ESTHER DEVANT ASSUÉRUS
Tableau inconnu.
sther, soutenue par deux de ses femmes, s’affaisse sur les marches du trône royal, qui se trouve à gauche, entre deux colonnes. Assuérus s’est levé et s’avance vers la reine défaillante. Il la prend par la main en tendant son sceptre vers elle. A l’extrême droite, trois guerriers ; à gauche, deux hommes de la suite du roi, dont l’un porte le turban. A côté du roi, un page qui maintient son manteau.
Le fond est occupé par un bâtiment, dans lequel s’ouvre une arcade flanquée de colonnes, et par une draperie tendue au-dessus du trône.
Le tableau est inspiré par le plafond de Paul Véronèse, à l’église de St. Sébastien, à Venise.
Smith est singulièrement diffus en parlant de cette peinture. Il la confond avec le plafond de l’église des Jésuites, traitant le même sujet, mais avec des différences qui sautent aux yeux. Il attribue la gravure de Richard Collin à Van den Wyngaerde qui n’en est que l’éditeur, et répète jusqu’à quatre fois cette erreur dans autant de numéros différents de son catalogue (1).
p) SMITH. Catalogue, II, 802, 999; IX, 236, 242.
Gravures: V. S. 6g, Rich. Collin (dédiée à Josse Gillis, 28e abbé de l’abbaye de St. Bernard, près d’Anvers, par Rumold van de Velde) ; 70, Guill. Panneels (avec quelques légères différences dans le fond) ; 71, P. Spruyt.
Dans la vente de Vinck de Wezel (Anvers, 27 avril i8i3), on adjugea une esquisse de la même composition. H. 14 pouces, L. 14 1/2 pouces, à M. Van den Bergh, d’Anvers, au prix de 100 florins.
Esther devant Assuérus.
Sujet d’un des plafonds de l’église des Jésuites, à Anvers (Voir n° 17). 129. L’HISTOIRE DE JOB.
Triptyque qui se trouvait jadis à l’église de St. Nicolas, à Bruxelles.