MUCIUS SCÉVOLA
Berlin. Musée. 3241.
A la plume. H. Si.y, L. 21.5.
A gauche, on voit le roi sur son trône, étendant la main vers Mucius Scévola; au milieu de la composition, derrière un autel, le héros romain tourné vers Porsenna. Un homme coiffé d'un casque entre les deux; un second, à droite de Scévola.
C'est une étude pour le tableau du mcme nom (notre n" 808). Le dessin n'est qu'un croquis et se trouve sur la même feuille que la Réconciliation d'Èsau ci de Jacob (notre n° 142 1).
Les dessins portent une fausse signature, mais sont de la main du maître.
Le catalogue de la vente Hazard (Bruxelles, 178g, n° 372) mentionne un dessin où le même sujet est représenté deux fois. Il fut vendu 5 florins 10 sous.
1474. La Vestale Tuccia.
Paris. Louvre, 20199.
Croquis à la plume. H. 22.7, L. 3i.5.
Au milieu de la composition, la Vestale Tuccia porte de l'eau dans un crible. A gauche, quatre prêtres et, à droite, trois femmes expriment l'étonnement que leur cause cet acte. Au premier plan, à droite, un dieu fluvial, appuyé d'un bras sur son urne et soutenant de l'autre le crible. Entre Tuccia et les prêtres, un autel antique.
Le dessin est exécuté sur un papier qui, au revers, montre un croquis de la Majorité de Louis XIII (Voir notre n'' 1471)-
Photographie: A. Braun.
1475. Minerve et Hercule repoussant Mars.
Paris. Louvre, 20i83. Dessins exposés, 552.
Ebauche à la couleur à l'huile sur papier gris. H. 36.8, L. 53.7.
A droite, Mars, coiffé d'un casque, traîne, d'une main, par les cheveux, une mère à laquelle s'accroche son enfant; de l'autre main, il brandit l'épée. Des cadavres gisent à ses pieds. Au milieu, Minerve, le bouclier au bras, la lance à la main, le casque sur la tête, repousse le Dieu de la guerre; à gauche. Hercule lève sa massue et la dirige vers Mars. Les deux figures principales ont beaucoup d'analogie, dans leur pose, avec celles qui figurent dans le tableau Minerve protégeant la Paix contre la Guerre de la Pinacothèque
de Munich (notre n'' 826). Le reste des deux compositions diffère notablement.
1476. L'Amour et le Vin.
A la pierre d'Italie. H. 34, L. 21.
Un soldat, le bras droit passé autour du cou d'une femme, cherche à obtenir d'elle un flacon qu'elle tient des deux mains. Bacchus excite ses désirs en lui montrant une coupe pleine de liqueur. Etude pour le tableau du même nom, appartenant à la duchesse de Galiera (notre n° 833). Vendu 23oo francs dans la vente Gallichon (Paris, 1875).
1477. Une jeune Femme tenant un éventail.
Paris. Louvre, 20196. Dessins expose's, 556.
Aux trois cra3'ons, avec quelques touches d'encre de Chine sur papier gris. H. 53.5, L. 34.5.
Une jeune femme debout, vue presque de profil, tournée vers la droite, tenant d'une main levée un éventail de plumes, de l'autre retroussant sa robe. Les cheveux sont frisés et ramenés en partie sur le front ; la robe est échancrée sur la poitrine, les manches bouffantes, la fraise se déploie largement sur l'épaule.
C'est une étude pour une des figures de la Société élégante (ou le Jardin d'amour) du musée de Madrid (notre no 835). Sur le dessin, le personnage n'a pas les bijoux que, dans le tableau, elle porte au corsage, au cou et aux oreilles. La figure massive, aux traits réguliers, a été évidemment dessinée d'après nature et représente fort probablement une des sœurs d'Hélène Fourment.
Le dessin provient de la collection J. Barnard. .
Photographie: A. Braun.
Gravure en fac-similé : Alphonse Leroy.
Voir planche 416.
1478. Une jeune Femme agenouillée.
Paris. Louvre, 20104. Dessins expose's, 557.
Aux trois crayons sur papier gris. H. So.y, L. 45.7.
Une jeune femme est agenouillée, la tète vue de trois quarts, appuyée sur la main droite ; la main gauche étendue légèrement en avant, à la hauteur de la ceinture. Comme la précédente, elle porte une ample robe, au jupon plissé, aux manches bouffantes, au corsage largement échancré dans le cou. Les cheveux sont ramenés sur le front et tombent en tresses légères dans le cou.
L'étude, d'un dessin vigoureux et large, est faite évidemment d'après nature et représente fort probablement, comme la précédente, une des sœurs d'Hélène Fourment.
