UNE JEUNE FEMME TENANT UN ÉVENTAIL
Dessin photographié par A. BRAUN.
Pl. 416
146g. Le Mariage de Henri IV avec Marie de Médicis.
A l’encre, lavé à la sépia er rehaussé d’aquarelle. H. 34.5, L. 26.
Le catalogue de la vente Schneider (Paris, 1876, n° 86) mentionne un dessin de Rubens le Mariage de Henri IV, étude pour le tableau du même nom de l 'Histoire de Marie de Médicis (notre n° 736). La ville de Lyon va au devant de la reine; Henri IV, sous la figure de Jupiter, au milieu des nuages, donne la main à Marie de Médicis, sous la figure de Junon.
1470. Le Couronnement de Marie de Médicis.
Dessin à la plume, lavé et colorié. H. 3o, L. 48.
Le catalogue de la collection sir Thomas Lawrence décrit ce dessin en ces termes:
« La Reine accompagnée du Dauphin et des Princesses reçoit la couronne du cardinal de Joyeuse, assisté d’autres prélats. Derrière elle, le duc de Ventadour portant le sceptre et son frère, le chevalier de Vendôme, tenant la main de Justice. La reine Marguerite de Valois et les autres Princesses sont magnifiquement vêtues et portent des couronnes. Le Roi assiste à la cérémonie dans une tribune et de nombreuses personnes de distinction sont présentes.
« Ce magnifique dessin fut offert par Rubens au baron de Vicq et resta dans sa famille jusqu’à ce qu’il devînt la propriété du marquis Legoy. Il fut vendu dans la collection sir Thomas Lawrence (Londres, 1860), à Colnaghi pour la somme de 65 guinées.
C’est une étude pour le tableau du même nom, faisant partie de l 'Histoire de Marie de Médicis (notre n° 73g).
1471. La Majorité de Louis XIII.
Paris. Louvre, 20199 (au revers).
A la plume. H. 22.7, L. 3 1 . 5 .
Croquis d’un premier projet pour le tableau la Majorité de Louis XIII (notre n° 746), faisant partie de V Histoire de Marie de Médicis. Les différences
entre le dessin et le tableau sont très importantes. Dans le dessin, la France se tient à droite et non à gauche du roi et de la reine ; il n’y a que deux rameuses; la position et la forme de toutes les figures sont changées.
Le dessin porte, écrits de la main de Rubens, les mots Regnum Galliœ , au-dessus de la figure allégorique de la France ; Fama, au-dessus de la figure volant dans l’air; Constanza et Forza sont les noms donnés aux rameuses; Prudenza celui de la figure qui arrange les voiles. Dans le coin, à droite, le mot Honos, sans personnage correspondant.
Le dessin se trouve au revers de celui qui représente la Vestale Tuccia (notre n° 1474).
Le catalogue de la vente Crozat (Paris, 1741, n° 837) mentionne plusieurs dessins de tête faits d’après nature pour la Galerie du Palais du Luxembourg.
Photographie : A. Braun.
1472. Henri IV saisissant l’occasion opportune pour conclure la paix.
Weimar. Musée, 7.
Aquarelle en couleurs.
Le sujet est le même que celui que représente l’esquisse de la galerie Liechtenstein (notre n° 761), dans sa partie supérieure, et que reproduit un des tableaux de la galerie de Sans-Souci.
La composition devait figurer dans l 'Histoire de Henri IV que Rubens commença par ordre de Marie de Médicis, mais qu’il n’exécuta point.
Photographie : Schwier.
Voir planche 414.
1473. Mucius ScÉVOLA.
Berlin. Musée, 3241.
A la plume. H. 31.7, L. 21. 5.
A gauche, on voit le roi sur son trône, étendant la main vers Mucius Scévola; au milieu de la composition, derrière un autel, le héros romain tourné vers Porsenna. Un homme coiffé d’un casque entre les deux; un second, à droite de Scévola.
C’est une étude pour le tableau du même nom (notre n° 808). Le dessin n’est qu’un croquis et se trouve sur la même feuille que la Réconciliation d'Ésaii et de Jacob (notre n° 1421).
Les dessins portent une fausse signature, mais sont de la main du maître.
Le catalogue de la vente Hazard (Bruxelles, 1789, n° 372) mentionne un dessin -où le même sujet est représenté deux fois. Il fut vendu 5 florins 10 sous.
1474. La Vestale Tuccia.
Paris. Louvre, 20199.
Croquis à la plume. H. 22.7, L. 3 1 . 5 .
Au milieu de la composition, la Vestale Tuccia porte de l’eau dans un crible. A gauche, quatre prêtres et, à droite, trois femmes expriment l’étonnement que leur cause cet acte. Au premier plan, à droite, un dieu fluvial, appuyé d’un bras sur son urne et soutenant de l’autre le crible. Entre Tuccia et les prêtres, un autel antique.
Le dessin est exécuté sur un papier qui, au revers, montre un croquis de la Majorité de Louis XIII (Voir notre n° 1471).
Photographie: A. Braun.
1475. Minerve et Hercule repoussant Mars.
Paris. Louvre, 20183. Dessins exposés, 552.
Ebauche à la couleur à l’huile sur papier gris. H. 36.8, L. 53.7.
A droite, Mars, coiffé d’un casque, traîne, d’une main, par les cheveux, une mère à laquelle s’accroche son enfant; de l’autre main, il brandit l’épée. Des cadavres gisent à ses pieds. Au milieu, Minerve, le bouclier au bras, la lance à la main, le casque sur la tête, repousse le Dieu de la guerre; à gauche, Hercule lève sa massue et la dirige vers Mars. Les deux figures principales ont beaucoup d’analogie, dans leur pose, avec celles qui figurent dans le tableau Minerve protégeant la Paix contre la Guerre de la Pinacothèque
de Munich (notre n° 826). Le reste des deux compositions diffère notablement. Photographie: A. Braun.
Voir planche 415.
1476. L’Amour et le Vin.
A la pierre d’Italie. H. 34, L. 21.
Un soldat, le bras droit passé autour du cou d’une femme, cherche à obtenir d’elle un flacon qu’elle tient des deux mains. Bacchus excite ses désirs en lui montrant une coupe pleine de liqueur. Étude pour le tableau du même nom, appartenant à la duchesse de Galiera (notre n° 833). Vendu 23oo francs dans la vente Gallichon (Paris, 1875).
1477. Une jeune Femme tenant un éventail.
Paris. Louvre, 20196. Dessins exposés, 556.
Aux trois crayons, avec quelques touches d’encre de Chine sur papier gris. H. 53.5, L. 3q.5.
Une jeune femme debout, vue presque de profil, tournée vers la droite, tenant d’une main levée un éventail de plumes, de l’autre retroussant sa robe. Les cheveux sont frisés et ramenés en partie sur le front ; la robe est échancrée sur la poitrine, les manches bouffantes, la fraise se déploie largement sur l’épaule.
C’est une étude pour une des figures de la Société élégante (ou le Jardin d'amour) du musée de Madrid (notre n° 835). Sur le dessin, le personnage n’a pas les bijoux que, dans le tableau, elle porte au corsage, au cou et aux oreilles. La figure massive, aux traits réguliers, a été évidemment dessinée d’après nature et représente fort probablement une des sœurs d'Hélène Fourment.
Le dessin provient de la collection J. Barnard.
Photographie: A. Braun.
Gravure en fac-similé : Alphonse Leroy.
Voir planche 416.