LE COMTE D’ARUNDEL
Dessin photographié par ALEXANDRE.
Pl. 418
1488. La Kermesse flamande.
Londres. British Muséum.
A la plume. H. 5o, L. 58.
Une feuille remplie des deux côtés de dessins, représentant des études pour divers groupes de la Kermesse flamande (notre n° 837). Sur l’un des côtés, les dessins se trouvent en largeur et représentent les groupes du côté droit du tableau: les paysans et les paysannes assis sur les bancs, causant et buvant, les deux paysans debout qui échangent une poignée de mains et un groupe qui danse en se tenant par la main. Dans le bas, Rubens a écrit les mots : Hier ghebreken bedelaers daer comen vrouwen mans ende kinderen (Ici manquent des mendiants, là viennent des femmes, des hommes et des enfants), mots indiquant des groupes qui n’ont trouvé place ni sur le dessin ni sur le tableau.
De l’autre côté, la feuille est tournée en hauteur et les ligures représentent seize groupes de danseurs, chacun d’un seul couple. Dans tous ces groupes, les hommes et les femmes lèvent les bras au-dessus de la tête en se tenant par la main et s’embrassent. Plus d’une fois, on trouve plusieurs études pour un seul groupe du tableau.
Des deux côtés de la feuille, les dessins sont des croquis à la plume, ne donnant que les contours et les traits essentiels ; mais ces quelques coups de plume suffisent à Rubens pour indiquer la hardiesse des poses et la violence des mouvements que l’on retrouve dans les danseurs du tableau.
Le dessin a passé par la collection de sir Thomas Lawrence.
Photographie : Praetorius.
148g. Une Étude pour le Fauconnier revenant de la chasse.
Dans la vente Gérard Hoet (La Haye, 1760, n° 455), on adjugea, au prix de ig florins, à Van Breenen, un dessin de Rubens, légèrement fait à la pierre d’Italie et à la sanguine, désigné comme une étude du tableau la Figue (Un Fauconnier revenant de la chasse, notre n° 846).
1490. L’Amour.
Vienne. Collection Albertine.
Au fusain.
Un amour nu voltigeant, vu de face, l’une main levée, l’autre étendue, le carquois sur le dos.
Dessin soigné et très moelleux.
Le dessin est reproduit dans l'Art (1878. II, 157). Il existe à l' Albertine, mais nous n’avons pas réussi à le découvrir.
1491. Un Guerrier transporté dans une barque.
Le catalogue de la vente du prince de Conti (Paris, 1777, n° 998) mentionne un dessin de Rubens: « Un guerrier endormi, transporté dans une barque par les Nymphes de Neptune, dont on voit les chevaux marins: beau dessin colorié. » Cette pièce fut adjugée avec une autre, Samson et Dalila par Van Dyck, à i5oo livres.
Dans le catalogue de la vente Lebrun (Paris, 1791), le même dessin est mentionné entre les nos 267 et 268 avec cette note: « Cet article se trouve ici, pour prier les personnes qui en auraient connaissance d’en donner avis à M. Le Brun à qui il a été volé. »
Voici comment le dernier catalogue décrit le dessin: “ P. P. Rubens. Un guerrier blessé, emporté par des nymphes prêtes à s’embarquer sur une chaloupe; à la gauche, on voit Neptune et deux chevaux marins qui le caractérisent. Ce dessin allégorique est peint à l’huile et colorié. Il a été l’un des morceaux capitaux de feu M. le prince de Conti. Largeur 22 pouces; hauteur, 18 pouces. Il vient de la vente de M. de St. Maurice, n° 418. »
1492. Des Femmes au bain.
Berlin. Musée, 2234.
A la plume teinté de bistre. H. 3o, L. 48.5.
Dans une salle de bain se terminant en hémicycle, d’une riche ordonnance architecturale, où l’on voit une fontaine et un groupe de sculpture, des femmes
entrent ou sortent du bain. Sur le revers de la feuille, on voit des femmes qui se déshabillent et se préparent à entrer au bain.