Elle figure avec des modifications sans importance dans le tableau la Société élégante ou le Jardin d'amour du musée de Madrid (notre n° 835). Le coude du bras droit est appuyé dans le tableau sur le genou du cavalier, sur lequel repose également sa main gauche.
Photographie: A. Braun.
147g. Une jeune Femme agenouillée.
Amsterdam. Muse'e Fodor, 184.
Aux trois crayons. H. 40.4, L. 47.
Une jeune femme agenouillée, reposant la tête sur le revers de la main gauche, qui est posée sur la main droite appu3'ée sur un objet non indiqué. Le modèle et la toilette sont les mêmes que dans le dessin précédent, la facture est moins vigoureuse. C'est une première étude du même personnage de la Société élégante.
Ce dessin et les quatre autres études pour la même composition, que possède le musée Fodor, proviennent de la vente du roi Guillaume II (Amsterdam, i85o, n°s 286 à 290). Le n° 286, - Une dame richement habillée, r^ fut retirée; les quatres autres dessins furent adjugés à 210, 200, 70, 120 florins à Fodor. Il est probable que le même amateur acquit postérieurement le n° 286.
Photographie: Offenberg.
1480. Une jeune Femme debout. A la craie noire et à la sanguine. H. 5o, L. 45.
Une jeune femme debout, la main gauche retombant sur le côté, la main droite s'avançant comme pour prendre un objet placé plus bas ; la tête inclinée suit le mouvement du bras. Nous ne connaissons cette étude d'un des personnages de la Société élégante que par le fac-similé gravé qu'en a fait Simon Watts, en 1770. A cette époque, le dessin original se trouvait dans la collection du peintre Thomas Hudson.
La gravure permet d'affirmer que l'original est de la même facture vigoureuse et large que les deux dessins du Louvre.
Le dessin est fait d'après nature et représente probablement une sœur d'Hélène Fourment. La femme représentée est celle qui, dans le tableau, s'incline vers une de ses compagnes, assises au milieu de la composition.
De la collection Hudson, le dessin passa dans celle de sir Thomas Lawrence et fut vendu avec cette dernière.
Gravure: V. S. Portraits 27, Simon Watts.
1481. Une jeune Femme debout.
Francfort. Musée.
Une jeune femme debout, vue de dos, le visage tourné de profil, retenant de la main droite la robe retroussée. Coiffure et toilette comme celles des précédents personnages du tableau, la Société élégante. C'est une étude pour la femine qu'un amour pousse par derrière et que son cavalier entoure de son bras comme s'il s'apprêtait à danser.
Photographie: Anonyme.
1482. Un Couple se tenant embrassé.
Annsterdam. Musée Fodor, i85.
Aux trois crayons. H. 32.5. L. 3o.
Un jeune cavalier, coiffé d'un chapeau aux larges bords et habillé d'un pourpoint tailladé, passe son bras droit autour de la taille d'une jeune femme
qu'il regarde affectueusement. Les deux figures sont vues jusqu'aux genoux; le cavalier est traité avec assez de soin, quoique dessiné à larges traits; la femme n'est indiquée que par une vague silhouette. Le couple représenté est celui qui figure à l'extrême gauche du tableau, la Société élégante, et qui semble s'apprêter à danser. Dans le dessin, le cavalier est imberbe; dans le tableau, il porte moustaches et barbiche.
Provient de la vente Guillaume II (Amsterdam, i85o).
Photographie : Offenberg.
14S3. Un jeune seigneur descendant un escalier.
Amsterdam. Musée Fodor, ]83.
Aux trois crayons, sur papier brun clair. H. 5o, L. 40.5.
Un jeune seigneur, coiffé d'un chapeau rond à larges bords, le manteau ramassé sur l'épaule, la main droite étendue en avant, la main gauche posée sur le pommeau de son épée, dont l'extrémité est cachée sous son manteau , descend d'un escalier. D'épaisses boucles de cheveux encadrent son visage, son nez aquilin est fort proéminent et a les narines ouvertes. Son pourpoint est tailladé, ses culottes bouffantes, ses souliers ornés de rubans. Le modèle est le même que celui du dessin précédent avec cette différence, qu'ici il est drapé dans un manteau ; c'est probablement un des beaux-frères d'Hélène Fourment.
Le personnage correspondant dans le tableau, la Société élégante, est le cavalier que l'on voit à l'extrême droite, descendant la dernière marche d'un escalier et s'apprêtant à passer son bras sous celui de la dame à l'éventail.
Facture identique à celles des études précédentes. Provient de la vente Guillaume II (Amsterdam, i85o).
Photographie: Offenberg.
Voir planche 417.
1484. Un jeune seigneur assis.
Amsterdam. Musée Fodor, 186.
A la pierre noire et à la sanguine. H. 2g, L. 35.
