‹ L'œuvre de P. P. Rubens; histoire et description de ses tableaux et dessins (volume 4)Chapitre 83 sur 284 · ALBERT RUBENS · texte numérisé non relu

ALBERT RUBENS

Dessin photographie' par ALEXANDRE.

Pl. 423

i5c3. Nicolas Rubens.

Vienne. Collection Albertine, 453.

A la craie noire. H. 22.5, L. 18.

Tête d’enfant vue de trois quarts, tournée vers la gauche; les cheveux séparés sur le milieu de la tête sont tracés en quelques traits; le col est sommairement indiqué. Le front est bas, le bout du nez relevé, les lèvres fermées, le regard mélancolique. Le front est plus proéminent que dans les portraits d’Albert Rubens, la pommette moins saillante. Malgré la ressemblance, on ne saurait confondre les deux enfants et nous croyons reconnaître dans le présent portrait celui de Nicolas, le second des fils de Rubens. Il se présente ici comme dans le tableau Albert et Nicolas Rubens de la Galerie Liechtenstein (notre n° io36) et a probablement servi d’étude à cette peinture.

L’enfant est âgé de 7 ou 8 ans et le dessin a été fait en 1625 ou 1626.

Il porte la signature P. P. Rubbens, que l’on retrouve sur plusieurs dessins authentiques.

Photographie : Cari Haack.

1524. Nicolas Rubens.

Vienne. Collection Albertine, 44g.

A la pierre noire et à la sanguine. H. 29.5, L. 23.3.

Le portrait d’un enfant, âgé de neuf ou dix ans; il est vu de trois quarts, le regard dirigé en haut, la bouche entr’ouverte ; les longs cheveux bouclés descendent sur le col; il est coiffé d’une lourde casquette de laine, ayant deux bandes d’étoffe qui font le tour de la tête. Il est drapé dans un manteau, dont un des pans est ramené devant la poitrine et sur l’épaule gauche. En comparant ce dessin avec les portraits connus des enfants de Rubens, nous croyons y reconnaitre son second fils Nicolas, né en 1618. Le dessin aurait donc été exécuté vers 1627.

Photographie: Cari Haack.

i525. Un Enfant de Rubens tenu a la lisière.

Paris. Louvre, 20197. Dessins exposés, 558.

Aux trois crayons sur papier gris. H. 39. 5, L. 28.7.

L’enfant est vu de profil, il étend les deux mains en avant. La tête est couverte d’un bourrelet posé sur un bonnet, la robe est retroussée, la lisière semble attachée autour du cou.

Il est très probable que le dessin représente un des enfants de Rubens. Il offre de grandes analogies avec celui que Hélène Fourment conduit dans le tableau Rubens et Hélène Fourment qui conduit un enfant à la lisière (notre n° io52).

Photographie: A. Braun.

i52ô. Un Enfant de Rubens.

Dresde. Musée.

A la pierre noire et à la sanguine. H. 14.5, L. 12.

Tète d’un enfant âgé d’un an environ. Elle est vue de trois quarts, tournée vers la gauche et baissée, les cheveux retombant sur le front, le regard tourné de côté. Elle est coiffée d’un chapeau à bords recourbés.

Ce paraît être une étude pour l’enfant qui est assis sur les genoux d’Hélène Fourment dans le tableau de la Pinacothèque de Munich (notre n° 947).

Photographie : A. Braun.

1527. Quatre Enfants de Rubens.

Le catalogue de la collection sir Thomas Lawrence mentionne sous les nos 43, 44 et 45 trois portraits d’enfants de Rubens. Le premier (H. 20, L. 1 5) , à la pierre noire et à la sanguine, provenant des collections Mariette, Sandby et Cosway, représente un enfant coiffé d’un chapeau orné d’une plume. Le second (H. 27, L. 19), à la pierre noire et à l’encre de Chine, provenant de la collection du marquis Legoy, représente un garçon coiffé d’un chapeau orné d’une plume. Le troisième (H. 3 1 , L. 20), à la craie noire et au bistre,

provenant de la collection Verstegh, représente un enfant coiffé d’un chapeau à plumes.

