‹ L'œuvre de P.P. Rubens (volume 2)Chapitre 24 sur 298 · Jacob ebbe la visione délia scala dormiendo · texte numérisé non relu

Jacob ebbe la visione délia scala dormiendo

Toutes ces inscriptions sont tracées de la main de Rubens.

Le dessin, soigneusement fait, pourrait être, aussi bien l'idée première d'une gravure que d'un tableau. Seulement, une note sur le pendant de la présente pièce, le Roi David (notre n° 1423), prouve que c'est une première idée d'un tableau que Rubens a probablement soumise à quelqu'un, mais qui n'a pas été exécutée. Une certaine maigreur dans la facture a probablement fait naître chez Mariette, à juste titre, croyons nous, l'idée que le dessin date du temps du séjour de Rubens en Italie.

Le catalogue de la vente Mariette (Paris, lyjS) le décrit sous le n° 1004 :

" Deux autres petits sujets faisant pendants, à l'encre de Chine et à la plume, représentant l'Échelle de Jacob, et David jouant de la harpe ; ils ont été aussi exécutés à Rome. ^ Ces deux dessins avec quatre petits sujets de la Vie de St. Ignace furent adjugés à 40 livres i sou (\^oir notre n" 455*^'^).

Photographie: A. Braun.

142 1. La Réconciliation d'Ésau et de Jacob.

Berlin. Muse'e, 3241.

A la plume. H. 31.7, L. 21. 5.

Composition différant sensiblement du tableau connu (notre n° log). Au milieu, à droite, on voit Ésaii, tendant les mains vers son frère;

deux hommes casqués et un page tenant un cheval sont derrière lui. A gauche, Jacob, un genou plié, les mains croisées sur la poitrine; sa femme avec deux enfants, quatre autres personnes, un chameau et un bœuf le suivent. Au second plan, des bœufs et des brebis. Dessin largement tracé de la main de Rubens.

Nous nous demandons si ce n'est pas la première idée du tableau qui' a appartenu au roi d'Espagne (notre n° io8).

Sur le même papier, au-dessous de la Réconciliation d'Esaii et de Jacob, un second dessin représentant Miiciiis Scêvola.

Le dessin porte la signature apocryphe de Rubens.

1422. Un groupe du tableau la Réconciliation d'Ésai) et de Jacob.

Anvers. Musée Plantin-Moretus.

A la pierre noire et à la sanguine. H. 26, L. 19.7.

Une femme est agenouillée par terre sur un petit tertre, tenant d'un bras un enfant nu, assis devant elle, tandis qu'un second enfant, qu'elle porte sur l'autre bras, pose la tête sur l'épaule de sa mère.

Le dessin reproduit, avec de légères variantes, le groupe de la mère avec ses deux enfants, qui est agenouillée sur le bord de la route, dans le tableau de la Réconciliation d'Esaii et de Jacob (notre n° 109). Il est fait avec grand soin, les chairs des personnages à la sanguine, le reste à la craie noire. Comme composition et comme facture, c'est un morceau d'une rare délicatesse.

Acquis à la vente van Marie et de Sille (Rotterdam, i8gi), au prix de i3o florins.

Voir planche 405.

1423. Le roi David.

Paris. Louvre, 20221.

A la plume, lavé d'encre de Chine. H. 23.3, L. i5.i.

Le roi David a mis un genou en terre, et joue de la harpe qu'il tient appuyée sur l'autre genou. Il porte la couronne et le manteau royal. Il lève la tête vers le ciel, où. il aperçoit un chœur d'anges chantant les louanges de Jéhovah. Par terre se trouvent divers instruments de musique ; dans le fond, on aperçoit un paysage.

Sur le dessin, on lit les annotations écrites de la main de Ruhons, dans le haut: Soli Dco Gloria; dans le bas: - Si ha da avertire che l'opcva riiiscerebbo inolto divci'sa da qucsti scirj::i, li qiiali sono fatti leggierissiinanientc da primo colpo pcr dcinostrar solo il pensiero, ma poi si farebbono li dissegni como anco la pitlnra cou ogiii studio c diligenza. -^ Comme nous l'avons fait remarquer pour le dessin Abraham, Isaac et Jacob (notre n° 1420), cette inscription prouve que les deux pièces sont des croquis destinés à fixer une première idée de deux tableaux c]ui n'ont pas été exécutés. Comme son pendant, le présent dessin provient de la vente Mariette (Paris, 1775, n" 1004).

Photographie : A. Braun.

1424. Un Fragment de Moïse et le Serpent d'airain.

Londres. Collection Malcolm, 5g6.

A la pierre noire, lave' de bistre, retouché à la plume et rehaussé de blanc. H. 38, L. 61.

Le catalogue de la collection Malcolm décrit le dessin en ces termes: ^ Un groupe de six figures en raccourci. Ce dessin splendide rappelle la manière grandiose de Michel-Ange ; il est évident que Rubens avait devant les yeux des parties de la fresque du Jugement dernier. »

Le dessin provient des collections W. Y. Ottley et sir Thomas Lawrence.

1425. La Défaite de Sennacherib.

Vienne. Collection Albertine, 387.

A la plume. H. 227, L. 3i5.

Dans les airs, on aperçoit un ange qui, le bras levé, lance la foudre. Sur la terre, un grand fouillis de cavaliers, fuyant éperdus. Sennacherib, coiffé d'un casque et tenant un javelot à la main, regarde l'apparition du messager céleste, pendant que son cheval l'emporte dans un galop furieux. Devant et derrière lui, des gueiTiers mis en fuite ou levant, atterrés, les 5'eux vers l'ange vengeur. Au premier plan, un cheval qui se cabre, un autre qui est tombé, des morts et des mourants jonchant le sol.