Un jeune seigneur est assis, les jambes croisées, la main droite sur le cœur, se penchant vers la droite. Il est tête nue, drapé dans un manteau.
C'est le modèle qui a servi pour les deux études précédentes. Il est fait d'après nature et correspond, dans le tableau la Société élégante, au cavalier assis, sur le genou duquel une dame appuie le bras et la main.
Provient de la vente Guillaume II (Amsterdam, i85o).
Photographie : Offenberg.
1485. Un jeune seigneur drapé dans son manteau.
Amsterdam. Musée Fodor, 187.
A la craie noire et blanche. H. 41.5, L. 28.8.
Un cavalier, drapé dans son manteau, étendant la main droite, la tête levée comme s'il était en admiration devant un objet ou une personne invisible pour nous. Le manteau est traité avec beaucoup de soin, la tête est rapidement tracée.
C'est évidemment une étude pour le tableau la Société élégante, mais la figure n'y a pas trouvé place.
Provient de la vente Guillaume II (Amsterdam, i85o).
Photographie: Offenberg.
i486. Un groupe de deux Personnes.
Le catalogue de la collection sir Thomas Lawrence, n° 46, mentionne, outre la femme debout que nous avons décrite sous notre n° 1481 " Une étude pour deux figures, un homme et une femme pour le tableau le Jardin d'amour, à la craie rouge et noire, rehaussé de blanc. H. 38, L. 36, ^ provenant de la collection Hudson.
1487. Une figure d'homme.
Le catalogue de la collection de sir Thomas Lawrence (n° 47) mentionne encore: ^ une étude d'une figure d'homme pour le Jardin d'amour, à la craie noire et rouge. H. 55, L. 40, ^ provenant de la collection Hudson.
1488. La Kermesse flamande.
Londres. British Muséum.
A la plume. H. 5o, L. 58.
Une feuille remplie des deux côtés de dessins, représentant des études pour divers groupes de la Kermesse flamande (notre n° 837). Sur l'un des côtés, les dessins se trouvent en largeur et représentent les groupes du côté droit du tableau: les paysans et les paysannes assis sur les bancs, causant et buvant, les deux paysans debout qui échangent une poignée de mains et un groupe qui danse en se tenant par la main. Dans le bas, Rubens a écrit les mots : Hier ghebreken bedelaers daer comen vroiiwen maris ende kinderen (Ici manquent des mendiants, là viennent des femmes, des hommes et des enfants), mots indiquant des groupes qui n'ont trouvé place ni sur le dessin ni sur le tableau.
De l'autre côté, la feuille est tournée en hauteur et les figures représentent seize groupes de danseurs, chacun d'un seul couple. Dans tous ces groupes, les hommes et les femmes lèvent les bras au-dessus de la tête en se tenant par la main et s'embrassent. Plus d'une fois, on trouve plusieurs études pour un seul groupe du tableau.
Des deux côtés de la feuille, les dessins sont des croquis à la plume, ne donnant que les contours et les traits essentiels ; mais ces quelques coups de plume suffisent à Rubens pour indiquer la hardiesse des poses et la violence des mouvements que l'on retrouve dans les danseurs du tableau.
Le dessin a passé par la collection de sir Thomas Lawrence.
Photographie : Praetorius.
148g. Une Étude pour le Fauconnier revenant de la chasse.
Dans la vente Gérard Hoet (La Haye, 1760, n° 455), on adjugea, au prix de 19 florins, à Van Breenen, un dessin de Rubens, légèrement fait à la pierre d'Italie et à la sanguine, désigné comme une étude du tableau la Figue (Un Fauconnier revenant de la chasse, notre n° 846).
1490. L'Amour.
Vienne. Collection Albertine.
Au fusain.
Un amour nu voltigeant, vu de face, l'une main levée, l'autre étendue, le carquois sur le dos.
Dessin soigné et très moelleux.
Le dessin est reproduit dans YAri (1878. II, i5y). Il existe à l'Albertine, mais nous n'avons pas réussi à le découvrir.
1491. Un Guerrier transporté dans une barque.
Le catalogue de la vente du prince de Conti (Paris, 1777, n° 998) mentionne un dessin de Rubens: " Un guerrier endormi, transporté dans une barque par les Nymphes de Neptune, dont on voit les chevaux marins: beau dessin colorié, -r Cette pièce fut adjugée avec une autre, Samson et Dalila par Van Dyck, à i5oo livres.
