‹ L'œuvre de P. P. Rubens; histoire et description de ses tableaux et dessins (volume 4)Chapitre 89 sur 284 · UNE VUE DE FERME · texte numérisé non relu

UNE VUE DE FERME

i58i. Une Étude d’Anatomie.

Vienne. Collection Albertine, 496.

A la plume. H. 25.3, L. 17.5.

Dessin de la moitié inférieure d’un homme, dont les muscles sont mis à nu ; la jambe droite s’avance et la partie inférieure en est répétée.

Photographie : Cari Haack.

i582. Un Cheval sellé.

Vienne. Collection Albertine, 433.

A la pierre noire et à la sanguine. H. 39.5, L. 42.5.

Un cheval sellé, vu légèrement en raccourci. A gauche, le poitrail et les jambes de devant d’un cheval lancé au galop.

Excellent dessin, ayant toute la vigueur et le coloris de la facture rubénienne. Signé dans le bas des lettres P. P. R., qui paraissent authentiques.

Photographie : A. Braun.

Voir planche 428.

i583. Un Bœuf.

A la pierre noire et à la sanguine, relevé d’encre de Chine. H. 23, L. 44.

Le bœuf est vu dans toute sa longueur, de profil, la tête tournée vers le spectateur; le corps allongé, les jambes basses, les cornes recourbées.

Excellent dessin, du même faire que le précédent et signé de la même manière.

Photographie: A. Braun.

1584. Une Étude de Vaches.

Chatsworth. Collection du duc de Devonshire.

A la plume.

Trois vaches dans une prairie, vues dans différentes positions. L’une, à droite, est vue de profil, la tête dirigée vers la droite; celle du milieu est

vue de face, s’avançant vers le premier plan ; celle de gauche se dirige vers la gauche, la tète retournée. Dans le bas, deux autres vaches de proportions plus petites; dans le haut, encore trois croquis de fragments de vaches.

Cette feuille a été gravée par Paul Pontius dans le Livre à dessiner (notre n° 122916), avec quelques variantes que nous avons signalées à la page 26 du présent volume.

Le dessin a passé par les ventes Neyman (Paris, 1776, n° 759), Guillaume II (La Haye, i85o, n° 3oo). Dans cette dernière vente, il fut adjugé au duc de Devonshire pour la somme de 40 florins. Un dessin de composition identique figure dans le catalogue de sir Thomas Lawrence, n° 5j et dans le catalogue Malcomb (Londres, 1876, n° 587).

Photographie : A. Braun.

i585. Une Étable a Vaches.

Dans la vente Crozat (Paris, 1741, n° 822), on adjugea, à 37 livres, un dessin de Rubens, représentant une étable à vaches, gravée par Bolswert (notre n° 1173) et quatre autres dessins de paysages.

Un dessin de Rubens décrit en ces termes: « Une étable vue à l’intérieur dans laquelle se trouvent deux vaches debout et une vache couchée; derrière elles, une femme. H. 22, L. 20 pouces « fut adjugé à 6 florins dans la vente Van der Marck (Amsterdam, 1773).

Le catalogue de sir Thomas Lawrence cite le même dessin sous le n° 58.

Dans la vente du roi Guillaume II (La Haye, i85o, n° 3o5), un dessin de Rubens représentant l’intérieur d’une écurie (étable?) fut adjugé à 100 florins.

Une Ecurie.

Le cabinet des estampes du British Muséum possède une lithographie non décrite, exécutée d’après un dessin attribué à Rubens, qui représente deux chevaux et deux hommes dans une écurie.

i586. Une Vue de Ferme.

Berlin. Musée royal, 1540.

A la plume lavé d’encre de Chine, le fond colorié en bleu. H. 25, L. 48.5.

Trois bâtiments de ferme, une habitation, une grange, une remise, tels que nous les trouvons encore disposés dans les campagnes du Brabant. Contre

l’habitation, un four; près de la grange, un chariot rustique à deux roues; dans la remise, un autre chariot à quatre roues. Le premier plan est uni; à gauche et à droite, un grand arbre dépouillé de ses feuilles; derrière

l’habitation, deux ou trois arbres plus petits.