Le dessin est fait d'une main légère et sûre, sans retouches, ni reprises.

La maigreur du travail nous le fait ranger parmi les travaux de la première époque du maître, vers 1612. Hormis la disposition générale, il n'a rien de commun avec la Défaite de Sennacherib de la Pinacothèque de Munich (notre n° 124), et parait être une idée première, mais bientôt abandonnée de cette composition.

Dans la vente Mariette (Paris, 1775, n° ioo5), il fut vendu, avec deux autres dessins, ig livres.

Photographie: A. Braun.

1426. Une Étude de dix Lions et d'un Chien.

Vienne. Collection Alhertine, 499.

A la plume. H. 35, L. 22.

Dix lions dessinés dans différentes attitudes. En haut, une lionne vue de derrière et un lion vu de côté; au milieu, deux lions marchant ensemble; dans le bas, une tête de lion et trois lions couchés, dont l'un dort et dont un autre ouvre la gueule. En face des deux lions du milieu, une levrette assise sur le derrière. En deux endroits différents de la feuille, encore deux croquis de têtes de lions.

De ces dix lions, sept ont été utilisés dans le tableau Daniel dans la fosse aux Lions (notre n° i3o); la lionne et le lion d'en haut, ainsi que les quatre lions et le croquis de lion d'en bas. Dans le tableau, il n'y a qu'un lion et une lionne qui ne se retrouvent pas sur le dessin. Blooteling en a utilisé la plus grande partie dans les quatre feuilles de lions, gravées par lui. Hollar aussi a gravé cinq des fauves de ce dessin dans la seconde des deux feuilles de lions gravés par lui (Voir notre volume IV, page 353).

Les deux lions du milieu, marchant de pair, se retrouvent dans le tableau le Mariage de Henri IV avec Marie de Médias (notre n° 735).

Ces derniers sont groupés de la même manière dans le dessin et dans le tableau. Le groupement des lions dans le tableau Daniel dans la fosse aux Lions diffère de celui du dessin.

Celui-ci date de 16 18 environ.

Il a passé dans la vente Antoine Rutgers (Amsterdam, 1778), où il fut vendu 12 florins.

Photographie : A. Braun.

Voir planche 406.

1427- Un Lion couché.

Vienne. Collection Albertine, 498.

A la sanguine. H. 26, L. 35.5.

Lion couché, dont le corps est vu de côté, la tête de trois quarts ; la queue est repliée par terre le long des pattes. Le dessin porte l'inscription en caractères d'impression: Opus manu pro: Pétri Panli Riibenii.

Le dessin reproduit exactement le lion couché dans le bas de la feuille décrite dans le numéro précédent ; il est très soigné et a beaucoup de caractère.

Photographie : Cari Haack.

1428. Une Étude de Lionne.

Londres. National Gallery.

A la pierre noire, lavé de blanc, sur un fond teinté de jaune. H. Sg, L. 23.5.

Lionne vue de derrière, la patte gauche antérieure levée. Elle reproduit la lionne qui se trouve dans le haut du dessin décrit sous notre n° 1426 et provient des collections sir Thomas Lawrence et M. Troward.

Photographie : Morelli .

142g. Une Bergère présentant un œuf.

Vienne. Collection Albertine, 480.

A la craie noire rehaussé de blanc. H. 87.5, L. 26.7.

Une bergère accroupie, le buste légèrement penché, la main et le bras droit appuyés sur le genou, la main gauche étendue tenant un œuf. Le vêtement simple consiste en une robe, dont le jupon plissé se rattache au corsage. Les cheveux sont ramenés en arrière et roulés en une natte tressée. Le profil du visage est à moitié perdu.

Le dessin, d'une exécution large et aisée, est évidemment fait d'après nature.

C'est une étude pour l'une des bergères de l'Adoration des Bergers (notre n° i5o). Seulement, dans le tableau, la main qui tient l'œuf est tournée la

paume en bas et, au bras qui repose sur le genou, un panier est suspendu. Comme le tableau, le dessin date de 1620 environ. P holographie : A . B r au n .

1430. Une Bergère offrant un agneau.

Vienne. Collection Albertine. Pièce exposée, 479. A la craie noire et blanche. H. Sy.S, L. 26.7.

La même jeune femme que la précédente, dans la même toilette et dans la même pose; seulement, le profil est plus perdu et le buste est penché davantage. Dans ses mains levées, elle tient un agneau vaguement esquissé par le maitre.

C'est une étude pour une Adoration des Bergers qui n'a pas été utilisée. Elle a été faite au même moment et d'après le même modèle que la précédente, et a le même caractère.

Photographie: A. Braun.

Voir planche 407.

143 1. Une Bergère agenouillée.

Vienne. Collection Albertine, 478.

A la craie noire et blanche. H. 42.2, L. 34.5.

Une bergère, vue de profil, est agenouillée, les mains croisées sur la poitrine. L'arrangement des cheveux est le même que pour les figures précédentes, mais le modèle est différent. La tète est plus ronde, l'oreille moins allongée. La toilette aussi diffère : ici le corsage se termine par une basque qui tombe sur le jupon; celui-ci est retroussé sur le devant.

L'étude a été utilisée dans l'Adoration des Bergers, appartenant actuellement au inusée de Marseille (notre n" 168). Seulement, dans le tableau, le peintre a donné au personnage une tête de vieille femme et l'a coiffé d'un tissu couvrant la chevelure et retombant dans la nuque.