Il est probable que deux de ces trois portraits d’enfants sont identiques à ceux qui furent gravés d’après des dessins par A. Blootelingh (V. S. Portraits, 326, 327). Impossible de juger si le nom d 'Enfants de Rubens est appliqué à juste titre à ces portraits. L’original de l’un de ces deux portraits gravés (n° 326) est conservé à la National Gallery de Londres (Dessins n° 9). 11 est vu de trois quarts jusqu’aux genoux, la tête coiffée d’un bonnet sur lequel est posé un chapeau à plumes ; il est habillé d’une blouse, sur laquelle retombe un large col plat; la main droite est posée sur la poitrine; au côté, il porte un sabre. Le dessin est fait à la gouache et mesure 3i centimètres de haut sur 19 de large. Il a appartenu en dernier lieu à sir Robert Peel. Il ne ressemble en rien à l’un des fils de Rubens dont les portraits nous sont connus. La gravure de Blootelingh n’en reproduit que la tête.

Photographie: Morelli.

Le catalogue de la collection Malcomb (n° 588) mentionne le croquis léger, à la pierre noire et à la sanguine, de la tête de l’enfant de Rubens assis sur les genoux de sa mère dans le tableau du Louvre (notre n° 948) H. 20, L. i5. Le dessin provient des collections T. Hudson et Richardson.

i528. Pierre-Paul Rubens.

A la pierre noire et à la sanguine.

Rubens s’est représenté de trois quarts, la tête penchée vers l’épaule, coiffé d’un chapeau conique, le cou entouré d’un col faiblement indiqué. Le dessin a servi d’étude à son portrait qui figure dans le tableau de la Pinacothèque de Munich, où il s’est représenté avec Isabelle Brant (notre n° io5o). Il est donc fait vers 160g.

Dans la vente de Julienne (Paris, 1767, n° 498), il fut adjugé a 14 livres ; le catalogue donne comme ses dimensions 8 pouces de haut sur 5 pouces. 9 lignes de large. Dans la vente Thibaudeau (Paris, 1857), il fut adjugé à 700 francs.

Quand Paul Chenay le grava, il appartenait au comte Nils Bark.

Gravures: V. S. 73, Demarteau, l’ainé; 73bis Ploos van Amstel ; non cité: Paul Chenay.

Voir planche 347.

i52g- Pierre-Paul Rubens.

Vienne. Collection Albertine, 385.

A la pierre noire et à la sanguine. H. 28.3, L. 19.5.

Rubens s’est représenté de trois quarts, tourné vers la gauche, la tète inclinée, la figure coupée net, dans le haut, par le bord de son chapeau, dans le bas, par son col. Les cheveux frisent, la barbe est soignée, et trahit, comme le reste de la toilette, une certaine coquetterie; les yeux sont tournés vers le spectateur. Physionomie douce, regard clair et scrutateur, traits réguliers, front très développé.

C’est le portrait du maître, tel que Panneels et Hollar l’ont reproduit. Seulement, dans la gravure, le grand chapeau, le col et le pourpoint sont représentés, tandis qu’ici la tête seule est terminée (Voir notre n° 1048).

Ce superbe dessin porte l’inscriprion : Ds Ds Petrus Panlus Rubens. Pictor Excellen\ tracée par une main inconnue. Il date de 1628 environ.

Photographie : A. Braun.

Voir planche 425.

i53o. Pierre-Paul Rubens.

Paris. Louvre, 20195. Dessins exposés, 555

A la pierre noire avec quelques touches de blanc sur papier gris. H. 45.5, L. 28.

Rubens s’est représenté debout, vu de trois quarts, tourné vers la gauche, la tête coiffée d’un chapeau à larges bords, incliné sur l’oreille droite. Les cheveux sont longs et tombent dans le cou, le regard est dirigé vers le spectateur, la figure maigrie et vieillie. Au cou, il porte un col mou; il est drapé dans un manteau, dont un pan est rejeté sur l’épaule gauche. De dessous le manteau sort la main gauche qui s’appuie sur la garde de l’épée. Il est vu jusqu’aux genoux.

Le dessin est tracé à larges traits, la figure délicatement touchée, la draperie posée par grands plis. C’est une étude pour le portrait de Rubens à l’âge de 60 ans que possède la galerie impériale de Vienne (notre n° 1049). Il diffère du tableau par quelques détails: le chapeau est autrement posé; dans la peinture, on voit l’épée sur laquelle repose la main; dans le dessin, cette épée ne s’aperçoit pas.

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