UN CHEVAL SELLE
ramenés en arrière et noués en torsade sur le derrière de la tête; dans l’oreille, un pendant orné de perles.
Charmant dessin, destiné probablement à servir d’étude pour une tête de sainte.
Photographies : A. Braun; Cari Haack.
i573. Une Tête de vieille Femme.
Paris. Louvre. Dessins expose's, 525.
A la pierre noire et à la sanguine. H. 36.3, L. 27.6.
Tête de vieille femme, vue de profil, tournée à droite; les cheveux ramenés en arrière et retenus sur le derrière de la tête, dans un fichu roulé ou dans un bonnet. On voit le col et une partie du vêtement qui couvre le buste.
Dessin magistral, grassement fait, reproduisant fidèlement le modelé et les plis de la peau. Il fut acheté en 1787 à la vente Berthel, à 24 livres 2 sous, par Langlier.
Le catalogue des dessins du Louvre le range dans l’œuvre de Jordaens, mais à tort. Il porte d’une manière bien prononcée le caractère des dessins de Rubens et reproduit les traits de la vieille femme qui servit à ce maître de modèle pour la Ste-Anne et d’autres vieilles femmes qu’il faisait entrer dans ses compositions. Elle a posé pour lui spécialement de 1610 à 1620. Les dessins de jordaens sont d’une tout autre facture.
Photographie: A. Braun.
1574. Une Tète de jeune Fille
Vienne. Collection Albertine, 450.
Aux trois crayons. H. 29, L. 22.
Tête de jeune fille, à l’expression très douce, aux traits charmants, les cheveux négligés tombant sur le front et dans le cou, les regards fixes, dirigés vers la terre, le nez fin et aquilin, la bouche entr’ouverte, les épaules nues.
La pièce porte l’inscription : P. P. Rubbens , des dessins authentiques.
Photographie : Victor Angerer.
i5jd. Un Enfant tenu par les mains de sa mère.
Stockholm. Musée.
A la pierre noire, lavé à l’encre de Chine.
Un enfant à la mine éveillée, vu en buste, la tête de profil, tournée vers la droite, la main gauche étendue, l’autre appuyée sur le côté. Deux mains le tiennent sous les bras.
Photographie: Anonyme.
1576. Un Enfant debout.
Vienne. Collection Albertine, 484.
Au crayon noir. H. 39, L. 26.5.
Enfant tout nu, vu de front, la tête inclinée sur la poitrine, les bras un peu écartés du corps, comme si des mains invisibles le soutenaient.
Dans le coin inférieur, à droite, la signature Rubbens, des dessins authentiques.
Photographie: Cari Haack.
1577. Deux têtes d’Enfants.
Paris. Louvre, 20200. Dessins exposés, 562.
Aux trois crayons sur papier gris. H. 18.9, L. 24.2.
L’une des têtes est vue de profil et tournée vers la gauche, légèrement rejetée en arrière, le col de l’habit est visible; l’autre, plus jeune, est vue de trois quarts, tournée vers la droite, les regards dirigés en haut; toutes deux ont les cheveux ramenés sur le front.
Photographie : A. Braun.
1578. Une Etude de deux Têtes et de deux paires de Mains.
Vienne. Collection Albertine, 493.
A la craie noire et blanche. H. 39, L. 27.
Dans le haut du dessin, 011 trouve, à gauche, une tête de femme, vue de profil, tournée vers la gauche; à droite, une tète d’homme barbu, vue presque
de front, le cou entouré d’une fraise. Dans la partie inférieure, deux paires de mains aux doigts entrelacés.
Marqué dans le coin inférieur, à droite, de la fausse signature: P. P. Rubens.
Photographie : A. Braun.
1579. Une Étude de Tètes et de Mains.
Vienne. Collection Albertine, 494.
A la pierre noire. H. 34.5, L. 23.
