POUR CONCLURE LA PAIX
1449- Une Étude pour la tête de St. François d’Assise.
Vienne. Collection Albertine, 45ga.
A la craie noire, lavé de blanc et de noir, sur papier verdâtre. H. 2g, L. 21.
Une tête vue presque de profil, se relevant sur un cou incliné, l’œil s’enfonçant sous l’orbite et dirigé en haut pour regarder avec une grande fixité, la bouche entr’ouverte, la barbe pleine, les cheveux ramenés en avant. La tête a entièrement l’expression et la pose de celle de St. François dans la Dernière Communion de St. François d’Assise du musée d’Anvers (notre n° 429), et est très probablement une étude pour cette figure.
Photographie : Cari Haack.
1450. St. Grégoire.
Le catalogue de la vente Mariette (Paris, 1775, n° 1023) mentionne le dessin suivant : « La figure d’un Pape en pied, accompagné de deux saints et d’un ange, qui porte sa tiare; la principale figure est pleine d’expression, et paraît pénétrée de l’objet qui l’anime, en fixant le Saint-Esprit qui se voit au-dessus de sa tête : ce petit Dessin est au bistre, et d’un bel effet.
« Sur la même feuille se trouve un précieux Dessin, fait au lavis et à la plume par Abr. Diepenbeeck, représentant la Madeleine expirante, et soutenue par deux anges qui s’empressent à lui porter secours ; une gloire d’anges formant concert, se voit dans le Ciel.
« Une femme assise et parlant à son chien qui est près d’elle, fait tout-à-fait dans la manière d’Albert Durer. «
Ces trois dessins furent vendus 72 livres 1 sou.
Le St. Grégoire appartient actuellement au duc d’Aumale et a été reproduit par J. Guiffrey dans son livre: A. Van Dyck, où il est attribué à cet élève de Rubens et porte le nom de St. Augustin. C’est une étude pour le tableau de la Chiesa Nuova à Rome (notre n° 442).
Le second dessin est une étude pour le tableau Ste. Madeleine en extase soutenue par deux anges (notre n° 474). Il est erronément attribué à Van Diepenbeeck par Mariette.
145 1. Les Tètes de St. Jean l’évangéliste et de St. Simon l’apôtre.
Paris. Louvre, 20349.
A la plume, lavé d’encre de Chine. H. 9.4. L. 1 5 . 1 .
A gauche, St. Jean l’évangéliste, représenté de trois quarts, jusqu’à la moitié de la poitrine, les traits en raccourci, les yeux levés au ciel, les longs cheveux bouclés retombant sur les épaules. A droite, la tête de St. Simon l’apôtre, crâne chauve, longs cheveux bouclés sur les tempes, forte barbe en éventail tombant sur la poitrine, tête baissée, nez aquilin.
La première de ces têtes est une étude pour le St. Jean l’évangéliste du volet droit du tryptique le Christ à la Paille (notre n° 32 7) ; le second est une étude pour le St. Simon du Christ et les Apôtres (nos nos 56 à 67).
Le dessin est traité avec soin, à traits de plume secs ; il appartient évidemment à la première période du maître, vers i6i5.
Photographie : A. Braun.
1452. St. Jérôme.
Weimar. Musée.
A la craie noire et blanche et au bistre.
Buste de grandeur naturelle d’un vieillard qui retourne la tète et regarde par-dessus l’épaule gauche. Autour du crâne nu, une couronne de cheveux
rejetés en arrière ; une barbe pleine et longue, le dos nu.
C’est une étude pour le St. Jérôme figurant dans la Madone avec des
Saints, le tableau qui orne la chapelle mortuaire de Rubens à l’église St.
Jacques, à Anvers (notre n° 20 7).
Le dessin porte l’inscription : P. P. Rubenius. Vidit r. f. Stephanus Manzi Or dinar ins Prœdicatorum.
Photographie : A. Braun.
iq53. La Madeleine en extase soutenue par deux Anges.
Ltude pour le tableau de ce nom (notre n° 474) mentionnée dans le catalogue de la vente Mariette n° 1023 (Voir notre n° 1450).
1454- St. Michel terrassant le Dragon.
Weimar. Collection Goethe.
A la sanguine. H. 27, L. 43.
St. Michel pose le pied sur la main d’un homme, qui a une chevelure de serpents. A gauche, on voit une femme nue; à droite, un dragon qui lève la gueule ouverte et dont le corps se termine en lion. Dans le haut, une belle femme ailée.
Le travail, qui est bien de Rubens, parait être une étude pour le tableau la Religion triomphe de l'Idolâtrie ou du Vice (l’immaculée Conception) de la Pinacothèque de Munich (notre n° 38q). Quoique ne concordant pas avec cette composition, il en rappelle les principaux personnages.
1455. St. Pierre tenant sa Croix.
Vienne. Collection Albertine, 407.
A la craie noire. H. 52.2, L. 26.
St. Pierre, drapé dans un lourd manteau, qui laisse les épaules et le bas des jambes nus, tient entre les bras une croix renversée, contre le tronc de laquelle il appuie la tète. Son attitude et son expression traduisent le repentir. Dans ses mains croisées, il tient une courroie à laquelle pendent les clefs. Par terre, sous les bras de l’arbre, à côté de lui, se tient le coq qui chante. La tête du Saint rappelle celle de l’Hercule antique. Ce grand et beau dessin date probablement de l’époque italienne du maitre.
Photographie : Cari Haack.
Voir planche 411.
1456. Le Martyre de deux Saints.
Rotterdam. Musée Boymans, 700.
Croquis à la plume.
Un homme étendu par terre est maltraité par différents personnages; une femme renversée par un homme qui la tire par les cheveux est lapidée par
d’autres bourreaux. Un de ceux-ci lui met le pied sur la poitrine et, des deux bras levés, il tient une pierre dont il va écraser la tête de la martyre.
Photographie: Hoogwinkel.
1457. Etude d’un Lion ayant un chien entre les pattes.
Paris. Louvre, 20203 ; dessins exposés. 56o.
A la pierre d’Italie, sur papier gris. H. 25. 1, L. 39.1.
Un Lion couché à terre, tourné à gauche et ayant un chien dans ses pattes; la partie antérieure du corps du lion est seule représentée. Au-dessous, une colonne torse. Les deux parties de ce dessin sont des études pour l’encadrement d’un des sujets de l 'Histoire d'Achille (nos nos 557 à 564), études qui n’ont pas été utilisées.
1458. La Bataille des Amazones.
Londres. Collection Malcolm, 586.
A la plume, lavé de bistre. H. 25, L. q3.
Le catalogue de la collection Malcolm mentionne, sous le nom de Bataille des Amazones , le dessin d’une partie d’une composition, consistant en un grand nombre de personnages et de chevaux dans le plus violent tumulte du combat, datant probablement de la première période du maitre.
Le dessin a passé par les collections Richardson et Bouverie.
1459. Bacchus enfant.
Vienne. Collection Albertine, 423.
A la pierre noire et à la sanguine. H. 3i, L. 1 9-7-
Le petit Bacchus est debout, levant la tète et ouvrant la bouche pour y faire couler le jus d’une grappe de raisins qu’il presse de la main. Dans le bras gauche, il tient une provision de raisins. Dans le fond, on aperçoit un arbre.