‹ L'œuvre de P. P. Rubens; histoire et description de ses tableaux et dessins (volume 4)Chapitre 72 sur 284 · UNE TÊTE DE FAUNE · texte numérisé non relu

UNE TÊTE DE FAUNE

Dessin photographie' par A. BRAUN.

Pl. 4l3

i44°- Un Ange tenant un Écusson.

Vienne. Collection Albertine, 495.

A la sanguine. H. 32.5, L. 16.

Un grand ange debout, tenant d’une main un écusson appuyé sur le sol, relevant de l’autre son vêtement.

Le dessin porte la signature P. P. Rubbens qui se rencontre sur plusieurs dessins authentiques.

Photographie: Cari Haack.

1441. La Prédication.

A l’aquarelle sur papier blanc.

Dans la vente Thibaudeau (Paris, 1857), on adjugea, au prix de goo francs, un dessin que le catalogue décrit de la manière suivante : « La Prédication : une assemblée d’une cinquantaine de personnes, divisée en deux parties, les hommes d’un côté, les femmes de l’autre, écoutent la parole d’un ministre que l’on voit dans une chair placée sur la droite de la composition.

» Dessin capital ; la variété des poses de chaque personnage, l’expression originale de leurs physionomies et la correction de tous les détails y sont admirables. On dirait que tout a été fait d’après nature.

» Le dessin provient de la collection du comte Nils Bark «

1442. L’Aumône.

A l’encre. H. 32, L. 25.5.

Le catalogue de la vente Schneider (Paris, 1876, n° 87 des dessins) mentionne, sous le nom de Les Œuvres de Miséricorde , un dessin, représentant une distribution d’aumônes, qu’il décrit de la manière suivante : « Deux hommes, d’un âge mùr et d’un noble visage, distribuent, sous les yeux de J. C. qui plane au-dessus d’eux, du pain à des malheureux, à des infirmes, à des femmes et à des enfants en bas âge. Sur le premier plan, un boiteux, se soutenant de sa main gauche sur sa béquille, tend la main droite pour

avoir sa part; à côté de lui, deux mères attendent, portant des enfants dans leurs bras. Derrière le groupe, un aveugle, appuyé de la main droite sur son bâton, s’avance vivement en se guidant de sa main gauche étendue. Le boiteux du premier plan est une véritable étude du maître; l’ensemble est empreint d’un caractère plein de grandeur et d’originalité qui fait de ce fragment rapidement dessiné une composition achevée. «

Ajoutons à cette description que l’aveugle figurant dans la composition correspond à l’aveugle Elymas de Raphaël et a encore été utilisé par Rubens dans une pose un peu différente pour les Miracles de St. François Xavier (notre n° 432). A en juger d’après la reproduction publiée par la Gazette des Beaux Arts (1876. I, 52i), le dessin est bien authentique.

1443. Ste. Catherine.

Vienne. Collection Albertine, 477.

A la craie noire et blanche. H. 'ij.b, L. 23.5.

La sainte est représentée les deux mains liées par les poignets et abaissées sur le devant du corps; le buste est penché. Elle tourne la tête en levant les yeux au ciel; les cheveux retombent en avant. Les draperies sont légèrement esquissées. Le dessin ne comprend que le buste et les bras de la Ste. Catherine, la partie inférieure du corps manque et est remplacée par une pièce ajoutée où des plis de la robe sont tracés d’une manière informe. Dans le haut, on lit l’inscription : St. Catarina, tracée à la pierre noire par la main du contemporain de Rubens qui a mis des titres sur plusieurs des dessins appartenant à la collection Albertine.

Le travail constitue une étude pour le personnage principal du Martyre de Ste. Catherine (notre n° 3gg).

Photographie : A. Braun.

1444. St. Christophe portant l’enfant Jésus.

Londres. British Muséum.

A la plume.

Sur une même feuille, on voit deux fois la tête de St. Christophe et l’enfant Jésus assis sur l’épaule du saint. Dans le dessin qui se trouve placé

en haut de la feuille, le bras du géant est appuyé sur sa hanche; dans le dessin placé en bas, on ne le voit pas. La position de l’enfant Jésus est différente dans les deux croquis. Dans le premier, l’enfant pose les mains sur la tête du Saint comme en se jouant ; dans le second, ses doigts se crispent et il regarde vers la terre comme si la traversée de l’eau lui faisait peur.

Les deux croquis sont des études pour l’enfant Jésus porté par St. Christophe, qui figure sur l’extérieur des volets de la Descente de Croix à la cathédrale d’Anvers (notre n° 3io). Ils sont rapidement tracés, d’une main bien sûre. Tous deux diffèrent de la pose que le peintre a définitivement adoptée. Dans le tableau, l’enfant regarde derrière lui, en soulevant d’une main la draperie, qui en partie le recouvre, et se retenant de l’autre main à la forte chevelure du Saint.

Photographie : Praetorius.

Reproduit dans Y Art (1877. II, 271).

1445. St. Étienne.

Paris. Louvre, 20192. Dessins exposés, 55 1.

Lavé et retouché à l’huile sur papier gris. H. 42.2, L. 19.2.

St. Étienne, vêtu de ses habits de diacre, est debout, les yeux levés au ciel, avec une expression de souffrance, tenant d’une main un livre, de l’autre, dans un pan de son vêtement, les pierres qui ont servi à le lapider. C’est un beau dessin, largement traité, vigoureusement éclairé, s’écartant sensiblement du procédé ordinaire du maître, mais méritant bien de lui être attribué.

Photographie : A. Braun.

1446. St. François d’Assise agenouillé tenant l’enfant Jésus

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