Comme le tableau, le dessin date de 1620 environ.

Photographie: Cari Haack.

1432 L'Image de la Vierge Miraculeuse de la Ciiiesa Nuova a Rome.

Paiis. LoLivic, 22010.

A la pierre noire et à la sanguine. H. 45, L. 34.

Copie faite par Rubans du tableau miraculeux de la Madone, encastré dans sa peinture qui se trouve au maître autel de la Chiesa Nuova, à Rome (notre n° 2o3). La Vierge, vue de face, tient devant elle son fils, également vu de face et levant une main. Autour du cadre, Rubens a dessiné huit angelets volants, quatre à droite, quatre à gauche; autour de ceux-ci, on voit un plus grand nombre de têtes d'anges. Cet entourage doit être une étude pour le tableau; cependant, dans ce dernier, la plus grande partie des anges ont des poses différentes. Le cadre de l'image de la Madone, ovale dans le tableau, a ici la forme d'un cartouche rectangulaire, aux coins coupés en bas, de forme contournée en haut.

Photographie: A. Braun.

La collection Albertine de Vienne (n'^ 411) possède une ébauche du tableau du Chiesa Nuova, à la plume, lavé de bistre (H. 28, L. i5,4), provenant de la vente Mariette (Paris, 1770, n° 1002) et attribué erronément à Rubens.

Photographie: Cari Haack.

1433. La Tète de la Vierge.

Vienne. Collection Albertine, 457.

A la craie noire et à la sanguine. H. 19.3, L. 17.6.

La tête est tournée de trois quarts et légèrement inclinée, les yeux sont baissés, l'expression est d'une grande douceur. Les cheveux légèrement crepelés et partagés au milieu du front sont arrangés avec un certain abandon gracieux. Le travail est très soigné, surtout dans les chairs.

Dans le coin inférieur à droite se trouve une signature P. P. Riibbeus, tracée à l'encre, qui est fausse, mais de date ancienne et que l'on retrouve uniqueiTient sur les dessins originaux appartenant à l'Albertine. Nous présumons que ces dessins proviennent de la mortuaire de Rubens et sont restés réunis jusqu'au moment où le duc Albert de Saxe-Teschen en devint propriétaire.

Le dessin est une étude pour la tête de la Vierge dans le tableau St. Ildcfonse reçoit la chasuble de la main de la Vierge (notre n° 455). Le tableau la reproduit identiquement, à l'exception du voile qui, dans le dessin, se voit sur le haut de la tête et qui, dans le tableau, retombe dans le cou.

Photographie: Cari Haack.

Voir planche 408.

1434. L'enfant Jésus et St. Jean qui s'embrassent.

Weimar. Musée.

Au lavis et à l'encre de Chine.

Deux enfants assis, vus de trois quarts, s'embrassent; les têtes se touchent; les bras de l'enfant à droite sont posés sur les épaules de l'autre ; ce dernier pose la main sur le bras de son compagnon. Les deux enfants sont nus, une mince draperie seule flotte sur leur corps. C'est une étude pour un enfant Jésus jouant avec le petit St. Jean ; étude qui n'a pas été utilisée.

Le dessin est fort détérioré et a subi de grandes restaurations. Il présente bien le caractère rubénien et mérite d'être considéré comme authentique.

Photographie: A. Braun.

1435. L'Érection de la Croix.

Paris. Louvre, 20188. Dessins exposés, 549.

A la pierre noire et à la sanguine, vigoureusement lavé d'encre de Chine et d'aquarelle et rehaussé de blanc sur papier gris. H. 38.7, L. 42.8.

Première pensée du triptyque peint pour l'église Ste. Walburge, à Anvers (nos n°5 275-285). Cette ébauche réunit le panneau principal et les deux volets du triptyque dans une même composition. Un second projet, que nous avons décrit sous les n°^ 275-277*^'°' a conservé la réunion des trois parties en un seul groupement. Ce second projet, peint par Rubens et gravé par Witdoeck, s'éloigne assez notablement de l'œuvre définitive ; nous avons fait ressortir les points de divergence.

La composition que nous fait connaître le dessin du Louvre diffère plus considérablement encore de l'esquisse peinte. Elle montre la croix soulevée, non

du côté gauche de la composition, mais du côté droit, de sorte que le pied se rapproche du groupe de la Vierge et de St. Jean et non de celui de l'officier et des soldats romains. Les deux bourreaux qui soulèvent la Croix par sa partie la plus élevée, c'est-à-dire l'homme en cuirasse et celui qui se trouve derrière lui, manquent dans le dessin. La pose du personnage qui tire à la corde et celle du vieux bourreau qui entoure de ses bras la partie inférieure de la croix diffèrent sensiblement. Le chien se trouve du côté des soldats romains, mais derrière le cheval de l'officier; St. Jean touche de la main l'épaule de Marie. Ces deux derniers personnages se trouvent placés contre le bord gauche du dessin. A droite, le bord coupe le corps de l'officier. Il est possible qu'une partie de la pièce ait été enlevée sur les deux côtés.

Ce dessin, extrêmement intéressant, est d'un travail vigoureux, peu terminé dans les détails, n'accentuant que les groupes principaux.

Il date de 1610. Il a fait partie de la collection de l'évêque de Gand Antoine Triest et de celle de Crozat. Dans cette dernière, il fut vendu (Paris, 174.1, n° 816), avec un autre dessin, au prix de 207 livres. Il fut acheté dans la vente Lempereur (Paris, 1773, n° 2o3), au prix de 404 livres.