Dans le catalogue de la vente Lebrun (Paris, 1791), le même dessin est mentionné entre les n'^^ 267 et 268 avec cette note: " Cet article se trouve ici, pour prier les personnes qui en auroient connaissance d'en donner avis à M. Le Brun à qui il a été volé. ^
Voici comment le dernier catalogue décrit le dessin: " P. P. Rubens. Un guerrier blessé, emporté par des nymphes prêtes à s'embarquer sur une chaloupe; à la gauche, on voit Neptune et deux chevaux marins qui le caractérisent. Ce dessin allégorique est peint à l'huile et colorié. Il a été l'un des morceaux capitaux de feu M. le prince de Conti. Largeur 22 pouces; hauteur, 18 pouces. II vient de la vente de M. de St. Maurice, n'^ 418. »
1492. Des Femmes au bain.
Berlin. Musée, 2234.
A la plume teinté de bistre. H. 3o, L. 48.5.
Dans une salle de bain se terminant en hémicycle, d'une riche ordonnance architecturale, où l'on voit une fontaine et un groupe de sculpture, des femmes
entrent ou sortent du bain. Sur le revers de la feuille, on voit des femmes (jui se déshabillent et se préparent à entrer au bain.
Le dessin est très sommairement fait, mais semble bien trahir la main du maitre.
1493. Un Marché de Légumes.
A la plume lavé de bistre et rehaussé de blanc. H. 20, L. i5.
Le catalogue de la vente Mariette (Paris, 1775, n° ioo5) mentionne: « Une vue du Marché aux légumes de la ville d'Anvers; plusieurs paysannes s'y trouvent auprès du fruit de leurs travaux champêtres; une femme de distinction, suivie de sa domestique, les aborde, et paroit leur miarchander quelque chose. Ce dessin fini et précieux est fait à la plume et au bistre, v Il fut vendu 3i5 livres. Dans la vente Conti (Paris, 1777, n» 1160), il fut adjugé à 279 livres 19 sous. Plus tard, il fit partie de la collection de sir Thomas Lawrence.
1494. Un Homme sonnant du cor.
Un homme, vu à mi-corps, au buste nu, tenant des deux mains un cor de chasse, dont il sonne et dont le tube en spirale entoure sa tête. C'est une étude pour le chasseur qui sonne du cor dans la Chasse aux Loups et aux Renards (notre n° ii56) et dans la Chasse au Sanglier (nos n°^ ii5g et 1160). Dans le tableau, le tuyau du cor n'entoure point la tète du chasseur.
Dessin connu par la gravure en fac-similé qu'en exécuta Alphonse Leroy dans la collection Villot.
Gravure non citée: Alphonse Leroy.
Des Femmes et des Moines.
Vienne. Collection Albertine, 420.
A la craie noire et blanche.
A gauche, quatre femmes sur une estrade élevée d'une marche au-dessus du sol; l'une vue de dos, l'autre de profil, les deux dernières de face. A
droite, cinq moines, dont les deux premiers ont les mains cachées dans leurs larges manches et semblent marcher en baissant la tête ; un troisième, au crâne dénudé, se tient derrière eux et les regarde, absorbé dans ses pensées. A l'extrême droite, deux hommes dont on ne voit que les têtes ; du même côté, au second plan, une vieille femme, la tête couverte d'un fichu, qui descend sur la poitrine. Toutes les figures sont en pied.
Le dessin porte la signature apocryphe de Rubens. Il ne nous parait pas authentique; nous le citons parce qu'il a été reproduit par la gravure sous le nom de Rubens.
Gravures: V. S. Allégories sacrées 46, Anonyme; 46, Joan Skippe. Gravure sur bois en camaïeu, fac simile du dessin. Les deux numéros désignent probablement une seule et même estampe.
1495. Le Retour des champs.
Vienne. Collection Albertine, 432.
Dessin en couleurs. H. 21.5, L. 5o.5.
Un paysan et cinq pa3'sannes reviennent des champs. La première porte une fourche, les deux suivantes des râteaux, les deux dernières des bottes de légumes. Le paysan descend d'une hauteur et indique à ses compagnes la route à suivre. Dans le fond, sur la hauteur, des arbres esquissés.
C'est une étude pour le groupe des personnages qui étoffent, à droite, le Retour des Champs (notre n» 1172).
Le dessin provient de la collection du prince Charles de Ligne et se trouve mentionné à la page aSy, n° 24, du catalogue dressé de cette collection par Adam Bartsch.
Photographie: Cari Haack.
1496. La Chasse au Taureau.
Il existe une lithographie anonyme, représentant en fac-similé une chasse au taureau, dessinée à la pierre noire et portant le nom de Rubens. On y voit trois chasseurs dont deux cavaliers et un piéton qui poursuivent un taureau dont on n'aperçoit que l'arrière-train. Le piéton lève l'épée pour frapper l'animal, un des cavaliers, la tête nue, l'atteint de sa lance; l'autre, coiffé d'un turban, tire son couteau de chasse. Sur le devant, un chien de chasse poursuit le gibier, par terre git un taureau mortellement blessé.
Gravure non mentionnée : Anonyme.