs et des brebis. Dessin largement tracé de la main de Rubens.
Nous nous demandons si ce n’est pas la première idée du tableau qui a appartenu au roi d’Espagne (notre n° 108).
Sur le même papier, au-dessous de la Réconciliation d’Esaü et de Jacob , un second dessin représentant Mucius Scêvola.
Le dessin porte la signature apocryphe de Rubens.
1422. Un groupe du tableau la Réconciliation d’Ésaü et de Jacob.
Anvers. Musée Plantin-Moretus.
A la pierre noire et à la sanguine. H. 26, L. 19.7.
Une femme est agenouillée par terre sur un petit tertre, tenant d’un bras un enfant nu, assis devant elle, tandis qu’un second enfant, qu’elle porte sur l’autre bras, pose la tète sur l’épaule de sa mère.
Le dessin reproduit, avec de légères variantes, le groupe de la mère avec ses deux enfants, qui est agenouillée sur le bord de la route, dans le tableau de la Réconciliation d’Esaü et de Jacob (notre n° 109). Il est fait avec grand soin, les chairs des personnages à la sanguine, le reste à la craie noire. Comme composition et comme facture, c’est un morceau d’une rare délicatesse.
Acquis à la vente van Marie et de Sille (Rotterdam, 1891), au prix de i3o florins.
Voir planche 405.
1423. Le roi David.
Paris. Louvre, 20221.
A la plume, lavé d’encre de Chine. H. 23.3, L. 1 5 . 1 .
Le roi David a mis un genou en terre, et joue de la harpe qu’il tient appuyée sur l’autre genou. Il porte la couronne et le manteau royal. Il lève la tête vers le ciel, où il aperçoit un chœur d’anges chantant les louanges de Jéhovah. Par terre se trouvent divers instruments de musique; dans le fond, on aperçoit un paysage.