Photographie: A. Braun.

Voir planche 40g.

1435. Le Christ de l'Érection de la Croix.

Paris. Collection Henri Lacroix.

A la craie noire, retouché de blanc, lavé à l'encre de Chine. H. 43, L. 36.

Le Christ, tel qu'il figure dans YElévation de la Croix, est représenté jusqu'à la ceinture. La main gauche est dessinée à part. Ce superbe dessin est évidemment une étude pour le tableau dont il reproduit le personnage principal. Il date donc de 1610.

Il provient des collections sir Thomas Lawrence et Verstegh.

1437. L'Assomption de la Vierge.

Vienne. Collection Albertine, 394.

A la plume, rehaussé de bistre. H. 2g, L. 23.

La Vierge monte dans les airs, les bras étendus, la tête rejetée dans le cou. Elle contemple extatiquement les splendeurs du ciel ; un ange tient une

couronne au-dessus de sa tête ; au-dessous d'elle vole en rangs serrés un épais groupe d'anges, entouré de nuages.

La Vierge ressemble à celle de l'Assomption gravée par Schelte à Bolswert (Tableau du musée de Bruxelles, notre no 355), sans que l'on puisse dire que le dessin constitue une étude pour ce tableau.

Photographie : A. Braun.

1438. Un Ange terrassant le Dragon infernal.

Nous connaissons par une gravure facrsimile un dessin de Rubens, représentant un ange perçant d'une lance un des cous d'un dragon à sept têtes ; au-dessous de ce monstre, qui se tord furieusement, deux autres damnés sont précipités. Le dragon est dessiné en noir relevé de blanc. Le groupe est une étude pour la Religion triomphe de l'Idolâtrie et du Vice {['Immaculée Conception) de la Pinacothèque de Munich (notre n" 384). C'est probablement la reproduction d'un dessin de la collection du roi Guillaume II (n° 304 du catalogue de i85o), adjugé à Roos, pour la somme de 35 florins.

Gravure non citée: Léon Noël. Inscriptions: ^ Fac-similé d'un dessin original de Rubens. Publication de la France Littéraire, salon de 1840. -

143g. Une Étude d'Angelets.

Vienne. Collection Albertine, 412.

A la plume. H. 33.7, L. 21.6.

Croquis de vingt-neuf angelets, isolés ou disposés par groupes, remplissant une grande feuille de papier. Ils rappellent les petits bambins ailés qui, dans les compositions religieuses de Rubens, peuplent les cieux.

Certaines parties ont servi dans des tableaux du maitre. x\insi un groupe et deux anges que l'on voit à gauche, en haut, se retrouve dans l'Adoration des Bergers de la Pinacothèque de Munich (notre n° 14g).- Un groupe de quatre anges, qui occupe le milieu, figure dans le Couronnement de la Vierge du musée de Bruxelles (notre n° 352).

Photographie : A. Braun.

Voir planche 410.

I440- Un Ange tenant un Écusson.

Vienne. Collection Albertine, 495.

A la sanguine. H. 32.5, L. 16.

Un grand ange debout, tenant d'une main un écusson appuyé sur le sol, relevant de l'autre son vêtement.

Le dessin porte la signature P. P. Rubbens qui se rencontre sur plusieurs dessins authentiques.

Photographie: Cari Haack.

1441. La Prédication.

A l'aquarelle sur papier blanc.

Dans la vente Thibaudeau (Paris, iSSy), on adjugea, au prix de goo francs, un dessin que le catalogue décrit de la manière suivante : " La Prédication: une assemblée d'une cinquantaine de personnes, divisée en deux parties, les hommes d'un côté, les femmes de l'autre, écoutent la parole d'un ministre que l'on voit dans une chair placée sur la droite de la composition.

^ Dessin capital ; la variété des poses de chaque personnage, l'expression originale de leurs ph3'sionomies et la correction de tous les détails y sont admirables. On dirait que tout a été fait d'après nature.

y Le dessin provient de la collection du comte Nils Bark ^

1442. L'Aumône.

A l'encre. H. 32, L. 25.5.

Le catalogue de la vente Schneider (Paris, 1876, n° 87 des dessins) mentionne, sous le nom de Les Œuvres de Miséricorde, un dessin, représentant une distribution d'aumônes, qu'il décrit de la manière suivante : - Deux hommes, d'un âge mûr et d'un noble visage, distribuent, sous les yeux de J. C. qui plane au-dessus d'eux, du pain à des malheureux, à des infirmes, à des femmes et à des enfants en bas âge. Sur le premier plan, un boiteux, se soutenant de sa main gauche sur sa béquille, tend la main droite pour

avoir sa part; à côté de lui, deux mères attendent, portant des enfants dans leurs bras. Derrière le groupe, un aveugle, appuyé de la main droite sur son bâton, s'avance vivement en se guidant de sa main gauche étendue. Le boiteux du premier plan est une véritable étude du maître; l'ensemble est empreint d'un caractère plein de grandeur et d'originalité qui fait de ce fragment rapidement dessiné une composition achevée. ^

Ajoutons à cette description que l'aveugle figurant dans la composition correspond à l'aveugle Elymas de Raphaël et a encore été utilisé par Rubans dans une pose un peu différente pour les Miracles de St. François Xavier (notre n" 432). A en juger d'après la reproduction publiée par la Gazette des Beaux Arts (1876. I, 52i), le dessin est bien authentique.

1443. Ste. Catherine.

Vienne. Collection Albertine, 477.