Le dessin est très sommairement fait, mais semble bien trahir la main du maître.
1493. Un Marché de Légumes.
A la plume lavé de bistre et rehaussé de blanc. H. 20, L. i5.
Le catalogue de la vente Mariette (Paris, ijj5, n° 1006) mentionne: « Une vue du Marché aux légumes de la ville d’Anvers; plusieurs paysannes s’y trouvent auprès du fruit de leurs travaux champêtres; une femme de distinction, suivie de sa domestique, les aborde, et paroît leur marchander quelque chose. Ce dessin fini et précieux est fait à la plume et au bistre. « Il fut vendu 3i5 livres. Dans la vente Conti (Paris, 1777, n° 1160), il fut adjugé à 279 livres 19 sous. Plus tard, il fit partie de la collection de sir Thomas Lawrence.
1494. Un Homme sonnant du cor.
Un homme, vu à mi-corps, au buste nu, tenant des deux mains un cor de chasse, dont il sonne et dont le tube en spirale entoure sa tête. C’est une étude pour le chasseur qui sonne du cor dans la Chasse aux Loups et aux Renards (notre n° ii56) et dans la Chasse au Sanglier (nos nos 1169 et 1160). Dans le tableau, le tuyau du cor n’entoure point la tête du chasseur.
Dessin connu par la gravure en fac-similé qu’en exécuta Alphonse Leroy dans la collection Villot.
Gravure non citée: Alphonse Leroy.
Des Femmes et des Moines.
A la craie noire et blanche.
A gauche, quatre femmes sur une estrade élevée d’une marche au-dessus du sol; l’une vue de dos, l’autre de profil, les deux dernières de face. A
droite, cinq moines, dont les deux premiers ont les mains cachées dans leurs larges manches et semblent marcher en baissant la tête ; un troisième, au crâne dénudé, se tient derrière eux et les regarde, absorbé dans ses pensées. A l’extrême droite, deux hommes dont on ne voit que les têtes ; du même côté, au second plan, une vieille femme, la tête couverte d’un fichu, qui descend sur la poitrine. Toutes les figures sont en pied.
Le dessin porte la signature apocryphe de Rubens. Il ne nous parait pas authentique ; nous le citons parce qu’il a été reproduit par la gravure sous le nom de Rubens.
Gravures: V. S. Allégories sacrées 45, Anonyme; 46, Joan Skippe. Gravure sur bois en camaïeu, fac simile du dessin. Les deux numéros désignent probablement une seule et même estampe.
1495. Le Retour des champs.
Vienne. Collection Albertine, 432.
Dessin en couleurs. H. 21.5, L. 5o.5.
Un paysan et cinq paysannes reviennent des champs. La première porte une fourche, les deux suivantes des râteaux, les deux dernières des bottes de légumes. Le paysan descend d’une hauteur et indique à ses compagnes la route à suivre. Dans le fond, sur la hauteur, des arbres esquissés.
C’est une étude pour le groupe des personnages qui étoffent, à droite, le Retour des Champs (notre n° 1172).
Le dessin provient de la collection du prince Charles de Ligne et se trouve mentionné à la page 2Ô7, n° 24, du catalogue dressé de cette collection par Adam Bartsch.
Photographie: Cari Haack.
1496. La Chasse au Taureau.
Il existe une lithographie anonyme, représentant en fac-similé une chasse au taureau, dessinée à la pierre noire et portant le nom de Rubens. On y voit trois chasseurs dont deux cavaliers et un piéton qui poursuivent un taureau dont on n’aperçoit que l’arrière-train. Le piéton lève l’épée pour frapper l’animal, un des cavaliers, la tête nue, l’atteint de sa lance; l’autre, coiffé d’un turban, tire son couteau de chasse. Sur le devant, un chien de chasse poursuit le gibier, par terre git un taureau mortellement blessé.
Gravure non mentionnée : Anonyme.