‹ L'œuvre de P. P. Rubens; histoire et description de ses tableaux et dessins (volume 4)Chapitre 79 sur 284 · PORTRAITS · texte numérisé non relu

PORTRAITS

1497. Le comte d’Aründel.

Bruxelles. Collection du comte Duchastel-Dandelot.

A la pierre noire et à la sanguine, à la plume et au lavis. H. 28, L. 19.

Thomas Howard, comte d’Arundel et de Surrey, est représenté en buste, la tête vue de trois quarts, tournée vers la droite, les cheveux relevés sur le front et retombant en boucles sur les oreilles et dans le cou, les sourcils en

broussaille, le nez fortement busqué, la barbe pleine et rare. Il porte un col

blanc uni et mou, un pourpoint à petits boutons; un large ruban descend sur la poitrine, un manteau à fourrure couvre les épaules. La médaille attachée au ruban est invisible. Les traits énergiques de la figure sont tempérés par la douceur du regard.

Le modèle peut être âgé de 5o ans environ. Il est évidemment plus âgé que sur l’effigie que possède de lui le comte de Warwick (notre n° 8go) et sur le portrait de famille que possède la Pinacothèque de Munich (notre

n° 888). Le comte d’Arundel naquit en i586; le dessin doit donc avoir été

fait vers i636, lors d’un voyage du célèbre collectionneur sur le continent; il a probablement servi d’étude pour le tableau que possède le comte de Carlisle (notre n° 889).

Gravure: V. S. 233, J. L. Krafft. Sur la gravure, on lit: Cornes Arundelius a P. P. Rubenio memoriter désignation non coram. Nous ignorons sur quel fait Krafft s’est basé pour déclarer que le dessin ne fut point fait d’après nature. Selon nous, il porte tous les caractères d’un travail fait, le modèle présent.

Photographie : Alexandre .

Voir planche 418.

1498. Le Nain du comte d’Arundel.

Stockholm. Musée National.

Le dessin forme une étude pour le nain qui se trouve dans le tableau de la Pinacothèque de Munich le comte et la comtesse Thomas d’Arundel (notre n° 888). Il a été fait d’après nature et au témoignage de la lettre que nous avons citée sous le numéro 888, il était esquissé le 17 juillet 1620. Le nain est représenté debout, en pied, vu presque de profil, nu-tête, la main gauche sur la hanche, la main droite levée à la hauteur de l’épaule ; cette main, qui est sommairement indiquée, doit porter un faucon, dont le dessin, ne présente pas de trace. Il est habillé d’un col mou, montant haut dans le cou, d’une jaquette unie, d’un pantalon bouffant, dont le bas est attaché par des nœuds au-dessus du mollet; un manteau, dont le bord inférieur est orné de raies horizontales, est jeté sur ses épaules.

Rubens a inscrit sur le dessin quelques notes, indiquant les couleurs du costume. Tout en haut, à gauche, on lit: het Wambuys vermach wesen root

sattyn ende de broeck root flonweel (le pourpoint peut être de satin rouge et la culotte de velours rouge) ; plus bas, à la hauteur du justaucorps: Tannyt flonweel (velours brun foncé) ; plus bas, avec renvoi au pantalon, les mêmes mots; pour le nœud autour de la jambe: root (rouge); pour les bas: Geel (jaune) ; pour le nœud des souliers : root (rouge) ; pour les souliers : swart (noir); pour la doublure du manteau: Geel voeyringe (doublure jaune).

Le peintre a indiqué, par la première de ces notes, la couleur à laquelle il s’était arrêté pour les parties principales du costume, en remplacement du brun foncé qu’il avait indiqué d’abord.

Le dessin porte dans le bas les mots : P. P. Rubens. 17 22, tracée probablement de la main de Crozat.

Photographie : Anonyme.

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