A la craie noire et blanche. H. 'ij.b, L. 23.5.

La sainte est représentée les deux mains liées par les poignets et abaissées sur le devant du corps; le buste est penché. Elle tourne la tête en levant les yeux au ciel ; les cheveux retombent en avant. Les draperies sont légèrement esquissées. Le dessin ne comprend que le buste et les bras de la Ste. Catherine, la partie inférieure du corps manque et est remplacée par une pièce ajoutée où des plis de la robe sont tracés d'une manière informe. Dans le haut, on lit l'inscription : St. Catarina, tracée à la pierre noire par la main du contemporain de Rubens qui a mis des titres sur plusieurs des dessins appartenant à la collection Albertine.

Le travail constitue une étude pour le personnage principal du Martyre de Ste. Catherine (notre n° 3gg).

Photographie: A. Braun.

1444. St. Christophe portant l'enfant Jésus.

Londres. British Muséum.

A la plume.

Sur une même feuille, on voit deux fois la tête de St. Christophe et l'enfant Jésus assis sur l'épaule du saint. Dans le dessin qui se trouve placé

en haut de la feuille, le bras du géant est appuyé sur sa hanche; dans le dessin placé en bas, on ne le voit pas. La position de l'enfant Jésus est différente dans les deux croquis. Dans le premier, l'enfant pose les mains sur la tête du Saint comme en se jouant ; dans le second, ses doigts se crispent et il regarde vers la terre comme si la traversée de l'eau lui faisait peur.

Les deux croquis sont des études pour l'enfant Jésus porté par St. Christophe, qui figure sur l'extérieur des volets de la Descente de Croix à la cathédrale d'Anvers (notre n° 3io). Ils sont rapidement tracés, d'une main bien sûre. Tous deux diffèrent de la pose que le peintre a définitivement adoptée. Dans le tableau, l'enfant regarde derrière lui, en soulevant d'une main la draperie, qui en partie le recouvre, et se retenant de l'autre main à la forte chevelure du Saint.

Photographie: Praetorius.

Reproduit dans VArt (1877. II, 271).

1445. St. Etienne.

Paris. Louvre, 20192. Dessins exposés, 55 1.

Lavé et retouché à l'huile sur papier gris. H. 42.2, L. 19,2.

St. Etienne, vêtu de ses habits de diacre, est debout, les yeux levés au ciel, avec une expression de souffrance, tenant d'une main un livre, de l'autre, dans un pan de son vêtement, les pierres qui ont servi à le lapider. C'est un beau dessin, largement traité, vigoureusement éclairé, s'écartant sensiblement du procédé ordinaire du maitre, mais méritant bien de lui être attribué.

Photographie : A. Braun.

1446. St. François d'Assise agenouillé tenant l'enfant Jésus

DANS les mains.

A la craie noire et à la sanguine.

Un dessin, gravé en fac-similé, représente St. François d'Assise, tel qu'il figure dans le tableau de l'église St. Antoine d'/\nvers (notre n° 420). Il a mis un genou en terre et élève les deux bras pour accepter l'enfant

que lui tend la Vierge. A côté de lui ses sandales. Les différences entre le dessin et le tableau sont minimes.

Dans la vente Ploos van Amstel (Amsterdam, 1800. Catalogne, Tome 1, page 46, n° 42) figurait: '• Un Moine agenouillé, l'enfant dans les bras, largement lavé d'encre de Chine et à la craie noire par P. P. Rubens. y Le sujet parait être le même, mais le procédé d'exécution diffère de celui du dessin que nous connaissons par le fac-similé gravé.

Dans la collection de sir Thomas Lawrence se trouvait un dessin à la plume et au bistre représentant le même sujet (n° 87 du catalogue).

Gravure non citée: C. josi.

1447. Deux tètes de Moines.

Londres. British Muséum.

A la pierre noire, rehausse' de sanguine.

Deux têtes de moines, l'une vue de trois quarts et un peu rejetée en arrière, l'autre penchée en avant et touchant du front la tempe de la première.

Elles paraissent être des études pour deux des moines de la Dernière Communion de St. François d'Assise (notre n° 429).

Photographie : Praetorius.

Reproduit dans l'Art, 1877. H» 270.

1448. Deux Tètes de Moines.

Londres. British Muséum.

A la pierre noire, rehaussé de sanguine.

L'une, vue de profil, est inclinée;, l'autre, portant la barbe entière, est vue de trois quarts et se tient droite; sur la poitrine, on voit les mains jointes.

Probablement des études pour le même tableau, quoique dans la peinture on ne retrouve pas de têtes exactement correspondantes.

Photographie: Praetorius

Reproduit dans l'Art (1877. II, 266).

1449- Une Étude pour la tète de St. François d'Assise.

Vienne. Collection Albertine, 459-''.

A la craie noiie, lave de blanc et de noir, sur papier verdàtre. H. 20, L. 21.

Une tête vue presque de profil, se relevant sur un cou incliné, Vixïû s'enfonçant sous l'orbite et dirigé en haut pour regarder avec une grande fixité, la bouche entr'ouverte, la barbe pleine, les cheveux ramenés en avant. La tête a entièrement l'expression et la pose de celle de St. François dans la Dernière Communion de St. François d'Assise du. musée d'Anvers (notre n" 42g), et est très probablement une étude pour cette figure.

Photographie : Cari Haack.

