‹ L'œuvre de P. P. Rubens; histoire et description de ses tableaux et dessins (volume 4)Chapitre 90 sur 284 · UNE ÉTUDE D’ARBRES · texte numérisé non relu

UNE ÉTUDE D’ARBRES

Dessin photographié par A. BRAUN.

Pl. 43o

à couper les épis de blé et à les lier en gerbes. Au milieu de la plaine, au premier plan, un arbre, deux autres à droite. Dans le fond, sur la hauteur, un château fort et des maisons de villageois.

Le dessin est d’une facture vive et sommaire, différant considérablement de celle des trois paysages précédents ; les travailleurs ont une grande variété d’attitudes et sont admirablement mouvementés.

Il a été acquis en i858.

Photographie : Praetorius.

i5go. Une Étude d’Arbres.

Paris. Louvre, 2028g. Dessins exposés, 56 1.

Aux crayons noir et blanc, avec quelques touches de pastel sur papier gris bleu. H. 69.5, L. 49.

Un groupe de sept arbres, au premier plan, dont l’un est cassé et tombé en travers d’un ruisseau. Près de là, un léger pont traverse le même cours d’eau. Dans le fond, des bouquets d’arbres. Ceux du premier plan sont dessinés avec soin en détail, leur tronc est tordu, contourné et svelte, comme on en voit souvent dans les paysages de Rubens et de Luc Van Uden, son collaborateur. Le groupe forme un site sauvage; l’enchevêtrement de la végétation et le jeu de la lumière sont rendus avec autant de vigueur que d’aisance.

Le dessin fut adjugé dans la vente Mariette (Paris, iyy5, n° 998), avec une figure d’homme (n° 999), à 12 livres.

Photographie : A. Braun.

1591. Une Étude d’arbres.

Paris. Louvre. 20212.

A la plume sur crayon. H. 58. 1, L. 48.6.

Au premier plan, un terrain ravagé, jonché de feuilles et de branchages. Sur une crête abrupte qui émerge d’une pièce d’eau, deux arbres, aux troncs tordus et mutilés, étendent furieusement leurs branches dénudées. Dans le fond, de l’autre côté de l’eau, des arbustes et des roseaux. Site sauvage, nature désolée comme si un ouragan avait passé par là.

3oi

i5g2. Une Étude d’Arbres.

Le catalogue de la vente Mariette (Paris, 1775) mentionne sous le n° 997: «Une étude de broussailles et troncs d’arbres, faite d’après nature, avec beaucoup d’art et de vérité, et lavée en couleurs, portant 2 pieds de largeur, sur 18 pouces de hauteur sous glace. » Adjugé à 120 livres.

t593. L’Escurial.

Dans une lettre, écrite le i5 mars 1640 et que nous avons publiée dans un volume précédent (Tome IV, p. 386-387), Rubens fait connaître à Balthasar Gerbier qu’il a dessiné le palais de l’Escurial sur les lieux et que ce dessin a servi de modèle au peintre Pierre Verhulst pour exécuter divers tableaux de ce bâtiment.

Page 1