Le Roi David. Photographié par A. Braun
120. David et Abigail. Adjugé dans la vente Secretan (Paris, 1 88g) , à Scrips pour la somme de 112,000 francs. Le catalogue de la vente contient une photogravure du tableau.
Dans la collection du duc de Westminster se trouve une copie ancienne (Toile. H. 225, L. 200 environ).
I20bis. David et Abigail. L’esquisse de la collection Henrion fut vendue, en 1788, au prix de 32 10 florins. Elle portait le nom d 'Abimelech et le catalogue de la vente notait que le tableau a été gravé par Witdoeck. Elle représentait donc Abraham et Melchisédech et constitue une étude pour le tableau décrit sous notre n° 100.
Nous avons mentionné une esquisse dans la collection Rudolphe Kann, à Paris. Une esquisse de David et Abigail, la même probablement, fut exposée à Berlin, en 1890, par Karl Hollitscher (1).
121. Bethsabée à la fontaine. Une copie ancienne de ce tableau orne le palais du duc d’Albe à Madrid.
125. Judith coupant la tête d’Holopherne. Nous avons eu l’occasion de voir le tableau de Madame Brun, à Nice, et avons pu nous convaincre qu’il n’est ni de Rubens ni de son école (Panneau. H. 114, L. 83).
Un autre tableau de la même composition (Toile. H. 200, L. 145), que nous croyons être l’œuvre originale du maître, parut dans la vente Eugène Disant (Reims, i883). Il est conçu dans la manière des clair-obscuristes bolonais et présente quelques différences avec la gravure de Corneille Galle. Sur un fond d’un noir opaque, les figures principales se détachent dans une lumière éclatante, tandis que des ombres épaisses et brunes modèlent leurs chairs. La tonalité se rapproche sensiblement de YHercule et de la Déjanire du palais Durazzo à Gênes (nos numéros 617 et 618) et du Faune riant et Satyre buvant de la pinacothèque de Munich (notre n° 60g). Le tableau a évidemment été peint en Italie.
127. Judith met la tête d’Holopherne dans un sac. Monsieur Camille Benoit, attaché à la section des peintures au musée du Louvre, à Paris, nous écrivit en mars 1892, qu’un Italien, M. Becucci, de Bologne, offrit en vente, à cette
(1) Jahrbuch der Kôn. Preuss. Kunstsammlungen, I, 205.
époque, un tableau entièrement conforme à celui que Voet grava d’après Judith mettant la tête d’Holopherne dans un sac, à l’exception d’un collier au cou de Judith. La direction du Louvre tenait le tableau pour une œuvre de Rubens, datant de son séjour en Italie. La peinture avait beaucoup souffert et portait des restaurations faites dans un esprit bolonais ; mais les parties intactes, notamment la tête d’Holopherne, étaient excellentes et révélaient bien la main du maître.
Dans les Res pictoriae de Arent van Buckel, publiées par G. van Ryn dans Oud Holland (1887, p. i5o), nous lisons qu’en 1621 Scrivelius possédait « une Judith de Rubens tenant la tête d’Holopherne, où la mort est exprimée d’une manière heureuse. «
128. Esther devant Assuérus. La planche de Spruyt, mentionnée sous le n° 71 dans Voorhelm Schneevoogt, est la même que celle que cet auteur mentionne sous le n° 64 et sous le titre La Reine de Saba devant Salomon.
Une gravure non-décrite, signée - Goldar sculp. Rubens pinxit » représente Esther et Assuérus. C’est une composition erronément attribuée au maître.
130. Daniel dans la fosse aux Lions. Il existe plusieurs copies de ce tableau en entier ou par fragments. Nous citons seulement celle qui figure, sans raison sérieuse, sous le nom de François Snijders et comme une œuvre originale au musée Impérial de Vienne, n° 1267.
131. Susanne et les Vieillards. Ce tableau est une œuvre de la main du maître, exécutée en Italie ou pendant son premier séjour en Espagne.
132. Susanne et les Vieillards. De ce tableau, il existe de nombreuses copies anciennes. Nous citons seulement celle qui appartient à Frédéric Voltz à Milwaukee et qui a été reproduite dans le Klassischer Bilderschatz de 1891, sous le nom du Titien (Voir H. Hymans: Bulletin de l’Académie royale de Belgique, 1891). Dans ce tableau, qui parait être l’œuvre d’un peintre italien, Susanne est assise sur une draperie rouge qui jette des reflets sur la chair nue.
i35. Susanne et les Vieillards. Ce tableau passa de la collection Verlat dans la collection Giebens, avec laquelle il fut vendu à Anvers en 1888. Il fut acquis par nous et nous appartient encore. M. Verlat l’avait acheté à Paris, du marchand de tableaux anversois Sano, qui lui même l’avait acquis, à Anvers, de Hertogs.
Tome I, page 170. Susanne et les Vieillards gravé par Christophe Jegher. Le musée de Turin possède un tableau correspondant à cette gravure (n° 431.
Toile. H. 177, L. 246). Nous ne l’avons pas vu. Au dire du conservateur M. Al. Vesme, c’est une belle œuvre. Il n’est pas impossible que ce soit le modèle de la gravure de Jegher, tableau qui ne se rencontre pas ailleurs.
Tome I, page 174. Le tableau Antiochus Épiphane assistant au martyre des Macchabées , ayant appartenu au baron Denon, a été lithographié par Manzaisse.
140. L'Education de la Vierge. La gravure mentionnée comme anonyme par Voorhelm Schneevoogt (Saintes, 10) est de Corn. Galle.
142. Le Mariage de la Vierge. Au musée de Dresde, n° 1048, se trouve une petite copie de ce tableau attribuée, sans raison plausible, à Érasme Quellin.