1450. St. Grégoire.

Le catalogue de la vente Mariette (Paris, 1775, n° io23) mentionne le dessin suivant : - La figure d'un Pape en pied, accompagné de deux saints et d'un ange, qui porte sa tiare; la principale figure est pleine d'expression, et parait pénétrée de l'objet qui l'anime, en fixant le Saint-Esprit qui se voit au-dessus de sa tête : ce petit Dessin est au bistre, et d'un bel effet.

T Sur la même feuille se trouve un précieux Dessin, fait au lavis et à la plume par Abr. Diepenbeeck, représentant la Madeleine expirante, et soutenue par deux anges qui s'empressent à lui porter secours ; une gloire d'anges formant concert, se voit dans le Ciel.

55 Une femme assise et parlant à son chien qui est près d'elle, fait tout-à-fait dans la manière d'Albert Durer. ^

Ces trois dessins furent vendus 72 livres i sou.

Le St. Grégoire appartient actuellement au duc d'Aumale et a été reproduit par J. Guiffrey dans son livre: A. Van Dyck, où il est attribué à cet élève de Rubens et porte le nom de St. Augustin. C'est une étude pour le tableau de la Chiesa Nuova à Rome (notre n" 442).

Le second dessin est une étude pour le tableau 5/^. Madeleine en extase soutenue par deux anges (notre n<^ 474)- H est erronément attribué à Van Diepenbeeck par Mariette.

145 1. Les Têtes de St. Jean l'évangéliste et de St. Simon l'apôtre.

Paris. Louvre, 20349.

A la plume, lavé d'encre de Chine. H. 9.4. L. i5.i.

A gauche, St. Jean l'évangéliste, représenté de trois quarts, jusqu'à la moitié de la poitrine, les traits en raccourci, les yeux levés au ciel, les longs cheveux bouclés retombant sur les épaules. A droite, la tête de St. Simon l'apôtre, crâne chauve, longs cheveux bouclés sur les tempes, forte barbe en éventail tombant sur la poitrine, tête baissée, nez aquilin.

La première de ces têtes est une étude pour le St. Jean l'évangéliste du volet droit du tryptique le Clirist à la Paille (notre n^ 327) ; le second est une étude pour le St. Simon du Christ et les Apôtres (nos r\°^ 56 à 67).

Le dessin est traité avec soin, à traits de plume secs; il appartient évidemment à la première période du maître, vers 161 5.

Photographie: A. Braun.

1452. St. Jérôme.

Weimar. Muse'e.

A la craie noire et blanche et au bistre.

Buste de grandeur naturelle d'un vieillard qui retourne la tête et regarde par-dessus l'épaule gauche. Autour du crâne nu, une couronne de cheveux rejetés en arrière ; une barbe pleine et longue, le dos nu.

C'est une étude pour le St. Jérôme figurant dans la Madone avec des Saints, le tableau qui orne la chapelle mortuaire de Rubens à l'église St. Jacques, à Anvers (notre n'^ 207).

Le dessin porte l'inscription -.P.P. Rubenius. Vidit r. f. Stephamis Manzi Or dinar iiis Prœdicatonmi.

Photographie : A. Braun.

1453. La Madeleine en extase soutenue par deux Anges.

Étude pour le tableau de ce nom (notre n° 474) mentionnée dans le catalogue de la vente Mariette n» io23 (Voir notre 11° 1450).

1454. St. Michel terrassant le Dragon.

Weimar. Collection Goethe.

A la sanguine. H. 27, L. 43.

St. Michel pose le pied sur la main d'un homine, qui a une chevelure de serpents. A gauche, on voit une femme nue; à droite, un dragon qui lève la gueule ouverte et dont le corps se termine en lion. Dans le haut, une belle femme ailée.

Le travail, qui est bien de Rubens, parait être une étude pour le tableau la Religion triomphe de l'Idolâtrie ou du Vice (l'Iutinaculée Conception) de la Pinacothèque de Munich (notre n^ 384). Quoique ne concordant pas avec cette composition, il en rappelle les principaux personnages.

1455. St. Pierre tenant sa Croix.

Vienne. Collection Albertine, 407.

A la craie noire. H. 52.2, L. 26.

St. Pierre, drapé dans un lourd manteau, qui laisse les épaules et le bas des jambes nus, tient entre les bras une croix renversée, contre le tronc de laquelle il appuie la tète. Son attitude et son expression traduisent le repentir. Dans ses mains croisées, il tient une courroie à laquelle pendent les clefs. Par terre, sous les bras de l'arbre, à côté de lui, se tient le coq qui chante. La tête du Saint rappelle celle de l'Hercule antique. Ce grand et beau dessin date probablement de l'époque italienne du tnaitre.

Photographie: Cari Haack.

Voir planche 411.

1455. Le Martyre de deux Saints.

Rotterdam. Muse'e Boymans, 700.

Croquis à la plume.

Un homine étendu par terre est maltraité par différents personnages ; une femme renversée par un homme qui la tire par les cheveux est lapidée par

d'autres bourreaux. Un de ceux-ci lui met le pied sur la poitrine et, des deux bras levés, il tient une pierre dont il va écraser la tête de la martyre. Photographie: Hoogwinkel.

1457. Étude d'un Lion ayant un chien entre les pattes.

Paris. Louvre, 202o3 ; dessins exposés. 56o.

A la pierre d'Italie, sur papier gris. H. 25. i, L. Bg.i.

Un Lion couché à terre, tourné à gauche et ayant un chien dans ses pattes; la partie antérieure du corps du lion est seule représentée. Au-dessous, une colonne torse. Les deux parties de ce dessin sont des études pour l'encadrement d'un des sujets de l'Histoire d'Achille (nos no^ 557 ^ 564), études qui n'ont pas été utilisées.

