‹ L'œuvre de P. P. Rubens; histoire et description de ses tableaux et dessins (volume 4)Chapitre 75 sur 284 · MINERVE ET HERCULE REPOUSSANT MARS · texte numérisé non relu

MINERVE ET HERCULE REPOUSSANT MARS

Beau dessin, aux chairs soigneusement modelées. Provient de la vente du prince de Ligne (Vienne, 1794. Catalogue p. 253, n° 7).

Voir planche 412.

1460. Centaures et femmes.

Paris. Louvre, 202i7bis.

A la sanguine. H. 36.5, L. 47.7.

Croquis d’un centaure blessé, dans deux attitudes différentes, levant chaque fois de la main droite sa draperie au-dessus de la tête; des croquis de plusieurs femmes nues à droite et à gauche. Dans le haut du dessin, le mot buono écrit de la main de Rubens.

Ce dessin se trouve sur le revers d’une feuille qui de l’autre côté montre un dessin : Diane surprise au Bain.

Photographie: A. Braun.

1461. Diane surprise au Bain.

Paris. Louvre, 20217.

A la sanguine et au crayon noir. H. 36.5, L. 47.7.

Composition de huit figures de femmes nues, probablement une Diane et ses Nymphes surprises par Actéon. L’une des femmes monte le degré qui conduit à une estrade, une autre la suit, portant ses vêtements sur l’épaule ; une troisième s’est jetée à genoux en ouvrant les bras, figure qui est répétée avec modifications dans le haut du dessin ; deux autres se retournent vers les premières; une dernière, à droite, lève les bras au ciel. Celle qui monte le degré conduisant à l’estrade reproduit exactement la Susanne du tableau Susanne et les Vieillards , gravé par Pontius (notre n° 1 33) ; celle qui lève les bras au ciel rappelle une des mères du Massacre des Innocents (notre n° 18 1).

Toutes ces figures rapidement ébauchées ont bien le caractère rubénien, quoiqu’aucune des compositions connues du maitre ne reproduise la scène qui est représentée ici.

Comme sur le dessin précédent, on lit le mot buono de la main de Rubens. Il est relié par un trait à la femme, qui lève les bras au ciel.

1462. Énée et Didon.

Vienne Collection Albertine.

A la pierre noire et à la sanguine, rehaussé de blanc.

Énée et Didon sont à la chasse. La Reine, descendant de cheval, est aidée par Énée qui la reçoit dans ses bras. Un amour monte le cheval du héros troyen et regarde la scène, un autre voltige entre les deux amants. A gauche, on voit un troisième amour courant à côté de deux lévriers et deux chasseurs à cheval, dont l’un lance un javelot. C’est un dessin, abondamment travaillé, représentant des figures bien groupées ; qui ne se retrouvent dans aucune des compositions connues du maître.

Il a fait partie de la collection du prince de Ligne et se trouve décrit dans le catalogue de cette collection (Vienne, 1794, page 2Ô2, n° 2).

La photographie de Braun le mentionne comme faisant partie de l’Albertine. Nous ne l’avons pas rencontré dans cette collection.

Photographie : A. Braun.

1463. Énée sauvant Anchise.

Vienne. Collection Albertine, 416.

A la plume. H. 29. L. 23.6.

Énée, marchant les jambes très écartées, porte son vieux père, qui jette les bras autour du cou de son fils. Celui-ci est coiffé d’un casque, Anchise est nu-tête. A côté du groupe, court le petit Ascagne, qui tient son père par le vêtement.

Dessin délicatement tracé, représentant un groupe admirable qu’on ne retrouve pas dans l’œuvre peint du maître.

Photographie: Cari Haack.

1464. Une Tête de Faune.

Paris. Louvre, 20202.

A la pierre noire et à la sanguine. H. 26, L. 19.3.

Étude très achevée pour la tête du faune, vu de face et tenant la grappe de raisins, dans le tableau Faune riant et Satyre buvant de la Pinacothèque de Munich (notre n° 60g). La tête, admirablement dessinée, est pétillante de vie et de gaieté.

Le dessin provient de la collection Crozat.

Photographie: A. Braun

Voir planche 413.

1465. Méléagre et Atalante.

Berlin. Musée, 3241.

A la plume. H. 31.7, L. 21.5.

Méléagre debout, portant pour tout vêtement une légère draperie jetée sur les épaules, tend, de la main gauche, la hure du sanglier à Atalante et tient son épée de la main droite; derrière lui, deux hommes également nus. A gauche, Atalante, nue, tient des deux mains la hure qu’elle vient d’accepter; derrière elle, deux femmes. Les figures sont dessinées en pied ; le travail consiste en un simple croquis tracé sur le revers de la feuille sur laquelle, de l’autre côté, sont dessinés La Réconciliation d’Esaii et Jacob (notre n° 1421) et Mucius Scévola (notre n° 1473).

1466. Pégase.

Vienne. Collection Albertine, 422.

A la plume, au bistre et à la sanguine, H. 27.6, 21.2

Le cheval ailé est vu en raccourci, la tête tournée vers la droite, les deux jambes gauches levées, les ailes étendues, il semble impatient d’être retenu à terre.

C’est une étude pour le Pégase qui figure dans le tableau Persée et

Andromède du musée de St. Pétersbourg (notre n° 666). Dessin et peinture correspondent parfaitement, avec cette légère différence que, dans le dessin, les ailes sont simplement ébauchées, tandis que, dans le tableau, elles sont soigneusement détaillées.

Photographie: A. Braun.

1467. Décius raconte son rêve a ses officiers.

Vienne. Collection Albertine, 418.

Dessin colorié. H. 36.6, L. 40.4.

Décius est debout sur un piédestal, contre lequel sont appuyés deux boucliers. La main droite s’appuie sur une canne, la gauche est levée. Devant lui sont cinq centurions, portant trois enseignes et un étendard; des deux les plus rapprochés, on ne voit pas les pieds; le premier à la tête nue, le second est coiffé d’un muffle de lion, le troisième d’un casque. Au-dessus de Décius plane un aigle. C’est une étude pour le tableau du même nom de la galerie Liechtenstein (notre n° 707), avec lequel elle concorde exactement, hormis l’aigle qui manque dans le tableau. En comparant le tableau au dessin, on voit que ce dernier est coupé sur trois côtés.

Reproduit dans W. Bode: die Fürstliche Liechtensteinsche Galerie. P. 3.

1468. Rome triomphante.

Londres. Collection Malcolm, 592.

A la sanguine, lavé de bistre et rehaussé de blanc. H. 38, L. 43.

Le génie de Rome est assis sur des trophées d’armes; à ses pieds sont des captifs enchaînés. A gauche, dans le fond, on voit le groupe de la louve allaitant Romulus et Remus.

Etude pour le tableau La Ville de Rome couronnée par la Victoire et recouvrant l’autorité après la Victoire de Constantin (notre n° 724).

Le dessin provient de la collèction de sir Thomas Lawrence (n° 10 du catalogue).

Page 1