RÉCONCILIATION D’ÉSAÜ ET DE JACOB
Munich. Pinacothèque, 751.
Toile. H. 33o, L. 283.
ti et Jacob se rencontrent sur une petite hauteur. Le premier porte ne cuirasse et sur celle-ci une draperie rouge et bleue. Il est suivi e deux guerriers coiffes de casques et d’un jeune garçon tenant son cheval par la bride. Dans le coin gauche, en haut, on voit encore les hampes de cinq lances. Jacob, s’avançant de la droite, est accompagné de deux femmes, dont l’une, vêtue de jaune, est agenouillée et porte deux enfants. Il est suivi de quatre serviteurs. L’un de ces derniers est coiffé d’un turban et monte un des trois chameaux que l’on voit à droite. Deux bœufs, un bélier, une brebis et une chèvre se trouvent au premier plan ; à l’arrière-plan, on distingue deux autres bœufs. Les deux frères s’avancent l’un vers l’autre. Jacob plie le genou devant son aîné et met la main sur la poitrine, avec un geste d’humilité. Ésaü lui tend la main et lui parle avec une vivacité amicale.
Le ton de la peinture est mat ; elle est faite par un élève, d’après une esquisse du maître et retouchée par celui-ci. Les animaux sont de Wildens. Le tableau date de i6i5 à 1620.
Gravures: V. S. 3o. P. de Balliu. (Dédicace: Domino Martino Kretser Ariis Pictoriæ admiratori ac Patrono uno unico, hanc cultus et observantiæ suæ indicem tabulam Joannes de Heem dicat consecratque. Antverpiæ 24 Febr. i652). Non cité : Phil.-Andr. Kilian, copie de la gravure précédente, avec la seule différence que, dans la première, Ésaü est nu-tête et que, dans la seconde, il porte un casque.
L’auteur possède le dessin de la gravure de Balliu à la sanguine, de
(1) Voir GACHARD : Particularités et documents inédits sur Rubens (Extrait du Trésor national. I, 160). P. 28. — I D : Histoire politique et diplomatique de Rubens. Bruxelles, 1877. P. 184. — CRUZADA VILLA AM IL : Rubens diplomatico Espahol. Madrid, 1874. Pp. D7, 143, 3o8, 38o. — P. GÉNARD : P. -P. Rubens. Antwerpen, 1877. P. 42. — ID. : Bulletin des Archives d'Anvers. II, 83. — CARL Justi : Rubens und der Kardinal-Infant Ferdinand (Zeitschrift für Bildende Kunst, 1880. Pp. 225 et 261). — Bulletin Rubens. I, 112.