1458. La Bataille des Amazones.

Londres. Collection Malcolm, 586.

A la plume, lavé de bistre. H. 25, L. 43.

Le catalogue de la collection Malcolm mentionne, sous le nom de Bataille des Amazones, le dessin d'une partie d'une composition, consistant en un grand nombre de personnages et de chevaux dans le plus violent tumulte du combat, datant probablement de la première période du maitre.

Le dessin a passé par les collections Richardson et Bouverie.

145g. Bacchus enfant..

Vienne. Collection Albertine, 423.

A la pierre noire et à la sanguine. H. 3i, L. 19.7.

Le petit Bacchus est debout, levant la tète et ouvrant la bouche pour y faire couler le jus d'une grappe de raisins qu'il presse de la main. Dans le bras gauche, il tient une provision de raisins. Dans le fond, on aperçoit un arbre.

Beau dessin, aux chairs soigneusement modelées. Provient de la vente du prince de Ligne (Vienne, 1794. Catalogue p. 253, n" 7). Photographie: A. Braun.

Voir planche 412.

1460. Centaures et femmes.

Paris. Louvre, 202i7bis.

A la sanguine. H. 36.5, L. 47.7.

Croquis d'un centaure blessé, dans deux attitudes différentes, levant chaque fois de la main droite sa draperie au-dessus de la tête; des croquis de plusieurs femmes nues à droite et à gauche. Dans le haut du dessin, le mot buono écrit de la main de Rubens.

Ce dessin se trouve sur le revers d'une feuille qui de l'autre côté montre un dessin : Diane surprise au Bain.

Photographie: A. Braun.

1461. Diane surprise au Bain.

Paris. Louvre, 20217.

A la sanguine et au crayon noir. H. 36.5, L. 47.7.

Composition de huit figures de femmes nues, probablement une Diane et ses Nymphes surprises par Actéon. L'une des femmes monte le degré qui conduit à une estrade, une autre la suit, portant ses vêtements sur l'épaule ; une troisième s'est jetée à genoux en ouvrant les bras, figure qui est répétée avec modifications dans le haut du dessin ; deux autres se retournent vers les premières; une dernière, à droite, lève les bras au ciel. Celle qui monte le degré conduisant à l'estrade reproduit exactement la Susanne du tableau Susanne et les Vieillards, gravé par Pontius (notre n° i33); celle qui lève les bras au ciel rappelle une des mères du Massacre des Innocents (notre 11° 181).

Toutes ces figures rapidement ébauchées ont bien le caractère rubénien, quoiqu'aucune des compositions connues du maître ne reproduise la scène qui est représentée ici.

Comme sur le dessin précédent, on lit le mot htono de la main de Rubens. Il est relié par un trait à la femme, qui lève les bras au ciel. Photographie: A. Braun.

1462. Enée et Didon.

Vienne Collection Albertine.

A la pierre noire et à la sanguine, rehausse' de blanc.

Énée et Didon sont à la chasse. La Reine, descendant de cheval, est aidée par Énée qui la reçoit dans ses bras. Un amour monte le cheval du héros troyen et regarde la scène, un autre voltige entre les deux amants. A gauche, on voit un troisième amour courant à côté de deux lévriers et deux chasseurs à cheval, dont l'un lance un javelot. C'est un dessin, abondamment travaillé, représentant des figures bien groupées ; qui ne se retrouvent dans aucune des compositions connues du maitre.

Il a fait partie de la collection du prince de Ligne et se trouve décrit dans le catalogue de cette collection (Vienne, 1794, page 252, n° 2).

La photographie de Braun le mentionne comme faisant partie de l'Albertine. Nous ne l'avons pas rencontré dans cette collection.

Photographie: A. Braun.

1463. Énée sauvant Anchise.

Vienne. Collection Albertine, 416.

A la plume. H. 2g. L. 23.6.

Énée, marchant les jambes très écartées, porte son vieux père, qui jette les bras autour du cou de son fils. Celui-ci est coiffé d'un casque, Anchise est nu-tête. A côté du groupe, court le petit Ascagne, qui tient son père par le vêtement.

Dessin délicatement tracé, représentant un groupe admirable qu'on ne retrouve pas dans l'œuvre peint du maitre.

Photographie: Cari Haack.

1464- Une Tète de Faune.

Paris. Louvre, 20202.

A la pierre noire et à la sanguine. H. 26, L. i().3.

Étude très achevée pour la tète du faune, vu de face et tenant la grappe de raisins, dans le tableau Faune riant et Satyre buvant de la Pinacothèque de Munich (notre no 609). La tète, admirablement dessinée, est pétillante de vie et de gaieté.

Le dessin provient de la collection Crozat.

Photographie: A. Braun

Voir planche 413.

1455. Méléagre et Atalante.

Berlin. Musée, 8241 .

A la plume. H. 31.7, L. 21.5.

Méléagre debout, portant pour tout vêtement une légère draperie jetée sur les épaules, tend, de la main gauche, la hure du sanglier à Atalante et tient son épée de la main droite; derrière lui, deux hommes également nus. A gauche, Atalante, nue, tient des deux mains la hure qu'elle vient d'accepter; derrière elle, deux femmes. Les figures sont dessinées en pied ; le travail consiste en un simple croquis tracé sur le revers de la feuille sur laquelle, de l'autre côté, sont dessinés La Réconciliation d'Ésail et Jacob (notre n° 142 1) et Mucius Scévola (notre n° 1473).

1466. Pégase.

Vienne. Collection Albertine, 422.