Quatre mains et deux têtes sur une même feuille. Deux des mains, dans le coin supérieur à gauche, se touchent par le bout des doigts; les deux autres se trouvent dans le coin inférieur, à droite. Des deux têtes, l’une est vue de profil, l’autre de trois quarts, toutes deux ont les yeux levés et portent la barbe pleine.
Photographie : A. Braun.
i58o. Un buste d’Homme et un Bras.
Vienne. Collection Albertine, 486.
Aux trois crayons. H. 24.6, L. 40.2.
Le buste d’un homme nu, aux muscles fortement prononcés, semble couché sous une voûte. Un de ses bras est visible en grande partie. Au-dessus de la figure est dessiné, d’une manière plus soignée, le même bras tout entier.
Photographie : A. Braun.
Une suite d’ Etudes pour des Têtes de différents caractères.
Sous ce titre, les iconographies rubéniennes signalent un recueil de trente et une têtes, précédé d’un frontispice sur lequel on lit: « Recueil de têtes d’Antoine Van Dyck, tirées du cabinet de M. de Crozat, et gravées par M. le C. de C. (le comte de Caylus) 1735. ™ Basan dit : « L’on a attribué mal-à-propos les desseins de ces Têtes à Van Dyck. A l’exception de deux, qui appartiennent à ce dernier et qu’il a faites pour son tableau de St-Augustin, toutes sont indubitablement de Rubens; et plusieurs ont été employées par
lui dans des tableaux connus. Ces desseins qui sont de toute beauté, sont entre les mains de M. Mariette. Chaque planche porte 4 pouces de haut sur 2 pouces 10 lignes de large. »
Dans le catalogue de la vente Mariette (Paris, 1775, n° 1024), ces dessins sont mentionnés de la manière suivante: « Vingt sept têtes de différents caractères de Vieillards et autres, très bien dessinées sur quatre feuilles; elles sont d’une plume savante et pleine d’esprit; on les connaît gravées par le C. de Caylus, sous le nom de V. Dick ; mais c’est une erreur. «
Ces dessins furent adjugés en deux lots; douze furent achetés par M. Hall, peut-être le peintre, pour 240 livres 1 sou; et les i5 autres, pour 299 livres 19 sous, par Boileau.
Dans le catalogue Crozat, nous trouvons cités sous les nos 837, 838, 83g, 840 : “ Vingt-quatre desseins de Tètes de divers caractères à la pierre noire ou à la sanguine, que Rubens a faits d’après Nature, pour entrer dans la composition de ses tableaux ; il s’y en trouve plusieurs pour ceux de la gallerie du palais du Luxembourg. Vingt, idem : autres Têtes. Vingt-quatre, idem: autres Têtes. Vingt-six, idem : autres Têtes. Ces quatre-vingt-quatorze Têtes formaient ci-devant un volume que M. de Piles avoit apporté de Flandres, et qu’il conservoit précieusement. L’on croît qu’il l’avoit trouvé dans le même endroit que ce manuscrit singulier de Rubens, qui ayant passé entre les mains du sieur Boule a péri, avec tant d’autres curiosités, dans l’incendie de sa maison. «
Nous ne croyons pas à l’authenticité de ces dessins; le fait qu’ils auraient été trouvés au même endroit que le manuscrit rapporté de Flandre par de Piles et gravé par Aveline (Voir plus haut page 26) n’est pas de nature à affaiblir notre doute.
Gravure: V. S. Suites 69, comte de Caylus.
Sous le n° 70 des Suites, Voorhelm Schneevoogt mentionne une feuille remplie de plusieurs charges, gravées à l’eau-forte d’après les tableaux de Rubens par le comte de Caylus.
Il s’agit de cinq caricatures de têtes hommes, dessinées et gravées à gros traits, signées: Rubens in. C. sculp. Nous n’y voyons absolument rien de
Rubens, ni dans les types ni dans l’exécution.
Gravure: V. S. Suites 70, comte de Caylus.
CTi