Le dessin est lestement croqué et porte bien le cachet de la réalité, rendue avec une habileté admirable.

Sur le dos du dessin, on lit l’inscription, qui nous paraît être de la main de Rubens: De hoeve byet rughen velt (La ferme près du Champs de seigle). On appelle Rughen velt , ou comme on l’écrit en orthographe moderne, Roggeveld, un endroit situé, à peu de distance d’Anvers, sur la route de Deurne à

Wijneghem ; l’enseigne d’une auberge a conservé le nom jusqu’à nos jours.

La signature que porte le dessin dans le bas, à gauche, est ancienne, mais fausse.

Le catalogue de la vente Mariette (Paris, 1775, n° 1012) mentionne la « Vue d’un Village de Flandres, au milieu duquel est une baraque en bois. » Dessin à la plume, lavé d’indigo, adjugé à 147 frs. Sous le n° ioi3, le

même catalogue mentionne une « autre vue d’un Hameau de Flandres, où se voit sur le devant une rivière dans laquelle se trouvent plusieurs groupes d’animaux et cavaliers, à la plume et au bistre, lavé un peu d’indigo. »

Adjugé à 40 livres 1 sou. Le fait que ces deux dessins, comme celui que nous venons de décrire et les deux suivants, étaient lavés d’indigo, nous porte à croire qu’ils font partie d’une même série, qui se distingue par le format anormal et par la particularité que le fond est teinté de bleu. Rubens ne s’est pas servi ailleurs de papier d’une largeur double de la hauteur, ni employé l’indigo dans ses dessins.

Photographie: Anonyme.

Voir planche 429.

1587. Une Vue de Ferme.

Vienne. Collection Albertine, 587.

A la plume lavé d’encre et de couleur bleue. H. 25, L. 49.5.

Au milieu du dessin, l’habitation du fermier; à droite, la grange ; a gauche, le puits d’eau, et des arbres derrière une palissade. Près du puits, deux domestiques donnant à boire à deux chevaux, sur l’un desquels un valet est

assis. Contre la palissade, une femme assise et un paysan debout. Devant la maison, une charrette rustique.

Le dessin porte la signature apocryphe Brughel. La facture est absolument la même que celle du dessin précédent et ne rappelle d’aucune manière celle du vieux Pierre Breughel ni celle de Jean Breughel de Velours. La signature a été évidemment inscrite sur le dessin par un propriétaire, cherchant à mettre sous un nom connu le travail d’un auteur douteux. Non seulement la facture du présent dessin est identique à celle du précédent, mais le choix du sujet offre une analogie frappante ; même la dimension du papier est absolument semblable. Si donc le paysage du musée de Berlin appartient à Rubens, celui de l’Albertine ne peut lui être contesté. Reste la question de savoir si tous deux n’appartiennent pas à un maître anversois inconnu. Nous ne nierons pas que la chose soit possible ; la main de Rubens n’y a pas laissé d’empreinte indiscutable, mais il n’existe pas de motifs suffisants pour lui enlever la paternité du présent travail, pas plus que pour lui contester celle du précédent et du suivant.

Photographie : Angerer.

i588. Une Cour de Ferme.

Dresde. Musée.

A la plume, lavé de couleur bleue. H. 19, L. 5i.

Paysage où l’on voit cinq bâtiments rustiques; deux ou trois habitations, une grange, une remise. Au milieu, une citerne avec le seau à puiser suspendu à une perche, qui est attachée à une pièce de bois basculant sur un arbre terminé en forme de fourche. A droite, un paysan conduisant des porcs et un autre accompagné d’un enfant et d’un chien.

De même facture que les deux dessins précédents, et lavé de couleur bleue comme ceux-ci. Ici encore le papier par le format et les dimensions anormales se rapproche beaucoup de celui des deux paysages que nous venons de décrire.

Photographie : Anonyme.

i58çi. Les Moissonneurs.

Londres. British Muséum.

A la plume lavé de bistre. H. 23, L. 36.

Dans un champ de blé, dix moissonneurs, hommes et femmes, travaillent

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