A la plume, au bistre et à la sanguine, H. 27.6, 21.2

Le cheval ailé est vu en raccourci, la tète tournée vers la droite, les deux jambes gauches levées, les ailes étendues, il seiTible impatient d'être retenu à terre.

C'est une étude pour le Pégase qui figure dans le tableau Perse'e et

Andromède du musée de St. Pétersbourg (notre n» 665). Dessin et peinture correspondent parfaitement, avec cette légère différence que, dans le dessin, les ailes sont simplement ébauchées, tandis que, dans le tableau, elles sont soigneusement détaillées.

Photographie: A. Braun.

1467. Décius raconte son rêve a ses officiers.

Vienne. Collection Albertine, 418.

Dessin colorié. H. 36.6, L. 40.4.

Décius est debout sur un piédestal, contre lequel sont appuyés deux boucliers. La main droite s'appuie sur une canne, la gauche est levée Devant lui sont cinq centurions, portant trois enseignes et un étendard; des deux les plus rapprochés, on ne voit pas les pieds; le premier à la tête nue, le second est coiffé d'un muffle de lion, le troisième d'un casque. Au-dessus de Décius plane un aigle. C'est une étude pour le tableau du même nom de la galerie Liechtenstein (notre n^ 707), avec lequel elle concorde exactement, hormis l'aigle qui manque dans le tableau. En comparant le tableau au dessin, on voit que ce dernier est coupé sur trois côtés.

Reproduit dans W. Bode: die Fiirstliche Liechtensteinsclie Galerie. P. 3.

1468. Rome triomphante.

Londres. Collection Malcolm, 592.

A la sanguine, lavé de bistre et rehaussé de blanc. H. 38,, L. 43.

Le génie de Rome est assis Sur des trophées d'armes; à ses pieds sont des captifs enchaînés. A gauche, dans le fond, on voit le groupe de la louve allaitant Romulus et Remus.

Etude pour le tableau La Ville de Rome couronnée par la Victoire et recouvrant l'autorité après la Victoire de Constantin (notre n° 724).

Le dessin provient de la collection de sir Thomas Lawrence (n° 10 du catalogue).

1469. Le Mariage de Henri IV avec Marie de Médicis.

A l'encre, lavé à la sépia et rehaussé d'aquarelle. H. 34.5, L. 26.

Le catalogue de la vente Schneider (Paris, 1876, n" 86) mentionne un dessin de Rubens le Mariage de Henri IV, étude pour le tableau du même nom de l'Histoire de Marie de Médicis (notre n° 736). La ville de Lyon va au devant de la reine; Henri IV, sous la figure de Jupiter, au milieu des nuages, donne la main à Marie de Médicis, sous la figure de Junon.

1470. Le Couronnement de Marie de Médicis. Dessin à la plume, lavé et colorié. H. 3o, L. 48.

Le catalogue de la collection sir Thomas Lawrence décrit ce dessin en ces termes:

^ La Reine accompagnée du Dauphin et des Princesses reçoit la couronne du cardinal de Joyeuse, assisté d'autres prélats. Derrière elle, le duc de Ventadour portant le sceptre et son frère, le chevalier de Vendôme, tenant la main de Justice. La reine Marguerite de Valois et les autres Princesses sont magnifiquement vêtues et portent des couronnes. Le Roi assiste à la cérémonie dans une tribune et de nombreuses personnes de distinction sont présentes.

•^ Ce magnifique dessin fut offert par Rubens au baron de Vicq et resta dans sa famille jusqu'à ce qu'il devint la propriété du marquis Legoy. Il fut vendu dans la collection sir Thomas Lawrence (Londres, i85o), à Colnaghi pour la somme de 65 guinées.

C'est une étude pour le tableau du même nom, faisant partie de VHistoire de Marie de Médicis (notre n'^ 739).

1471. La Majorité de Louis XIII.

Paris. Louvre, 20199 (^"^ revers).

A la plume. H. 22.7, L. 3i.5.

Croquis d'un premier projet pour le tableau la Majorité de Louis XIII (notre n° 746), faisant partie de VHistoire de Marie de Médicis. Les différences

entre le dessin et le tableau sont très importantes. Dans le dessin, la France se tient à droite et non à gauche du roi et de la reine ; il n'y a que deux rameuses ; la position et la forme de toutes les figures sont changées.

Le dessin porte, écrits de la main de Rubens, les mots Regnum Galliœ, au-dessus de la figure allégorique de la France ; Fama, au-dessus de la figure volant dans l'air; Constanza et Forza sont les noms donnés aux rameuses; Pntdenza celui de la figure qui arrange les voiles. Dans le coin, à droite, le mot' Honos, sans personnage correspondant.

Le dessin se trouve au revers de celui qui représente la Vestale Tiiccia (notre n° 1474).

Le catalogue de la vente Crozat (Paris, 1741, n» SSy) mentionne plusieurs dessins de tête faits d'après nature pour la Galerie du Palais du Luxembourg. Photographie: A. Braun.

1472. Henri IV saisissant l'occasion opportune pour conclure la paix.

Weimar. Musée, 7.

Aquarelle en couleurs.

Le sujet est le même que celui que représente l'esquisse de la galerie Liechtenstein (notre n° 761), dans sa partie supérieure, et que reproduit un des tableaux de la galerie de Sans-Souci.

La composition devait figurer dans VHistoire de Henri IV que Rubens commença par ordre de Marie de Médicis, mais qu'il n'exécuta point.

Photographie : Schwier.

Voir planche 414.

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